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Cette vie... et au-delà: Enquête sur la continuité de la conscience après la mort
Expérience de mort imminente (EMI), Expérience de fin de vie (EFV), Vécu subjectif de contact avec un défunt (VSCD)... certains phénomènes humains semblent contredire l'affirmation quasi unanime de la communauté scientifique selon laquelle la conscience ne serait qu'une simple production de notre cerveau. Nourri des traditions spirituelles (bouddhiste, hindouiste), dont le discours sur la nature de la conscience fait écho aux enseignements de la physique quantique, Christophe Fauré est un de ces médecins qui s'y intéressent et s'interrogent. En unité de soins palliatifs, où abondent les récits de tels phénomènes, il a constaté le réconfort et l'apaisement que ces expériences avaient apporté à la plupart des personnes les ayant vécues. Il a alors entrepris d'étudier tous les travaux scientifiques sur la question. Ce livre est le fruit de ses investigations, une enquête aussi troublante que passionnante, apportant des réponses à des interrogations universelles : Qu'y a-t-il après un décès ? Notre conscience perdure-t-elle après la mort physique ? Quelle est la nature de notre conscience ? Christophe Fauré, psychiatre, psychothérapeute, est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels Vivre le deuil au jour le jour . Il est spécialiste de l'accompagnement des ruptures de vie.
- GenresSpirituality
352 pages
Published September 10, 2025
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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
August 13, 2026
Cette vie… et au-delà : aux frontières de la conscience
Depuis plusieurs décennies, de nombreux scientifiques de renom se sont consacrés à des recherches approfondies en psychologie, médecine, psychiatrie et neurosciences afin de mieux comprendre la nature de la conscience et son rapport au cerveau. Les résultats de ces travaux conduisent certains chercheurs à remettre en question le paradigme matérialiste traditionnel, selon lequel la conscience serait exclusivement produite par l'activité cérébrale. Sans constituer un consensus scientifique, ces recherches, largement publiées dans des revues spécialisées de haut niveau, alimentent aujourd'hui un débat de plus en plus sérieux sur la possibilité que la conscience possède une autonomie partielle ou totale vis-à-vis du cerveau.
C'est dans ce contexte que le Dr Christophe Fauré, psychiatre et spécialiste du deuil, a publié Cette vie… et au-delà : Enquête sur la continuité de la conscience après la mort. Son ouvrage offre au public francophone une synthèse accessible de plusieurs décennies de recherches internationales consacrées aux états modifiés de conscience et aux expériences exceptionnelles rapportées par de nombreux témoins.
Une typologie des états modifiés de conscience
L'auteur présente plusieurs phénomènes ayant fait l'objet d'investigations scientifiques rigoureuses : les Expériences de Mort Imminente (EMI), les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD), les Expériences de Fin de Vie (EFV) et les Souvenirs d'une Vie Antérieure (SVA).
Les Expériences de Mort Imminente (EMI)
Les EMI décrivent les expériences vécues au cours d'une situation où la vie est gravement menacée. Elles ne surviennent pas uniquement lors d'un arrêt cardiaque ou d'une mort cérébrale, mais également à l'occasion d'accidents graves ou d'autres événements critiques.
Les témoignages présentent des constantes remarquables : sensation de décorporation, perception de son propre corps depuis un point d'observation extérieur, rencontre avec des proches décédés, impression de traverser un tunnel lumineux ou encore expérience d'une paix profonde. Christophe Fauré souligne que, malgré la diversité des récits, certaines caractéristiques reviennent avec une étonnante régularité (voir pp. 23-35).
Les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD)
Les VSCD concernent des expériences spontanées rapportées par des personnes endeuillées après le décès d'un proche.
En s'appuyant sur les travaux de la chercheuse Evelyn Elsaesser, Christophe Fauré définit ces expériences comme des manifestations inattendues, sans recours à un médium ni à une quelconque pratique ésotérique. Les personnes concernées décrivent parfois la perception d'une présence réconfortante, une voix familière, une odeur caractéristique, un contact physique ou encore une apparition visuelle. L'auteur recense également des VSCD impliquant des animaux.
Les Expériences de Fin de Vie (EFV)
Les EFV surviennent chez des personnes approchant de leur décès. Il arrive qu'elles rapportent la visite de proches déjà décédés venus les accueillir ou les accompagner.
Christophe Fauré évoque également les shared-death experiences (expériences de fin de vie partagées), au cours desquelles des proches ou des soignants présents au moment du décès disent avoir partagé certains phénomènes inhabituels : perceptions lumineuses, impressions de présence ou autres manifestations difficiles à expliquer. La récurrence de ces témoignages constitue un champ d'étude encore largement ouvert.
Les Souvenirs d'une Vie Antérieure (SVA)
Les SVA ouvrent la réflexion sur une éventuelle continuité de la conscience au-delà d'une seule existence.
L'auteur présente notamment les recherches du Dr Ian Stevenson, ancien chef du département de psychiatrie de l'Université de Virginie, qui consacra plusieurs décennies à l'étude d'enfants affirmant se souvenir d'une vie antérieure. Sans prétendre apporter une preuve définitive de la réincarnation, ces travaux constituent l'un des corpus documentaires les plus importants sur cette question.
Le cerveau : récepteur ou producteur de la conscience ?
À l'issue de son enquête, Christophe Fauré estime que les données actuellement disponibles invitent à considérer sérieusement l'hypothèse selon laquelle la conscience pourrait, dans certaines circonstances, manifester des capacités indépendantes de l'activité cérébrale.
Il écrit notamment : « La conscience peut avoir accès à des dimensions transcendantales, par-delà notre dimension humaine où elle continue à se manifester et perdurer après la mort physique. »
Cette perspective rejoint l'hypothèse dite de la « conscience non localisée », selon laquelle le cerveau ne produirait pas la conscience mais agirait comme un médiateur de son expression.
Pour illustrer cette idée, Christophe Fauré utilise une analogie particulièrement parlante : celle du smartphone connecté à un réseau Wi-Fi. De même que le téléphone reçoit une information qui existe indépendamment de lui, le cerveau pourrait recevoir et transmettre une conscience dont l'origine lui serait extérieure. Si l'appareil est détruit, l'information ne disparaît pas nécessairement.
Cette conception rejoint également les travaux du cardiologue néerlandais Pim van Lommel, qui compare le cerveau à un poste de télévision recevant un signal plutôt qu'à une machine fabriquant les programmes qu'il diffuse.
L'auteur rapporte par ailleurs de nombreux témoignages faisant état d'un accès à une connaissance universelle lors de certaines EMI.
L'un des témoins affirme : « À ce moment-là, je savais mille fois plus de choses que je n'en sais maintenant. C'était comme si j'avais eu accès à la totalité de la connaissance universelle. Toutes les réponses étaient là. Tout était limpide. Tout était parfait. » (p. 297)
Pour plusieurs témoins, cette expérience laisse entrevoir l'existence d'une réalité fondamentale que certains nomment Source de Vie, Intelligence suprême ou Connaissance universelle.
Prolongements et réflexions personnelles
Les recherches présentées par Christophe Fauré invitent naturellement à prolonger la réflexion sur la nature même de la conscience.
À cet égard, il est intéressant de rapprocher ces observations de la pensée d'Albert Einstein. Celui-ci exprimait un profond émerveillement devant l'ordre intelligible de l'univers, qu'il considérait comme révélateur d'une rationalité profonde, sans pour autant adhérer à l'idée d'un Dieu personnel.
Une question demeure alors ouverte : si la conscience n'est pas exclusivement produite par le cerveau, quelle est sa nature véritable ?
Certaines traditions philosophiques et spirituelles proposent une réponse en faisant intervenir l'idée d'un « corps astral », c'est-à-dire d'un support immatériel à travers lequel la conscience pourrait continuer de s'exprimer indépendamment du corps physique. Cette interprétation demeure une hypothèse métaphysique, mais elle rejoint plusieurs témoignages recueillis dans les recherches sur les EMI.
La conscience renvoie également à la mémoire, à l'identité profonde et à la continuité de l'être. De ce point de vue, la notion de « structure d'information », développée notamment par José Rodrigues dos Santos dans La Formule de Dieu, constitue une piste de réflexion stimulante. Elle désigne l'organisation fondamentale de l'information qui caractérise chaque individu et lui permet de demeurer lui-même malgré les transformations de son existence.
Ces différentes pistes invitent à considérer l'être humain comme une réalité potentiellement plus complexe qu'un simple organisme biologique. Il pourrait être compris comme l'articulation de dimensions matérielles et immatérielles dont les interactions restent encore largement méconnues.
Cette réflexion ne concerne d'ailleurs pas seulement l'être humain. Elle conduit également à s'interroger sur la nature même de l'univers. En élargissant la perspective à l'immensité du cosmos, il devient évident que notre perception sensorielle ne représente qu'une infime partie de la réalité.
Dans cette perspective, les travaux du physicien Seth Lloyd offrent un éclairage particulièrement original. En décrivant l'univers comme un immense processus de traitement de l'information, ils ouvrent des rapprochements avec certaines réflexions contemporaines sur l'hypothèse de la simulation, notamment développée par le philosophe Nick Bostrom, même si ces deux approches demeurent distinctes.
Ces différentes perspectives conduisent à s'interroger sur l'existence d'un principe organisateur fondamental — que certains nomment Source de Vie ou Conscience première — susceptible de coordonner les multiples formes de conscience présentes dans l'univers. Il s'agit moins ici d'une conclusion scientifique que d'une réflexion philosophique inspirée par les travaux présentés dans cet ouvrage.
Cette ouverture n'affaiblit en rien la démarche scientifique. Au contraire, elle rappelle que les grandes découvertes commencent souvent par une question et que les phénomènes encore inexpliqués méritent d'être étudiés avec méthode, curiosité et prudence.
Les rêves prémonitoires, certains témoignages oniriques particulièrement précis ou encore les phénomènes rapportés dans les recherches sur les EMI invitent à poursuivre cette exploration sans céder ni au scepticisme systématique ni à la crédulité.
Parmi ces témoignages, certains récits oniriques particulièrement marquants méritent également d'être pris en considération. Tel est le cas de celui d'un agriculteur qui racontait des rêves d'une telle cohérence qu'il avait parfois le sentiment de poursuivre l'existence d'un autre lui-même, professeur d'agronomie dans une autre trajectoire de vie. Cette expérience ne permet évidemment pas de conclure à l'existence de vies parallèles ou successives. Elle soulève cependant une question fascinante : les rêves les plus structurés sont-ils uniquement le produit de notre activité cérébrale, ou peuvent-ils parfois traduire des dimensions de l'expérience humaine encore mal comprises ?
Entre ce que la science établit, ce qu'elle explore et ce qu'elle ignore encore, demeure un espace de réflexion où la philosophie, l'expérience humaine et les traditions spirituelles peuvent dialoguer sans se confondre. C'est peut-être dans cet espace que se dessinent les questions les plus fécondes sur la conscience.
En l'état actuel des connaissances, aucune réponse définitive ne peut être apportée. Mais ces expériences rappellent que le champ de la conscience demeure largement inexploré et que les grandes avancées scientifiques commencent souvent par l'étude attentive de phénomènes que l'on croyait, hier encore, impossibles ou insignifiants.
Une vision du monde élargie
Au terme de cette exploration aux frontières de la science et de la métaphysique, une certitude demeure : la conscience constitue aujourd'hui l'un des plus grands mystères de la recherche contemporaine.
Qu'on l'aborde à travers les enquêtes cliniques consacrées aux EMI, aux VSCD ou aux EFV, ou encore sous l'angle de la théorie de l'information, aucune explication ne paraît aujourd'hui rendre pleinement compte de l'ensemble des observations rapportées.
Loin de clore le débat, ces recherches invitent à dépasser un cadre d'interprétation strictement matérialiste et à considérer la possibilité que la conscience possède une dimension encore largement inexplorée.
Elles rappellent enfin que la science progresse précisément lorsqu'elle accepte d'interroger ses propres modèles. Dans cette perspective, la mort n'apparaît plus seulement comme une fin biologique, mais comme une frontière dont l'exploration continue d'interroger notre compréhension de l'être, de la vie et de l'univers.
Hudler JOSEPH
chanmchanm2026@hotmail.com
hudlerjoseph97@gmail.com
Hudler JOSEPH est également l'auteur du roman Amour et Tambour de mon île – Tome 1, actuellement en campagne de prévente.
https://euthena.com/fr_FR/nos_projets...
Bibliographie
FAURÉ, Christophe. Cette vie… et au-delà : Enquête sur la continuité de la conscience après la mort. Albin Michel, 2018.
VAN LOMMEL, Pim. Consciousness Beyond Life: The Science of the Near-Death Experience. HarperOne, 2010.
RODRIGUES DOS SANTOS, José. La Formule de Dieu. XO Éditions, 2012.
LLOYD, Seth. Programming the Universe: A Quantum Computer Scientist Takes on the Cosmos. Knopf, 2006.
BOSTROM, Nick. Are You Living in a Computer Simulation? Philosophical Quarterly, vol. 53, no 211, 2003.
Depuis plusieurs décennies, de nombreux scientifiques de renom se sont consacrés à des recherches approfondies en psychologie, médecine, psychiatrie et neurosciences afin de mieux comprendre la nature de la conscience et son rapport au cerveau. Les résultats de ces travaux conduisent certains chercheurs à remettre en question le paradigme matérialiste traditionnel, selon lequel la conscience serait exclusivement produite par l'activité cérébrale. Sans constituer un consensus scientifique, ces recherches, largement publiées dans des revues spécialisées de haut niveau, alimentent aujourd'hui un débat de plus en plus sérieux sur la possibilité que la conscience possède une autonomie partielle ou totale vis-à-vis du cerveau.
C'est dans ce contexte que le Dr Christophe Fauré, psychiatre et spécialiste du deuil, a publié Cette vie… et au-delà : Enquête sur la continuité de la conscience après la mort. Son ouvrage offre au public francophone une synthèse accessible de plusieurs décennies de recherches internationales consacrées aux états modifiés de conscience et aux expériences exceptionnelles rapportées par de nombreux témoins.
Une typologie des états modifiés de conscience
L'auteur présente plusieurs phénomènes ayant fait l'objet d'investigations scientifiques rigoureuses : les Expériences de Mort Imminente (EMI), les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD), les Expériences de Fin de Vie (EFV) et les Souvenirs d'une Vie Antérieure (SVA).
Les Expériences de Mort Imminente (EMI)
Les EMI décrivent les expériences vécues au cours d'une situation où la vie est gravement menacée. Elles ne surviennent pas uniquement lors d'un arrêt cardiaque ou d'une mort cérébrale, mais également à l'occasion d'accidents graves ou d'autres événements critiques.
Les témoignages présentent des constantes remarquables : sensation de décorporation, perception de son propre corps depuis un point d'observation extérieur, rencontre avec des proches décédés, impression de traverser un tunnel lumineux ou encore expérience d'une paix profonde. Christophe Fauré souligne que, malgré la diversité des récits, certaines caractéristiques reviennent avec une étonnante régularité (voir pp. 23-35).
Les Vécus Subjectifs de Contact avec un Défunt (VSCD)
Les VSCD concernent des expériences spontanées rapportées par des personnes endeuillées après le décès d'un proche.
En s'appuyant sur les travaux de la chercheuse Evelyn Elsaesser, Christophe Fauré définit ces expériences comme des manifestations inattendues, sans recours à un médium ni à une quelconque pratique ésotérique. Les personnes concernées décrivent parfois la perception d'une présence réconfortante, une voix familière, une odeur caractéristique, un contact physique ou encore une apparition visuelle. L'auteur recense également des VSCD impliquant des animaux.
Les Expériences de Fin de Vie (EFV)
Les EFV surviennent chez des personnes approchant de leur décès. Il arrive qu'elles rapportent la visite de proches déjà décédés venus les accueillir ou les accompagner.
Christophe Fauré évoque également les shared-death experiences (expériences de fin de vie partagées), au cours desquelles des proches ou des soignants présents au moment du décès disent avoir partagé certains phénomènes inhabituels : perceptions lumineuses, impressions de présence ou autres manifestations difficiles à expliquer. La récurrence de ces témoignages constitue un champ d'étude encore largement ouvert.
Les Souvenirs d'une Vie Antérieure (SVA)
Les SVA ouvrent la réflexion sur une éventuelle continuité de la conscience au-delà d'une seule existence.
L'auteur présente notamment les recherches du Dr Ian Stevenson, ancien chef du département de psychiatrie de l'Université de Virginie, qui consacra plusieurs décennies à l'étude d'enfants affirmant se souvenir d'une vie antérieure. Sans prétendre apporter une preuve définitive de la réincarnation, ces travaux constituent l'un des corpus documentaires les plus importants sur cette question.
Le cerveau : récepteur ou producteur de la conscience ?
À l'issue de son enquête, Christophe Fauré estime que les données actuellement disponibles invitent à considérer sérieusement l'hypothèse selon laquelle la conscience pourrait, dans certaines circonstances, manifester des capacités indépendantes de l'activité cérébrale.
Il écrit notamment : « La conscience peut avoir accès à des dimensions transcendantales, par-delà notre dimension humaine où elle continue à se manifester et perdurer après la mort physique. »
Cette perspective rejoint l'hypothèse dite de la « conscience non localisée », selon laquelle le cerveau ne produirait pas la conscience mais agirait comme un médiateur de son expression.
Pour illustrer cette idée, Christophe Fauré utilise une analogie particulièrement parlante : celle du smartphone connecté à un réseau Wi-Fi. De même que le téléphone reçoit une information qui existe indépendamment de lui, le cerveau pourrait recevoir et transmettre une conscience dont l'origine lui serait extérieure. Si l'appareil est détruit, l'information ne disparaît pas nécessairement.
Cette conception rejoint également les travaux du cardiologue néerlandais Pim van Lommel, qui compare le cerveau à un poste de télévision recevant un signal plutôt qu'à une machine fabriquant les programmes qu'il diffuse.
L'auteur rapporte par ailleurs de nombreux témoignages faisant état d'un accès à une connaissance universelle lors de certaines EMI.
L'un des témoins affirme : « À ce moment-là, je savais mille fois plus de choses que je n'en sais maintenant. C'était comme si j'avais eu accès à la totalité de la connaissance universelle. Toutes les réponses étaient là. Tout était limpide. Tout était parfait. » (p. 297)
Pour plusieurs témoins, cette expérience laisse entrevoir l'existence d'une réalité fondamentale que certains nomment Source de Vie, Intelligence suprême ou Connaissance universelle.
Prolongements et réflexions personnelles
Les recherches présentées par Christophe Fauré invitent naturellement à prolonger la réflexion sur la nature même de la conscience.
À cet égard, il est intéressant de rapprocher ces observations de la pensée d'Albert Einstein. Celui-ci exprimait un profond émerveillement devant l'ordre intelligible de l'univers, qu'il considérait comme révélateur d'une rationalité profonde, sans pour autant adhérer à l'idée d'un Dieu personnel.
Une question demeure alors ouverte : si la conscience n'est pas exclusivement produite par le cerveau, quelle est sa nature véritable ?
Certaines traditions philosophiques et spirituelles proposent une réponse en faisant intervenir l'idée d'un « corps astral », c'est-à-dire d'un support immatériel à travers lequel la conscience pourrait continuer de s'exprimer indépendamment du corps physique. Cette interprétation demeure une hypothèse métaphysique, mais elle rejoint plusieurs témoignages recueillis dans les recherches sur les EMI.
La conscience renvoie également à la mémoire, à l'identité profonde et à la continuité de l'être. De ce point de vue, la notion de « structure d'information », développée notamment par José Rodrigues dos Santos dans La Formule de Dieu, constitue une piste de réflexion stimulante. Elle désigne l'organisation fondamentale de l'information qui caractérise chaque individu et lui permet de demeurer lui-même malgré les transformations de son existence.
Ces différentes pistes invitent à considérer l'être humain comme une réalité potentiellement plus complexe qu'un simple organisme biologique. Il pourrait être compris comme l'articulation de dimensions matérielles et immatérielles dont les interactions restent encore largement méconnues.
Cette réflexion ne concerne d'ailleurs pas seulement l'être humain. Elle conduit également à s'interroger sur la nature même de l'univers. En élargissant la perspective à l'immensité du cosmos, il devient évident que notre perception sensorielle ne représente qu'une infime partie de la réalité.
Dans cette perspective, les travaux du physicien Seth Lloyd offrent un éclairage particulièrement original. En décrivant l'univers comme un immense processus de traitement de l'information, ils ouvrent des rapprochements avec certaines réflexions contemporaines sur l'hypothèse de la simulation, notamment développée par le philosophe Nick Bostrom, même si ces deux approches demeurent distinctes.
Ces différentes perspectives conduisent à s'interroger sur l'existence d'un principe organisateur fondamental — que certains nomment Source de Vie ou Conscience première — susceptible de coordonner les multiples formes de conscience présentes dans l'univers. Il s'agit moins ici d'une conclusion scientifique que d'une réflexion philosophique inspirée par les travaux présentés dans cet ouvrage.
Cette ouverture n'affaiblit en rien la démarche scientifique. Au contraire, elle rappelle que les grandes découvertes commencent souvent par une question et que les phénomènes encore inexpliqués méritent d'être étudiés avec méthode, curiosité et prudence.
Les rêves prémonitoires, certains témoignages oniriques particulièrement précis ou encore les phénomènes rapportés dans les recherches sur les EMI invitent à poursuivre cette exploration sans céder ni au scepticisme systématique ni à la crédulité.
Parmi ces témoignages, certains récits oniriques particulièrement marquants méritent également d'être pris en considération. Tel est le cas de celui d'un agriculteur qui racontait des rêves d'une telle cohérence qu'il avait parfois le sentiment de poursuivre l'existence d'un autre lui-même, professeur d'agronomie dans une autre trajectoire de vie. Cette expérience ne permet évidemment pas de conclure à l'existence de vies parallèles ou successives. Elle soulève cependant une question fascinante : les rêves les plus structurés sont-ils uniquement le produit de notre activité cérébrale, ou peuvent-ils parfois traduire des dimensions de l'expérience humaine encore mal comprises ?
Entre ce que la science établit, ce qu'elle explore et ce qu'elle ignore encore, demeure un espace de réflexion où la philosophie, l'expérience humaine et les traditions spirituelles peuvent dialoguer sans se confondre. C'est peut-être dans cet espace que se dessinent les questions les plus fécondes sur la conscience.
En l'état actuel des connaissances, aucune réponse définitive ne peut être apportée. Mais ces expériences rappellent que le champ de la conscience demeure largement inexploré et que les grandes avancées scientifiques commencent souvent par l'étude attentive de phénomènes que l'on croyait, hier encore, impossibles ou insignifiants.
Une vision du monde élargie
Au terme de cette exploration aux frontières de la science et de la métaphysique, une certitude demeure : la conscience constitue aujourd'hui l'un des plus grands mystères de la recherche contemporaine.
Qu'on l'aborde à travers les enquêtes cliniques consacrées aux EMI, aux VSCD ou aux EFV, ou encore sous l'angle de la théorie de l'information, aucune explication ne paraît aujourd'hui rendre pleinement compte de l'ensemble des observations rapportées.
Loin de clore le débat, ces recherches invitent à dépasser un cadre d'interprétation strictement matérialiste et à considérer la possibilité que la conscience possède une dimension encore largement inexplorée.
Elles rappellent enfin que la science progresse précisément lorsqu'elle accepte d'interroger ses propres modèles. Dans cette perspective, la mort n'apparaît plus seulement comme une fin biologique, mais comme une frontière dont l'exploration continue d'interroger notre compréhension de l'être, de la vie et de l'univers.
Hudler JOSEPH
chanmchanm2026@hotmail.com
hudlerjoseph97@gmail.com
Hudler JOSEPH est également l'auteur du roman Amour et Tambour de mon île – Tome 1, actuellement en campagne de prévente.
https://euthena.com/fr_FR/nos_projets...
Bibliographie
FAURÉ, Christophe. Cette vie… et au-delà : Enquête sur la continuité de la conscience après la mort. Albin Michel, 2018.
VAN LOMMEL, Pim. Consciousness Beyond Life: The Science of the Near-Death Experience. HarperOne, 2010.
RODRIGUES DOS SANTOS, José. La Formule de Dieu. XO Éditions, 2012.
LLOYD, Seth. Programming the Universe: A Quantum Computer Scientist Takes on the Cosmos. Knopf, 2006.
BOSTROM, Nick. Are You Living in a Computer Simulation? Philosophical Quarterly, vol. 53, no 211, 2003.
November 6, 2024
Ce livre offre une ouverture concrète sur une facette de la vie-ou de la mort-peu discutée et peu connue de notre culture américaine; une nouvelle existence qui nous attend suite à cette vie matérielle ou, peut-être même, qui existe en parallèle de l’aspect physique de notre être. Ce livre comporte certaines répétitions et aurait probablement gagné à être plus concis. Il aurait aussi été intéressant d’y inclure de plus nombreux exemples vécus. Il donne cependant le goût de se pencher plus en avant sur le sujet.
January 24, 2023
Eue opening and life changing
February 13, 2025
Livre très intéressant un de mes préféré
March 11, 2025
3,5/5🌟
June 14, 2026
Cette lecture était captivante! C’est une belle invitation à entrer dans l’univers des expériences de mort imminente. Une belle porte d’entrée pour développer sa spiritualité.
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