Dans le premier tome, nous découvrions une jeune femme pleine de rêve qui a vu sa vie basculer lorsqu’elle a été marquée par un démon et damnée. Ostracisée et persécutée par son clan (les Byakurenji) et son ancien fiancé, elle se retrouve depuis mariée à Yakô, le jeune chef du clan Benitsubaki.
Par bien des aspects, je trouve que ce début d’histoire à des airs de My Happy Marriage. Bien qu’heureuse d’être partie de son clan, Nanao ne fait pas pour autant confiance à son époux. Elle pense qu’il ne l’a prise pour épouse que parce qu’elle lui est utile et rien d’autre.
Dans ce deuxième tome, les nouveaux mariés vont apprendre à se livrer un peu et ne pas garder pour eux leurs doutes. Mais ils ne se connaissent pas vraiment. J’ai apprécié ce côté ou chacun tâtonne. Déjà, sans la famille de Nanao ce n’est pas évident, mais quand sa cousine et son ancien fiancé (qui est marié depuis à sa cousine) reviennent à la charge pour l’acculer, ça fait mal.
Nanao n’a pas assez confiance en elle pour se défendre et malheureusement, ces derniers vont semer la graine du doute dans son couple tout neuf et balbutiant.
Les dessins sont toujours aussi beaux et soignés, c’est un pur plaisir que de tourner les pages. Ensuite, Nanao va apprendre à vivre et accepter sa part démoniaque. La voir comme une bénédiction et non une malédiction. En somme, elle va devoir désapprendre tout ce qu’elle croyait être juste et normale, et qui ne l’était pas. Humiliée, mise de côté, on lui offre là un nouveau départ. C’est une héroïne encore fragile, mais je sens qu’elle a un énorme potentiel. L’histoire reste avant tout axée sur le couple et la romance. Chacun des héros doute de l’autre, c’est plutôt bien fait.
Pour l’instant, ce manga continue de me plaire. J’ai aimé tourner les pages de cette suite et encore plus de découvrir des moments plus intimes du héros à la fin du tome sur ce qu’il préfère chez sa femme. Un mélange entre manga et nouvelle intéressant. Vivement la suite.