Cellendhyll est coincé : lui qui rêvait de sa liberté en quittant le Chaos se retrouve piégé par Priam, l’obligeant à prêter serment à la Lumière contre la vie de Constance. Et rien n’est pire pour l’Ange que de se retrouver en cage, aussi dorée soit-elle. C’est alors qu’un nouvel ennemi ne tarde pas à se dresser contre l’empire de Lumière, semant le chaos et la peur dans la capitale. Enfin de l’action pour Cellendhyll qui hait l’oisiveté plus que tout ! Mais Priam, qui a fait de lui son Lige, le contraint à un rôle subalterne, celui d’épauler le Phénix, Constance. Cependant, Vargh Loken et ses Chiens de guerre ne sont pas la seule menace à laquelle Cellendhyll devra faire face.
Ce 7ème opus s’ouvre de manière originale : sur plusieurs chapitres, on ne suit pas Cellendhyll mais les mystérieux Chiens de guerre, sur lesquels les informations sont données avec parcimonie, les enveloppant d’une aura de danger et de violence. On sait dès lors que l’affrontement avec Cellendhyll, inéluctable, sera grandiose car voilà de véritables guerriers, anciens soldats d’une unité d’élite, dont certains maîtrisent même le Zen ou encore pratiquent la Voie de l’Adepte. Vargh Loken apparaît comme un ennemi à la hauteur de l’Ange et sa haine à l’encontre de Priam prend racine dans un sombre secret concernant Cellendhyll au premier plan.
L’équilibre entre l’action et le psychologique est bien dosée et si Cellendhyll s’interroge beaucoup sur ses sentiments envers Constance, on ne s’ennuie pas car l’action attend au détour d’une rue, le mal se tapit dans les tavernes et le sang coule dans les ruelles. L’Ange est et reste un personnage torturé, doté d’un honneur et d’une ligne de conduite qui lui est propre, ce qui l’engage parfois dans des situations au choix difficile.
Si socialement il semble mal-à-l’aise, ne sachant exprimer ce qu’il ressent, au combat, c’est une toute autre affaire ! Les scènes d’action sont décrites avec minutie, chaque mouvement est détaillé, rien n’est laissé au hasard pour un réalisme incroyable : les combats se déroulent dans notre imagination à l’instar d’un film.
Par ailleurs, dans ce tome nous retrouvons certains personnages attachants des tomes précédents, comme le célèbre Rathe, ancien voleur et sa bande de joyeux drille. Morion, l’énigmatique Puissant du Chaos, apparaît aussi. Et les réponses qu’il daigne fournir apportent, comme à son habitude, encore plus de questions au sujet de Cellendhyll.
Le style est fluide, clair et carré, chaque détail compte et trouve son explication au fil de l’histoire. D’une efficacité redoutable, je me suis retrouvée plongée au cœur des Plans, à partager avec Cellendhyll ses interrogations sur sa vie et à le suivre dans ses combats impitoyables, à le voir danser un ballet mortel. Un tome donc riche en rebondissements, dans lequel les ennemis ne sont pas forcément ceux qu’on croit et où la Lumière est plus sombre que jamais.
Je me suis complètement immergée dans l’histoire, prise dans le maelstrom de sentiments, de secrets et de sang. Un voyage magique !