Il est le seul à pouvoir apprendre le langue pawpaw afin de communiquer avec son frère aîné, cet enfant rêveur qui ne parle que le langage des oiseaux, n'emploie que ces mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humaines. Après la mort de leurs parents, les deux hommes demeurent ensemble dans la maison familiale. D'une gentillese extrême, l'ainé, qui ne travaille pas, se poste chaque jour tout contre le grillage de la volière de l'école maternelle. Peu à peu, la directrice remarque son calme rassurant pour les oiseaux, sa façon subtile de les interpeler, et lui confie l'entretien de la cage. Quant au cadet, régisseur de l'ancienne résidence secondaire d'un riche propriétaire du pays, le jardin de roses, les boiseries des salons, la transparence des baies vitrées sont à la mesure de son attachment pour les lieux de mémoire. Parfois, les deux frères décident de "partir en voyage" . Valises en main, ils font halte devant la volière. Ravis de palabrer avec les moineaux de Java, les bengalis ou les canaris citron, ils oublient dans l'instant tout projet de départ. Un jour pourtant le calme du quartier semble en danger, une enfant de l'école disparaît.
Petits oiseaux est un roman d'une douceur salvatrice qui nous confie un monde où la différence n'influe pas sur le bonheur, où la solitude conduit à un bel univers, un repli du temps préservant l'individu de ses absurdes travers, un pays où s'éploient la voix du poème, celle des histoires et des chants d'oiseaux, celle des mots oubliés.
Yōko Ogawa (小川 洋子) was born in Okayama, Okayama Prefecture, graduated from Waseda University, and lives in Ashiya. Since 1988, she has published more than twenty works of fiction and nonfiction. Her novel The Professor and his Beloved Equation has been made into a movie. In 2006 she co-authored „An Introduction to the World's Most Elegant Mathematics“ with Masahiko Fujiwara, a mathematician, as a dialogue on the extraordinary beauty of numbers.
A film in French, "L'Annulaire“ (The Ringfinger), directed by Diane Bertrand, starring Olga Kurylenko and Marc Barbé, was released in France in June 2005 and subsequently made the rounds of the international film festivals; the film, some of which is filmed in the Hamburg docks, is based in part on Ogawa's "Kusuriyubi no hyōhon“ (薬指の標本), translated into French as "L'Annulaire“ (by Rose-Marie Makino-Fayolle who has translated numerous works by Ogawa, as well as works by Akira Yoshimura and by Ranpo Edogawa, into French).
Kenzaburō Ōe has said, 'Yōko Ogawa is able to give expression to the most subtle workings of human psychology in prose that is gentle yet penetrating.' The subtlety in part lies in the fact that Ogawa's characters often seem not to know why they are doing what they are doing. She works by accumulation of detail, a technique that is perhaps more successful in her shorter works; the slow pace of development in the longer works requires something of a deus ex machina to end them. The reader is presented with an acute description of what the protagonists, mostly but not always female, observe and feel and their somewhat alienated self-observations, some of which is a reflection of Japanese society and especially women's roles within in it. The tone of her works varies, across the works and sometimes within the longer works, from the surreal, through the grotesque and the--sometimes grotesquely--humorous, to the psychologically ambiguous and even disturbing.
Je viens de finir "les petits oiseaux" de Yoko OGAWA (merci à l'amie qui me l'a offert ! :heart: ) et encore une fois j'ai beaucoup aimé ! Je vais reprendre l'idée du côté "non page turner" de cette auteure : on n'a pas hâte d'y revenir, mais au bout d'une petite pause, ça nous manque, on le reprend et on est à nouveau charmé, au sens magique du terme. On a de nouveau un univers très particulier à travers deux frères, dont l'un ne parle que le langage des oiseaux, et dont l'autre est le seul à le comprendre. Là encore OGAWA pose cette circonstance comme une banale réalité. Elle aurait pu créer un personnage sourd, qui ne partage qu'avec son frère un certain langage de signes, et en fait c'est un peu le cas, sauf que parler Pawpaw (la langue des oiseaux) ça vous a une autre originalité, et cela ouvre toute la problématique du roman : les oiseaux et les rapports uniques que ces deux hommes entretiennent avec eux. Au fil des pages, l'auteure crée une bulle irisée dans laquelle vivent les deux frères, au travers de laquelle ils aperçoivent bien le monde extérieur mais dont en fait ils ne sortent jamais vraiment. Le frère aîné n'en sortira que pour mourir, paisiblement, il n'y a pas de drame dans ce roman, et le second, qu'on ne nommera jamais autrement que "le monsieur aux petits oiseaux", y restera jusqu'au bout aussi, même s'il touchera presque du doigt la réalité douloureuse du monde des autres. Yoko Ogawa dépeint la vie de ces deux hommes, leur rapport aux oiseaux, les oiseaux eux-mêmes, et surtout leurs chants, avec une délicatesse, une finesse, une précision d'enlumineur, ou d'estampiste, ou comme une brodeuse créant point par point une tapisserie aux mille détails parfaits et minuscules.
La lecture de ce roman ouvre le cœur à une paix douce, mélancolique, avec même une pointe d'envie pour la capacité des personnages à avoir vécu toute leur vie sans jamais sortir de ce qui pour eux étaient son essence même.
Un doux roman empli de tristesse et de beauté. C'est un roman de la vie quotidienne et des jours qui passent, de la bizarrerie et de la différence, de l'attention au détail. J'ai mis du temps à l'ouvrir, puis à le lire, mais j'ai aussi été absorbée. Lu avec des chants d'oiseaux diffusés à côté c'était très poétique. Ce n'est pas un livre à lire si on aime l'action, le suspens et les rebondissements, mais si on aime les oiseaux, la nature, le temps qui passe et les petites choses de la vie, oui.
3.5 estrellas. Me ha gustado aunque he tenido sentimientos encontrados con él desde el capítulo 5. En general es una historia preciosa pero su redundancia a la hora de repetir una y otra vez los días que tiene el Señor de los Pájaros (desde que se despierta, va al trabajo y vuelve a casa) hacía que me costase seguir con la lectura. Y aún asi, también me daba curiosidad: los detalles sobre la diferenciación de los pájaros, lo diferente que pensaba el Señor de los pájaros respecto al resto, las situaciones en las que se encuentra y los personajes que conoce y como el tiempo va pasando y cambiando mientras él no.
Libro que narra la vida de un individuo especial y a la vez normal. La vida que podía ser la de cualquiera que no tenga demasiada relación con la sociedad pero a la vez sea capaz de transmitir más amor que muchos de los más comunicativos. Dividido, a mi modo de ver, en dos partes, La primera magistral, triste y a la vez con más esperanza, amor y cercanía que la segunda. Para muchos, el libro no contará más que la historia de un individuo extraño y lejano que poco nos dice pero que en el fondo trata la naturaleza humana, Estilo muy descriptivo pero a la vez ágil y fácil de leer.
"toutes sortes de souvenirs lui revenaient à la mémoire, mais son cœur était paisible" page 214. Un roman-poème au sujet de la vie simple d'un homme. Une vie paisible, au cours de laquelle la tristesse, l'amour, la colère surviennent parfois, toujours doucement et sans le moindre heurt. Un homme qui aime son frère aîné, socialement exclu du fait de son incapacité à communiquer autrement que dans un language créé par lui, qui aime son travail, qui aime ces personnes qui traversent sa vie comme un oiseau traverse le ciel - une directrice d'école maternelle, une bibliothécaire, un vieil homme. Un homme qui aime les oiseaux, aussi. J'ai beaucoup aimé lire ce roman dans lequel j'ai perçu une certaine philosophie de vie. Le personnage ne fait même pas face aux évènements difficiles qui surviennent dans sa vie, il les laisse s'écouler, lentement. Je ne pense pas qu'il s'agisse d'insensibilité, mais d'un état d'esprit "oriental" permettant faire face aux changements. L'écriture est agréable et typique de la littérature japonaise, et la nature sème ses graines dans chaque page.
Este libro tiene una belleza total y está lleno del espíritu japonés que convive y siente de otra forma a la naturaleza. "El Señor de los Pájaros" es una novela que te recuerda la importancia y belleza de contemplar a los pájaros mientras escuchas poponés.
Un récit passablement fade en dépit de situations qui avaient le potentiel de le rendre tout autre. Tous les personnages sont légèrement à côté de leur coche, les échanges s'avèrent pénibles et le protagoniste s'empêtre constamment dans ses propres lacets, quelle que soit la circonstance.
Pour faire rapide : deux mésadaptés sociaux développent une obsession sur les oiseaux. Ils sont frères et l'aîné, techniquement le seul à présenter un véritable handicap intellectuel - c'est assez discutable - meurt le premier, quelque part dans la cinquantaine. Le cadet de quelques années passe une longue vie seul, incapable de vraiment s'élever au-dessus de gestes quotidiens pourtant simples, dépourvu devant le moindre dialogue, et cristallisant de la sorte sa fixation aviaire : s'occuper d'oiseaux et en apprendre sur eux s'avère tout ce dont il semble capable. Il prend de l'âge mais ne vieillit pas, ou si peu, d'une couverture à l'autre. Les choses tournent et progressent autour de lui, mais la narration fait de cet environnement quelque chose d'accessoire et de commodément évoqué ou mis de côté pour continuer de jeter son dévolu sur l'empoté de service. J'aurais pu m'attendrir; j'ai plutôt roulé des yeux.
Ce qui aurait pu devenir une jolie fable s'y essaie en quelque sorte, mais échoue par maladresse ou excès de modestie, difficile de bien trancher, et demeure sans éclat. On devine l'intention en termes d'atmosphère et tout le concept derrière ce livre demeure valable, mais l'idée de départ l'emporte haut la main sur le produit fini. J'ignore si la traduction est à blâmer.
Buff.. se me ha hecho difícil y aburrido… Si tuviera que definir este libro con 3 palabras diría soledad, duelo y tristeza.
El libro va de la vida de un hombre que no ha podido disfrutar de nada en la vida: su hermano mayor de repente deja de hablar como los humanos y solo habla “como los pájaros”, su madre muere de una enfermedad, su padre se suicida, su hermano mayor también acaba muriendo de una enfermedad, se enamora de una bibliotecaria muchísimo más joven que él que obviamente no le corresponde, conoce a un anciano que encierra grillos en una caja para escuchar cómo cantan y que engrasa la caja con sudor de vírgenes… todo mal.
Segundo libro de esta autora y no acaba de despegar el vuelo para mi… 😅
- Les gens qui lisent des livres ne posent pas de questions superflues, ils sont paisibles... dit-elle sans lever les yeux. Heureux d'avoir entendu de sa bouche le mot "paisible", il faillit soudain laisser échapper un sourire,
Mélancolie, douceur, lenteur, déconnexion... les oiseaux sont le fil conducteur et insufflent des notes de joie à ce roman.
I have no word to described how every books of Ogawa touches my heart and soul. I love, I dream and I cry every single time I enter one of her story (meaning during the second word of the 1st sentence). This woman is poetry.
This book deals with autism, even though it is never actually said, in such a beautiful way, making it a power instead of a weakness. Because the older brother of the hero can talk to birds and speaks their langage. A magnificient story of brotherhood love i will never forget (and i feel tears in my eyes while writing this comment-sob)
Me deja un sentir de tristeza y a la vez admirada por la forma como se va desarrollando esta narrativa. He leido otros libros de Ogawa y en este caso no he podido evitar acompañar mis reacciones frente a lo que escribe Murakami y estos seres que amboa describen y tienen una peculiar individualidad por no decir soledad. Hay ocasiones en que el texto se alarga mucho en detalles pero al llegar al final y terminarlo volvi a conectarme con el inicio y como que el circulo de la historia para mi se cierra asi. Diferente.
Narra la vida de un hombre que ama a las aves y las cuida en una escuelita. Tiene una vida tranquila, marcada por la presencia de su extraño hermano, quien habla una lengua propia y de quien aprende sobre los pájaros. Me pareció que hay cosas que no encajan del todo con la novela, pero, incluso así, no desentonan. Es como la vida: a veces uno conoce gente que está por un tiempo y luego desaparece, actores secundarios con poca influencia que después recordamos con agrado.
Ich schaue mir immer erst nachdem ich das Buch gelesen habe die Reviews der anderen Leser an und es überrascht mich bei diesem wie unterschiedlich meine Meinung zu der der meisten anderen ist. Ich habe den Buch nur zwei Sterne geben. Es ist schwer zu beschreiben warum, aber ich fand es sehr traurig und bedrückend erst der letzte Teil wo er seinen kleinen Vogel pflegt hat mir zugesagt. Vielleicht mag es auch an meiner Stimmung gelegen haben, denn statt mich über die Ruhe und Einfachheit dieses Buches zu freuen, die ich doch sehr schätze, hat es mich nur Einsamkeit fühlen lassen. In der Zeit in der ich dieses Buch gelesen habe, habe ich mich einsam, allein und nicht geschätzt gefühlt. Für mich muss ein Roman nicht immer aufregend und voll von Wörtern sein und es muss sich auch nicht immer um wichtige Themen handeln, aber ich erhoffe und wünsche mir ein schönes Gefühl beim lesen. Aber dieses Buch hat mich wie gesagt nur traurig gemacht. Ich hätte ihm, der Hauptperson, denn sein Name wird nicht genannt so viel Glück so viel Zuneigung gewünscht, aber ich hatte das Gefühl das er sich immer nur angepasst hat, den Menschen und Begebenheiten mit denen er zu tun hatte, und es kann mir vor als hätte er erst am Ende etwas für sich gefunden und auch die Liebe und Zuneigung. Es hat sich angefühlt als hätte er sein Leben lang anderem seine Liebe geschenkt und das auch oft nur sehr schüchtern und vorsichtig, doch er hat sie nie auf die gleiche Weise zurück bekommen. Bei seinen Eltern nicht, da der Vater für sich gelebt hat und sein Bruder auf Grund der Neuschöpfung seiner Sprache und der Andersartigkeit, das meiste an Aufmerksamkeit bekommen hat. Später als seine Eltern tot waren hat er sich um seinen Bruder gekümmert und da dieser in seiner eigenen Welt gelebt hat, viel es ihm schwer diese Liebe und Fürsorge zurück zu geben, darr sie doch selber am meisten brauchte. Nach dem Tod des Bruders dann hat er immer wieder versucht geliebt zu werden und nun auch einmal die Person zu sein die Liebe empfängt und zwar im gleichen Maße in dem er sie schenkte. Doch bis zum Ende blieb ihm das verwehrt und man schloss ihn aus und spottete über ihn. Erst der kleine Vogel den er vor dem Tod rettet und aufzieht gibt ihm das Gefühl verstanden und geliebt zu werden, als Angelpunkt einer ganzen Welt, wenn auch nur für kurze Zeit. So mag man vielleicht verstehen das ich nur Trauer und Mitleid empfinden konnte und dieses Buch mich nicht glücklich gemacht hat.
Quel livre apaisant! La plume d’Ogawa est très poétique et ses personnages sont vraiment attachants. Un vrai page-turner pour moi, pas tant pour les péripéties de l’histoire que pour l’atmosphère et la façon dont la vie des deux personnages principal “coule” durant tout le livre. C’est un livre que j’ai refermé en ayant l’impression d’avoir médité pendant un long moment. L’histoire est dure parfois, un peu triste aussi mais pourtant si lumineuse. J’ai pleuré plusieurs fois, mais en souriant malgré tout parce que même ce qui est triste est aussi très beau dans ce livre.
Es muy bonito. Siempre me impresiona la delicadeza para describir hasta pequeños imaginarios y adentrarnos en el mundo del Señor de los Pájaros, así hasta vivir con su perspectiva en la historia. Me deja melancolía la vida aislada y la rutina sencilla, los sentimientos de él girando sobre sí mismos. Espero leer más de la autora. "(...) rodeados de una gran variedad de pequeños objetos, como rollos de cinta adhesiva, algunas lupas, almohadillas para sellos y chinchetas, se encontraban los pajaritos acurrucados, temerosos."
The author describes every scene in a careful manner. As a Japanese, I think her expressions are so poetic and beautiful though they are not just pleasant because her themes are usually related with death, cruelty and illusion. Her world is always calm and quiet, so I can leave myself alone in the world just concentrating on staring at beautiful words and listening to the delicate sounds which the characters make. It’s a mindful experience like meditation.
This novel is about the life of two brothers living together calmly. The older brother speaks his original language, which nobody but his brother and birds can understand. They appreciate trivial routines that other people don't care about as if they were special rituals for them. Their life is so subtle that it is almost invisible from other people, so only a few people play an impressive role in their life; still, none of them call their real name.
Through the brothers, birds and the girl in a library, this book made me think deeply about what words or languages are.
C'était un livre ok, mais sans plus, le début était joli après c'est devenu un peu long et bizarre, après de nouveau un peu joli, et après j'étais contente que ce soit fini. Il y avait beaucoup d'oiseaux aussi, et j'aime très moyennement les oiseaux, donc ça n'a pas dû m'aider. 3 étoiles quand même car le début est chouette (sans jeu de mot).
Wieder ein ganz besonderes Yoko-Ogawa-Buch - liebenswert schräge Charaktere - erinnerte mich sehr an die „Eulersche Formel“ Schöne Tiefe und provozierend, fast wie im „Museum der Stille“ Hat mich tief berührt - ich mochte es sehr!
Enjoyed the story as a whole, but there are some parts whose descriptions are creepy and that made me want to stop reading it. After finish reading the book I still do not get what the author was trying to tell to the readers through the part.
Unaufgeregte, leise Geschichte. Mit ihrer gefühlvollen Erzählung ließ mich die Autorin wieder einmal ein Leben betrachten, fernab vom üblichen umtriebigen Dauerrauschen. Zwei Begriffe umschreiben den Plot, sachte und zart.
Es hat mich weder besonders berührt noch sehr aufgeregt (Reaktionen, die Ogawas Bücher zuvor bei mir hervorgerufen haben). Es war schön zu lesen, aber auch nicht mehr.