Paperback original - first printing. Adventures on a planet ruled by a military caste made up entirely of women. Ace #01950. 190 pp plus 2 pp of ads for Frazetta posters. Note on the cover that Reynolds had been "voted the most popular science fiction author by the readers of Galaxy and If."
Dallas McCord "Mack" Reynolds was an American science fiction writer. His pen names included Clark Collins, Mark Mallory, Guy McCord, Dallas Ross and Maxine Reynolds. Many of his stories were published in "Galaxy Magazine" and "Worlds of If Magazine". He was quite popular in the 1960s, but most of his work subsequently went out of print.
He was an active supporter of the Socialist Labor Party; his father, Verne Reynolds, was twice the SLP's Presidential candidate, in 1928 and 1932. Many of MR's stories use SLP jargon such as 'Industrial Feudalism' and most deal with economic issues in some way
Many of Reynolds' stories took place in Utopian societies, and many of which fulfilled L. L. Zamenhof's dream of Esperanto used worldwide as a universal second language. His novels predicted much that has come to pass, including pocket computers and a world-wide computer network with information available at one's fingertips.
Many of his novels were written within the context of a highly mobile society in which few people maintained a fixed residence, leading to "mobile voting" laws which allowed someone living out of the equivalent of a motor home to vote when and where they chose.
Je dois absolument expliquer quelques détails sur mon horizon d'attente avant, c'est absolument essentiel à ma réception et mon analyse du livre. Plusieurs d'entre-vous savent peut-être que j'ai écrit mon mémoire sur une utopie féministe d'un matriarcat qui a tué tous les hommes lors d'une grande guerre écrit par Françoise d'Eaubonne (évidemment, cette utopie ne l'est peut-être pas tant, bien qu'il s'agit d'un monde considérablement meilleur que dans lequel on vit en ce moment ou même au début du roman; sans être parfait, il restait un très bon modèle). Ce mémoire m'a évidemment amené à lire plusieurs autres modèles de sociétés matriarcales ou gynocratiques écrites par des femmes et des hommes. D'un côté, toutes les écrivaines décrivaient ces société comme quasi-utopique (Herland par exemple), de l'autre, pour les écrivains, il s'agissait de dystopie de femmes masculinisées où les hommes étaient torturés, mis en cage, violé, etc. et qui finissait, une fois sur deux, par un héros protagoniste qui effectuait un "viol correctif" sur un personnage féminin qui l'aidait à mettre à mal la société ou tout simplement à la destruction de la société par un homme (ex: Misandra).
Je me constitue donc un corpus de matriarcat/gynocratie en SFF depuis un certain temps et par hasard, dans une librairie/disquaire usagé (Cheap Thrill à Montréal), je tombe sur ce roman de Mack Reynolds intitulé "Amazon Planet" qui traite exactement de ce qui m'intéresse comme réflexion. Le résumé me fait lever les yeux au ciel à m'en faire mal et je l'achète donc pour pouvoir le lire et l'ajouter à ma longue liste de livres profondément misogynes sur les matriarcats.
Je crois que j'ai rarement aussi mal jugé un livre.
Tout d'abord, oui, il y a quelques commentaires et préjugés sexistes, je crois que (sans vouloir parler trop de l'intrigue) ça fait parti de la mystification que l'auteur veut mettre en place. J'ai été très surpris en fait, dès les premières pages, à quel point l'auteur avait bien lu Johann Jakob Bachofen et réussissait à bien représenter sa pensée sur le matriarcat originel. Les débats entre les différents protagonistes sur le féministe était assez bien construit et reflétait quand même bien (malgré certains arguments de paille des deux côtés, probablement aussi dans un jeu narratif) les positions pour 1975. L'utilisation des mythes grecques réapproprié par le féminisme des années '70 avec des déesses fortes qui vainc des hommes était aussi très surprenante et je ne pouvais que concéder à l'auteur une excellente recherche sur le féminisme et les enjeux des droits des femmes. J'ajoute à cela quand même le propre reflet de notre société patriarcale que l'auteur n'hésite pas du tout à souligner dans son propre empire spatial en démonstration que l'empire repose sur des formes d'exploitation des femmes et qu'en majorité des hommes sont en position de pouvoir.
Là, j'ai changé mon horizon d'attente, je me suis dit, c'est un livre qui veut dénoncer les extrêmes de deux côtés (bien qu'on attend encore une société gynocratique moderne) et vouloir montrer un système d'égalité comme ultime triomphe.
Encore là, je ne dévoilerais pas les révélations ultimes, mais l'horizon d'attente passait son temps à changer pour moi lors de sa lecture. Je crois que l'auteur, SURTOUT pour un livre de 1975, déjoue absolument n'importe quelle attente qu'on peut lui attribuer et ça, honnêtement, c'est la marque d'un très bon livre au niveau narratif. J'avoue que ça risque fortement d'être le livre qui m'a le plus agréablement surpris en 2019.
Ça n'est toutefois pas un livre parfait, très très loin de là. Si le sexisme (en apparence) du livre sert en fait la fiction narrative (bien qu'il y a quand même quelques préjugés qui persistent, avec quelques visions essentialistes des hommes et des femmes, pour être bien honnête), une immense homophobie latente qui ne sert pas du tout cette intrigue est régulièrement utilisé pour frustré le protagoniste qui se fait traiter d'efféminé constamment (je dois avouer ne vraiment pas avoir compris pourquoi sinon dans un malheureux but de comédie...). Bref, le roman qui montre un vision beaucoup moins binaire et sexiste qu'on se l'imagine à première vue, répète bon nombre de préjugés et stéréotypes homophobes qui sont beaucoup plus difficilement justifiable au niveau narratif.
Le roman s'attarde aussi à l'exploration de nouveaux systèmes économiques (par exemple, la rémunération par nombre d'heures travaillées, peu importe le type de travail effectué, comme monnaie d'échange), un système particulier de démocratie où la personne en haut de l'échelle planétaire est élue par une assemblée de personne, elle-même élue par une assemblée de personnes et elle-même élue par une assemblée de personnes (souvent à un niveau local de métier, pour mieux représenter les intérêts des personnes de ce corps de métier là). Bref, il ne s'agit pas seulement d'explorer une gynocratie (ou ce qu'on peut présumer l'être), mais beaucoup d'autres théories, souvent longuement expliquées sur plusieurs pages (qui pour moi était fascinante et contribuait au world-building, mais qui pourrait paraître un peu essayistique pour d'autre).
Mélanger à ça, on a aussi un complot gouvernemental interstellaire, des récits d'espionnage, d'agent-double, d'évasion, de revirement de situation constant, bref, une belle recette explosive en action et rebondissements.
Une lecture, qui malgré plusieurs accrochages et préjugés qui ont définitivement très mal vieillis (une réécriture contemporaine aurait définitivement changé plusieurs choses), fut extrêmement éclairante et à définitivement ravivé mon espoir pour lire d'autres romans de SFF par des hommes qui ne tombent pas dans d'horribles lieux communs de violences démesurées et de féminismes d'épouvantail. Le roman n'est pas parfait, très loin de là, mais pour 1975 et le peu de littérature à ce sujet, honnêtement, je le mettrait dans les premiers bons romans d'exploration de sociétés gynocratiques.
Nowhere near as cheesy as the blurb here would indicate. This is Mack Reynolds, after all, which means a good deal of dry socioeconomic discussion punctuated by clunky action pieces. Painless entertainment, overall.
Ronny Bronston, chief operative in the secretive IABA, has arrived on the planet Amazonia, disguised as metals broker Guy Thomas, but in reality he is investigating reports from a male smuggled from the matriarchy about mistreatment and even slavery of men. At first the stories seem validated but when Bronston reveals his true mission under drugs, the Amazonians seemed shocked and unaware of any such sex-based partiality. After some puzzling attempts on his life, Bronston starts to question the validity of the so-called Sons Of Liberty movement. Mack Reynolds has cleverly disguised what at first appears to be pastiche around role reversals, but winds up being a thought-provoking look at viable alternative governments and economics. A pleasant and undemanding read which could easily have slipped into a paternalistic diatribe on why the Amazonian society wouldn’t work, but instead gives one pause.