Louise n’est pas une petite fille comme les autres. Electro-sensible, sa condition la rend allergique à toutes les ondes électromagnétiques. Pas d’internet, pas de téléphone, de télévision, ni même d’ascenseur… Louise est condamnée à vivre loin de toute la modernité de notre époque.Pour préserver sa santé et lui permettre de vivre une vie normale, son père Stan, agent littéraire, et sa mère peintre, décident de partir et d’acheter une propriété à la campagne où les ondes ne passent pas.
Mais le lieu qu’ils viennent d’investir n’est pas un lieu comme les autres, et le passé violent de cet endroit ne va pas tarder à refaire surface… A mesure que Stan plonge dans l’histoire du château, le comportement de sa fille se fait de plus en plus étrange, et il ne sait que penser : Est-ce la manifestation de forces surnaturelles, ou la preuve que son enfant sombre lentement dans la folie ?
Louise est électrosensible. La moindre petite onde, et elle se met à saigner du nez, elle a des nausées, des veines rouge apparaissent dans ses yeux, et elle a terriblement mal à la tête. Alors ses parents décident d'aller vivre dans une zone dite blanche : une zone où aucune onde ne passe. Ils se retrouvent donc propriétaires du Château du ruet, près de Soumillac, où d'étranges évènements se sont déroulés, et d'autres qui vont apparaître...
Bien que l'auteur essaye d'installer un climat "histoire vraie : la petite Louise qui est à moitié possédée par une sorcière du nom Shanoé", il n'existe ni aucune trace du château, ni des entreprises et personnes citées tout au long du roman. On est donc dans une véritable fiction jusqu'au bout.
Il se passe un certain tas de choses tout au long de ce roman, ce n'est pas l'action qui manque. Mais à l'instar d'un de ses personnages du roman, Lorris ne s'embarrasse pas à nous expliquer ce qui se passe tout au long du roman : on nous suggère des chose, mais ça ne va pas plus loin. On sent que Louise fait de l'écriture automatique et est à moitié possédée par Shanoé, mais ça ne va pas plus loin que ça. Aucune raison n'est donnée quant à tout ça. Il en va de même pour Virginie, la mère artiste de Louise, qui peint une énorme toile avec des éléments qu'elle n'a jamais vu mais qui existent... Comment? Pourquoi?
Il y a aussi un gros manque d'émotions : je n'ai rien ressentit pendant ma lecture. Là où j'aurais du être triste, contente, joyeuse, avoir peur... Rien. Je n'ai pas ressentit non plus les émotions que les personnages sont censés véhiculer, et ça m'a ennuyée. Clairement, je me suis ennuyée car je n'ai rien ressentit pendant toute ma lecture. Mis à part ça, l'histoire reste bien écrite dans l'ensemble et se laisse lire assez facilement.
En bref, un roman qui aurait pu me plaire si le tout aurait été plus... vivant.
Merci aux éditions Scrinéo pour cet envoi, et à la team de Livraddict pour ce partenariat!
Shanoë est un roman fantastique, qui flirte avec l’Histoire et l’horreur. Lorris Murail nous propose une histoire recueillie par un auteur extérieur aux événements, où les suppositions sur ce qu’il s’est réellement passé s’associent aux écrits d’un cahier de Louise. Ainsi, le récit alterne entre l’époque de Louise, la nôtre, et celle plus lointaine de Shanoë, issue d’un peuple nomade. Si l’histoire semble intéressante, pleine de mystères et de terribles événements, j’ai trouvé le style un peu brouillon. Je me suis régulièrement perdue dans le récit et j’ai eu globalement du mal à me laisser emporter dans le roman. J’ai peur également que les ados ne s’y retrouvent pas : Louise à 11 ans et ne semble pas être suffisamment « présente » pour en faire un personnage principal, alors que le père est beaucoup plus mis en avant et comme il est plutôt horripilant, ses soucis vont sûrement les dépasser. J’ai aussi regretté la façon dont les événements historiques et fantastiques sont présentés : ils sont tellement séparés de l’histoire qui se déroule à notre époque que ça donne l’impression qu’il n’y aucune interaction entre les deux (c’est pourtant le cas !). Bref, pas convaincue !