La médecine d’urgence n’est pas un travail sans histoires, le docteur Alain Vadeboncoeur en sait quelque chose. Exerçant ce métier depuis près de 25 ans, il a été le témoin de fins violentes, il a vu des personnes revenir de la mort, il a sauvé des vies in extrémis, il a été confronté à de coriaces malades imaginaires, mais surtout, il a accompagné la douleur de ceux qui perdaient un proche et la joie de ceux qui l’échappaient belle. Cette expérience lui donne une vision sensible et originale de la mort, indissociable de la vie, qu’il transmet ici dans ces récits d’urgence, mais aussi en racontant ses propres expériences, dont celle du décès de son père, l’écrivain Pierre Vadeboncoeur. Expert autoproclamé de l’agonie, il nous révèle aussi une vérité jusqu’ici ignorée du grand public : même les meilleurs acteurs ne savent pas jouer la mort… sauf ceux qu’il a lui-même formés.
Chef du service de médecine d’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal et professeur agrégé à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, le Dr Alain Vadeboncoeur, bien connu pour avoir animé l’émission Les docteurs à la SRC, a aussi présidé Médecins québécois pour le régime public. Il a publié Privé de soins (Lux, 2012) et avec Alexis Martin la pièce de théâtre Sacré-Coeur (Dramaturges, 2009).
Excellent livre abordant la mort sur toute ses formes, relate beaucoup ce à quoi on est exposé dans le milieu de la santé! ce qui a l’air normal pour nous mais qu’au final est impressionnant pour la plupart! Beaucoup de terme médicaux, lu lentement parce que j’avais l’impression d’être encore au travail haha!
Le livre d’Alain Vadeboncoeur parle de la vie, celle qui nous joue des tours et nous échappe inévitablement. L’auteur est urgentologue. Il se trouve aux premières loges d’une pièce de théâtre où la mort est en filigrane, à jamais omniprésente. Parfois, cette dernière prend tellement de place, qu’il est impossible de l’ignorer. En tant qu’humains, figures mortelles devant l’Éternel, nous sommes donc continuellement confrontés à nos corps imparfaits, et à nos choix quotidiens qui le sont tout autant. Au fil de récits, divisé en thème savamment orchestré, ce médecin, fils de l’écrivain Pierre Vadeboncoeur, nous raconte avec subtilité, sensibilité et humour, son rôle en tant que préservateur de la vie. En autant que faire se peut. Partant d’une anecdote tirée de sa généalogie personnelle, où ses propres ancêtres ont flirté dangereusement avec la grande faucheuse, il trouve ironique de parler de la mort, lui qui a failli ne même pas voir le jour ! Ensuite, il y a ce titre judicieux : « Les acteurs ne savent pas mourir ». Somme-nous à ce point ignorant, insouciant face à la mort au point de parfois la surjouer sur scène, ou sur grand écran, et ce, en toute méconnaissance de cause ? Alain Vadeboncoeur remet les pendules à l’heure à ce chapitre, et ce faisant nous fait davantage apprécier l’éphémérité de l’existence.
Très bon. J'étais pas sûre au début parce que les premiers essais ne parlent pas vraiment d'anecdotes d'urgence, mais finalement c'est effectivement la majeure partie du texte. Plusieurs histoires sont très touchantes et j'ai eu les larmes aux yeux plus d'une fois. L'auteur réussit à établir à la fois une impression que tous les patients sont uniques et qu'en même temps il lui arrive de l'oublier dans la routine des gestes.
Deux récits préférés: celui qui donne son titre au recueil, sur la création d'une pièce de théâtre à l'urgence, surtout pour l'image de Jacques l'Heureux réconforté par le personnel hospitalier pour qui il est un héros d'enfance. Et le dernier essai, sur la maladie et la mort de son père, m'a fait pleurer en pleine arrivée au travail (je lis en marchant). Évidemment, cela m'a fait penser à mon propre père, mais au-delà de ça la relation dépeinte était très touchante.
Le style d'écriture est honnête sans plus, mais il suffit à faire passer l'émotion et les réflexions du Dr Vadeboncoeur par rapport à son métier. Une lecture intéressante.
Composé de plusieurs récits que l'on devine tirés de la grande expérience en médecine d'urgence d'Alain Vadeboncoeur, ce recueil a de nombreuses qualités pour qui s'intéresse au milieu médical québécois. Dans une langue de qualité (sans être ampoulée), Vadeboncoeur raconte l'humanité de la médecine, bien loin du cynisme quotidien qui fleurit dans les médias. L'essai éponyme et le dernier récit, où Vadeboncoeur raconte la mort de son père, sont particulièrement réussis et touchants. On en ressort avec l'impression d'avoir fait une rencontre. Le ton est intime et le clin d'oeil fréquent. Plaira au lecteur aimant réfléchir à la condition humaine, peu importe son niveau de lecture.
Habituellement, ce n'est pas le genre de livres sur lequel je m'attarde. N'eût été du fait qu'il m'a été suggéré, je serais probablement passé à côté. Ce livre m'a agréablement surpris. C'était également le premier livre que je lisais sur une tablette. Je sens que ça va devenir une habitude (pour les livres que je n'ai pas en ma possession).
Un livre très intéressant et qui se lit tout seul! C’est une manière sensible et douce d’aborder la mort. C’est super intéressant comme livre! Il amène une vision remplie d’amour de la mort, ça amène à y réfléchir de manière non paniquante.
Ça m’a donné envie de lire les autres livres du Dr Vadeboncoeur!
Version audio lue par l'auteur, disponible sur Audible, qui est très intéressante. J'ai beaucoup aimé les anecdotes d'urgentologues, un peu moins les moments plus personnels.
La lecture fait par l'auteur peut devenir irritante dû au accrochage ou par le manque d'élocution. Cependant, je me suis rendu compte que cette publication qui peut sembler être carrément une version brouillon, veut aussi démontrer l'aspect humain de ce texte. Que le médecin est aussi humain, ce qui a changé ma perception de ces gens sous-estimés.
J'ai aimé avoir un aperçu à travers des anecdotes de son quotidien. Ayant perdu mon père l'an dernier, celle Les Fleurs d'Angela m'a particulièrement touchée.
Sa sympathie et le respect qu'il a pour tous transparaissent dans ses textes.
J'ai beaucoup aimé. Le Dr Vadeboncoeur me fait penser au Dr Ferron, dans un tout autre registre : ils sont à la fois médecins, humanistes et littéraires. Une combinaison délicieuse et fort intéressante.