Je craignais une redondance avec le premier, la perte de la fraicheur de la découverte, un plat réchauffé. Mais comme L’Empire Contre-Attaque a déjoué les pronostics en étant une superbe suite d’Un Nouvel Espoir, ce tome 2 des Guerres de Lucas est très réjouissant, plus sombre et plus fort.
On connait les personnages, on commence à comprendre à quel point un tournage peut être un calvaire. Mais avec de grosses ambitions viennent de grosses emmerdes. Qu’il s’agisse du tournage ou du financement, rien ne va se passer comme il le faudrait. Et pour couronner le tout, Lucas peine à avoir un enfant (le fait que cet homme qui a fait rêver des millions d’enfants ne puisse pas en avoir m’a profondément touché).
Je suis arrivé intéressé mais avec une certaine réserve, et j’en suis sorti en ayant été révolté, touché, amusé, énervé, fasciné. A aucun moment, voir l’envers du décor ne m’a enlevé la magie des films. Je trouve même encore plus merveilleux qu’aucune des difficultés de la production ne soit ressentie au visionnage ou bien que certaines aient été transformées en force.
Outre la narration parfaite (et une histoire de fond passionnante), l’auteur fait mouche avec son dessin d’apparence très simple mais qui va chercher en direct ce qu’il a montré. Jusqu’au dernier plan iconique et parfait