Mars 1971, le mythique chanteur des Doors rejoint sa compagne Pamela à Paris. Loin de la rock star à la silhouette filiforme et gainée de cuir noir, Jim, gros, barbu, les cheveux longs et grisonnants, déambule telle une ombre dans les rues de la Ville lumière. Dégoûté par l'industrie du disque, il s'enfonce lentement dans la dépression et pense arrêter la musique pour se consacrer à la poésie. Dans ses errances et ses outrances éthyliques, il cherche à démêler les fils obscurs qui ont tissé sa destinée d'enfant de militaire ballotté de ville en ville, devenu une icône de la scène rock mondiale et réfugié en paria à Paris, cité des écrivains maudits.
À travers ces confessions imaginées, Harold Cobert se glisse dans la peau de Jim Morrison confronté à ses démons.
Harold Cobert (né à Bordeaux en 1974) est un écrivain français. A la suite d'un accident de surf à l'age de 20 ans, il se met à l'écriture alors qu'il poursuit des études littéraires. Titulaire d'un doctorat ès lettres, il publie aux éditions Séguier une série d'ouvrages consacrée à Mirabeau intitulée Mirabeau, le fantôme du Panthéon.
En février 2007 sort Le Reniement de Patrick Treboc aux éditions JC Lattès, son premier roman, par lequel il donne un coup de pied dans la fourmilière médiatico-littéraire en racontant l’incroyable destin d’un jeune professeur intègre, criminel par accident, libéré de prison grâce à une émission de télé-réalité délirante qu'il a lui-même inventée.
J'en ai appris des choses, merci monsieur Cobert. The doors, et Jim Morrisson tout un univers. Un franc parler. Un poète c'est comme ça qu'il aurait aimé qu'on le voie et pas comme l'image du roi lézard , rebelle ... Une image, un rôle dans lequel il est entré et n'a jamais su sortir. Pétages de plomb, dérapages et regrets....
Un tour de force d'écrire cette bio en intégrant les propos de Morrisson. Une belle découverte.
Un billet plus complet bien vite. Le voici enfin :
Nous sommes en mars 1971 à Paris. Jim Morrison est à Paris avec sa compagne de toujours Pam. Il espère y trouver calme et quiétude pour écrire loin du star system dont il est victime.
Jim s'adresse à nous à la première personne. Ce récit c'est un peu comme une confession, il se livre à nous et nous raconte sa bio.
Fils d'un père de militaire autoritaire et d'une mère froide, son manque d'amour et de considération des siens est énorme.
Avec son pote Ray Manzarek et ses deux frères, il fonde un groupe en 1965. Il deviendra réellement "The Doors" en 66 avec Robby Krieger et John Densmore.
Jim a toujours été loyal envers son groupe "The Doors", il écrit les paroles et Ray les met en musique.
Le succès sera très vite au rendez-vous avec l'emblématique "Light my fire" .
Jim se crée un personnage à la scène, il deviendra "Le roi lézard", son personnage finira par l'enfermer dans le rôle qu'il s'est créé. Le piège se refermera sur lui l'éloignant avec regrets de ses textes et de sa poésie.
Jim va se mettre à boire de plus en plus, drogue, alcool, c'est l'escalade, les dérives sur scène, la provocation écornant son image.
Avec sa compagne Pam c'est compliqué aussi, le milieu de la drogue pour elle, l'alcool pour lui.
Il s'enfonce et est profondément déçu que l'on ne remarque pas ses textes, sa poésie, celle dans laquelle Pam a toujours cru.
Je ne connaissais pas bien l'univers des Doors, ce livre m'a donné envie d'écouter leur musique, de découvrir cet univers.
Bravo à Harold Cobert pour cette belle écriture, quelle prouesse et fameux exercice de style d'utiliser et d'introduire des tas d'extraits des paroles utilisées par Jim et de les allier aux mots de l'auteur.
Quelle performance, vraiment j'avais l'impression que Jim s'adressait à moi et contait ses espoirs déçus, ses rêves, sa vie. Une bien jolie plume à suivre.
Dans un autre registre, "La mésange et l'ogresse" m'attendent dans ma PAL.