« Le ciel est immense, maman, vais-je me perdre ? » écrit Adel à sa mère en 1967. Pilote d’exception, le jeune Irakien est envoyé par l’armée de l’air pour être formé en URSS, avant de disparaître en 1974, entre Bagdad et Krasnodar.Trente ans plus tard, son neveu Taymour ne supporte plus le mystère qui entoure l’absence de cet oncle. Est-il vraiment mort en héros ? Sans relâche, Taymour va défier les silences d’une famille et d’un régime, jusqu’à s’inscrire à l’émission de recherche télévisée russe Zhdi Menya, « Attends-moi »… Une fresque magistrale, un voyage dans les dédales d’un secret de famille, un roman pour faire revivre les disparus dans la mémoire intime et collective.
Lecture agréable mais pour laquelle j’avais beaucoup d’attentes. Le titre, le résumé … je m’attendais à un texte magnifique qui opposerait la beauté et l’immensité du ciel avec la brutalité de la guerre et des bombes larguées, je m’attendais à en apprendre sur la grande histoire grâce à la petite histoire. Ça a été le cas pour tout ça bien sûr, mais bien trop peu à mon goût. La plume ne m’a pas spécialement marquée malgré quelques belles citations. On suit presque plus le récit de l’auteur que celui de son oncle …
Ce livre des départ avait tout pour me plaire, un écrivain du Moyen-Orient, un sujet qui tourne autour de l’aviation et la géopolitique, une histoire de famille et un mystère à élucider. Et à cela s’est ajouté une très bel écriture et la personnalité d’un écrivain que j’ai rencontré à la foire du livre de Brive en 2025 et qui m’a touché. Alors que dire de plus ?
C'était tellement bien ! Cette histoire hyper touchante de Taymour qui cherche son oncle alors que c'est un immense tabou, c'est beau, c'est fort. J'ai beaucoup aimé voir la différence culturelle entre la France et l'Irak, imaginer les affreux choix des pilotes irakiens embrigadés dans une guerre qu'ils ne comprennent pas. C'était vraiment hyper bien. La structure était super aussi. Un petit mélange de tous les personnages, de toutes les époques. C'était vraiment hyper impregnant.
Un jeune homme dont le cœur ordonne à l’esprit de viser le ciel, une disparition soudaine à l’apogée de ses rêves… Le Ciel est immense est quelque part, un clin d’œil à Martin Eden. De la dentelle, dense et délicate.
Ce livre magnifique retrace la quête personnelle d'un homme d'origine irakienne qui n'est autre que l'auteur lui-même. Il va tenter de percer les secrets de sa famille pour reconstituer l'histoire d'un oncle disparu, un pilote de chasse irakien. L'auteur mêle la fiction à une histoire vécue et raconte un amour contrecarré dans un Irak déchiré par les guerres. Je remercie l'auteur de m'avoir indiqué la voie pour retrouver la trace d'un parent disparu dans la tourmente de l'histoire. Merci à Feurat Alani.
un bon roman d'un auteur journaliste né en france de parents irakiens (père opposant de sadam hussein). Une histoire de famille dont on ne parle pas, un oncle aviateur, de mig21, qui a disparu sans laisser de traces. Et un neveu qui va enquêter, jusqu'à participer a un perdu de vue russe.. Une fiction qui permet d'en apprendre plus sur l'irak, la guerre froide, la guerre des 6 jours, .. et bien d'autres choses.
Taymour cherche la trace de son oncle dont personne ne parle dans la famille. Il a pourtant un fils ..qui n’a pas connu son père. Ce dernier, aviateur pour l’armée irakienne, est mort soi disant en héros. Mai est ce la vérité ? Intéressant mais pas passionnant
Roman d’enquête sur la disparition d’un oncle, sur l’histoire d’une famille qui se divise. Le roman est structuré autour des étapes d’une émission visant à retrouver les personnes perdues dans les méandres de la chute de l’URSS. À travers ces questions, on découvre l’histoire de cet homme, militaire iranien officiellement victime d’un accident d’avion qui se révèle bien plus secret et complexe que cela. Il a certes laissé une famille derrière lui, mais dans cet environnement d’obligations et de loyautés changeantes, il a choisi.
Si l’histoire en elle-même n’est pas si inédite – des histoires de familles qui se décomposent, se perdent, sont victimes des horreurs du XXe c’est plus que courant, cette fois l’écriture porte le propos et la structure rend le roman agréable à lire.
Avec « Le ciel est immense », Feurat Alani nous embarque sur les traces d’Adel, un pilote d’exception de l’armée de l’air irakienne qui a disparu en 1974 dans ces circonstances plus que floues. L’enquête est menée tout au long du récit par Taymour, son neveu, pour qui son oncle a toujours été une figure fascinante, surtout par son absence et les silences concernant sa disparition. Taymour, poussé par le poids des non-dits et du secret qui entourent son oncle (dont personne ne parle dans sa famille), décide d’avoir recours à une émission de télévision dédiée à la recherche de proches disparus afin de lever le voile sur ce mystère. J’ai trouvé ce roman très bien rythmé, même si parfois on se perds un peu dans la temporalité étant donné que les retours dans le passé sont assez fréquents et pas toujours chronologiques, mais j’ai trouvé le fil conducteur de l’émission de télévision assez intelligemment ficelé. Feurat Alani étant journaliste et grand reporter d’origine irakienne, le contexte géopolitique de l’Irak des années 60-70 sous Saddam Hussein est décrit de manière très claire et assez pédagogique pour quelqu’un comme moi qui n’ai pas une appétence particulière pour la géopolitique de manière générale, encore plus quant il s’agit des conflits des pays du Moyen-Orient que je trouve particulièrement complexes à comprendre. Le fait que le récit ait comme toile de fond ce conflit armé était très instructif sans pour autant perdre le lecteur en donnant trop d’informations. J’avais peur d’une fin « sensationnaliste » mais pour le coup le dénouement est crédible et la révélation finale n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe, même si celle-ci peut ne pas satisfaire tous les lecteurs. Globalement une très bonne découverte qui m’a donné envie de lire le premier roman de l’auteur « Je me souviens de Falloujah ».