Des prémisses super ; le début et la fin? Génial, ça nous plonge dans un univers, des questions profondes sur le signe, l'univers, avec ce bej atout de la fiction de nous donner des « pourquoi pas », c'est-à-dire des propositions qui n'ont pas besoin d'être justifiées et peuvent être simplement énoncées.
Au milieu, par contre… j'ai senti malheureusement dans ce narrateur, personnage principal, un peu trop de sarcasme ; cette attitude ironique qui vise à mépriser un peu tout… sans grandes raisons. D'autant que l'auteur tombe à côté de la plaque quand il décrit l'université aussi bien que les « wokistes » dont on sent bien que ça, ça le démange. Pareil pour les religions, la politique. J'ai senti que l'auteur profitait de son scenario pour faire passer par son narrateur acerbe toutes les critiques qu'il avait à faire sur le monde.
Bref, avec un tel scenario, je ressors déçu des ressorts scénaristiques, assez vides, du manque de profondeur remarquable des discussions auxquelles on aurait pu s'attendre à voir par la nature même de cette entreprise. Il faut croire qu'il était plus important pour l'auteur de déverser sa bile que d'aller au fond des choses. Bile, le mot est là, car il n'y a pas ici un style assez suffisamment développé pour permettre à cette critique permanente de tout d'avoir un intérêt: non, je me sentais juste assez las de devoir lire tout ça, écriture au premier degré sans grande révélation.
3/5: j'ai aimé, mais ce ne fut pas sans peine.