« Alors que Donald Trump vient de prêter serment, comment ne pas entendre résonner les mots de Franklin D. Roosevelt lorsqu’il entra à la Maison Blanche au mois de mars 1933 : « Nous savons maintenant que le gouvernement des milieux financiers est aussi dangereux qu’un gouvernement mafieux » ? Qu’importe l’âge du discours. Il a été prononcé quand le totalitarisme puis la guerre s’emparaient d’un monde mis à genoux par un capitalisme sans contrôle, et construisait la ligne de front entre un gouvernement protecteur et les maîtres de l’économie. Il est donc d’une grande actualité. Donald Trump n’est pas un accident de l’histoire américaine, il incarne la toute puissance du « business », de l’homme blanc riche et au-dessus des lois, tout ce que Franklin et Eleanor Roosevelt combattirent pendant douze ans. Ils écrivirent le moment le plus progressiste de l’histoire des Etats-Unis. Y plonger, c’est voir où s’enracine la violence politique qui s’abat aujourd’hui. » J.P. On imagine parfois ce qu’auraient été les Etats-Unis sans le 32ème président Franklin Delano Roosevelt : un pays sans droits sociaux. Le monde, lui, ne connaîtrait pas les Nations Unies et l’Allemagne nazie aurait peut-être gagné la Seconde Guerre mondiale. De la crise financière de 1929 jusqu’à sa mort au lendemain de la guerre, Roosevelt a changé la trajectoire des Etats-Unis et du monde. Comme un miroir, ces pages vertigineuses et passionnantes nous révèlent l’autre visage d’une Amérique perdue, et nous racontent une histoire exceptionnelle – portée par l’amour entre Franklin et Eleanor ; et par l’amitié entre Roosevelt et son bras droit.
"Il est revenu sur Coca-Cola : « Tentez quelque chose en quittant ce bureau : prenez 600 milligrammes d'aspirine, buvez deux bouteilles de Coca à la paille, et attendez de voir ce qui se passe. » « Mais Monsieur le Président, je suis demain devant le Parlement. » « Eh bien prenez ça une demi-heure avant, et vous verrez, vous leur cracherez à la figure. »" (p.114)
Les quatre mandats de Franklin Delano Roosevelt (le dernier très écourté par sa mort en 1945) à travers les archives de son Secrétaire au Trésor Henry Morgenthau, qui notait tout, et qui était chargé de mettre en oeuvre le New Deal du Président au début des années 30 après le krach boursier de 29 et la terrible misère qui s'ensuivit. Toutes les prises de décision (séparation des banques de détail des banques d'affaires, investissements massifs dans l'industrie pour recréer de l'emploi, puis engagement dans la guerre en Europe et aide à la reconstruction européenne) sont racontées. Le tout parsemé de notes de l'autrice, par exemple que Franklin Roosevelt était infirme des suites de la polio, mais qu'on n'a pas de photos de lui en fauteuil roulant, et sur la naissance du Parti Démocrate, parti du sud raciste, au contraire du Parti Républicain anti-esclavagiste de Lincoln. Hormis les années de guerre, c'est assez monotone à lire. Toutefois le dernier chapitre met en parallèle les mandats Roosevelt et leur économie régulée, la mise au pas des riches, avec ceux de Trump, qui, en comparaison, préfigurent une sorte de retour aux sauvages 30 premières années du XXe siècle. Les deux présidents aussi différents soient-ils, ont toutefois en commun de prendre des décisions (radicalement différentes) sans trop consulter le Congrès. Historique, hagiographique, intéressant pour éclairer l'histoire récente.
Nouvel essai de Judith Perrignon, L’autre Amérique, pour raconter un pays, celui qu’on aime et qu’on admire, en opposition à cette Amérique blanche, riche et au-dessus des lois dont Donald Trump n’est certainement pas uniquement un accident de notre époque. C’est ce que démontre la journaliste, romancière et productrice en racontant par le menu cet homme politique en place comme président pendant douze ans. Passionnant, la manière dont Judith Perrignon nous raconte l’homme, l’animal politique et le président attachant. Terriblement fascinant de reprendre l’histoire moderne qui permit l’avènement de la paix pendant plus de quatre-vingts ans, alors qu’elle semble maintenant menacée ! Chronique complète et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
J’avais adoré Là où nous dansions. Comme je m’intéressais à FDR et Eleanor R (visité le FDR National, Historic Site où on y voit tout ce qui le maintenait debout, de vrais appareils de torture) je n’ai pu terminé le livre car aucune émotion ne passait alors que ma visite à Hyde Park m’avait bouleversée) J’ai fait mon maximum, lu jusqu’à la page 135 (il y en a 232) et normalement quand je commence un livre il n’est pas dans mes habitudes de décrocher. Déçue donc !!!