1816. Vaincu par Ludwig, Élégast, le Sorcier Empereur, est en fuite. Afin d'éviter l'effondrement de l'Empire, Irénion Brégante a pris le pouvoir et rétabli le Consulat. Mais la menace russe s'est brusquement accentuée depuis que leur terrifiant sorcier, Vakt, a supplanté le tsar. Irénion doit à tout prix reconstituer la Grande Armée pour empêcher les Russes et l'infâme Faction Rouge d'anéantir les troupes françaises. Éthelinde s'efforce, quant à elle, de découvrir un moyen de refermer les bulles noires permanentes. En outre, les soupçons qu'elle nourrit au sujet de Lithian deviennent si sérieux qu'elle en vient à provoquer une confrontation, afin de faire avouer à la magesse le lourd secret qu'elle semble leur cacher depuis longtemps. De son côté, Ludwig, de plus en plus renfermé, retrouve enfin une raison de vivre lorsqu'il comprend qu'il a une chance de ranimer l'un des anciens portails qui menaient autrefois vers l'Autre Monde. Il ne rêve que de rejoindre la reine Mab. La menace que Vakt, Seigneur de l'Abîme, fait désormais peser sur l'humanité devient si grande que les ennemis d'hier vont devoir s'allier et même chercher de l'aide auprès de combattants singuliers... Chacun craint que les conséquences de l'ultime conflagration qui s'annonce ne signifient rien de moins que la fin de l'humanité... En parallèle de sa collection d'oeuvres illustrées de Lovecraft qu'il poursuit avec succès, François Baranger clôt magistralement sa tétralogie de dark fantasy sur fond d'uchronie napoléonienne avec ce dernier tome, riche en rebondissements, en batailles spectaculaires et en révélations. L'aventure et la magie sont toujours au rendez-vous, et l'Histoire, plus malmenée que jamais, suit désormais un cours inédit.
Né en 1970, François Baranger est un artiste aux multiples talents. Illustrateur pour le cinéma (Harry Potter 7 ou encore La Belle et la Bête de Christophe Gans), réalisateur de quelques courts-métrages d'animation, il est aussi concept artist dans le domaine du jeu vidéo (Heavy Rain, Beyond : Two Souls). On lui doit également de nombreuses couvertures de roman, et Freaks Agency, une série de BD chez Albin Michel.
Il y a des sagas qu'on commence avec enthousiasme et qu'on termine avec soulagement. Et puis il y en a d'autres qu'on termine avec ce mélange étrange de satisfaction profonde et de légère mélancolie, celle de quitter des personnages qu'on a appris à aimer, un monde dans lequel on s'était installé. Sorcier de sang, quatrième et dernier tome de la tétralogie Ars Obscura, appartient à la seconde catégorie !
Tout commence en 1815 : Napoléon a conquis l'Europe grâce aux pouvoirs d'Élégast, un mystérieux sorcier, seul capable de pratiquer l'Art Obscur, une forme de magie aussi puissante que terrifiante. Mais la population vit dans la crainte des bulles noires, des manifestations surnaturelles qui engloutissent les gens et libèrent des hordes de monstres dans les campagnes. Ludwig Arcerese, mercenaire amnésique spécialisé dans la traque de ces créatures, croise la route d'Éthelinde Ordant, naturaliste recherchée par toutes les polices de l'Empire, et découvre qu'il sait lui aussi faire appel aux forces de l'Art Obscur.
Trois tomes et bien des péripéties plus tard, Sorcier de sang s'ouvre en 1816, après la chute de Napoléon et la défaite du sorcier Élégast. La France tente d'éviter l'effondrement politique : Irénion Brégante a pris le pouvoir et rétabli le Consulat, espérant maintenir une forme de stabilité. Mais à l'est, le sorcier russe Vakt, dont la puissance semble presque sans limite, marche sur l'Europe à la tête d'une armée de soldats fanatisés et de créatures monstrueuses.
Ce dernier tome s’ouvre sur l’Autre Monde. On y suit Olathena, une pêcheuse du peuple des Alôs. Après un temps de déstabilisation, on comprend vite que ce détour n'est pas un caprice narratif : la dimension féérique de la saga prend ici davantage d'ampleur, l'uchronie historique s'efface presque au profit d'un imaginaire où se mêlent ésotérisme, mythologie et spéculations scientifiques. La menace que Vakt fait peser sur l'humanité devient si grande que les ennemis d'hier vont devoir s'allier, et chercher de l'aide auprès de combattants singuliers.
C'est peut-être l'une des grandes réussites de cette tétralogie : Baranger a su construire une galerie de personnages qui nous tiennent à cœur, malgré leur nombre et la complexité de leurs trajectoires. Les voir converger vers l'affrontement final dans ce dernier tome est une vraie satisfaction. On mesure le chemin parcouru, on redoute de les perdre. Et l’auteur nous offre un dénouement palpitant, mené avec une belle maîtrise, qui tient toutes ses promesses.
Sorcier de sang est le tome que cette tétralogie méritait : ambitieux, généreux, et capable de refermer proprement une fresque qui court sur plus de deux mille pages ! À découvrir, vraiment.
Et une série de finie, une ! On ne peut pas enlever à François Baranger qu'il sait écrire de vrais page turner et ce même quand finalement l'histoire en question n'est pas trop notre came...
Car, ce ne fut pas la mienne ici. Deux problèmes me sont apparus encore une fois au cours de cette conclusion, un texte boursoufflé avec beaucoup de passages qui ne m'intéressaient pas et qu'on aurait pu passer sans soucis, attachés notamment aux personnages dont la caractérisation ne m'avait pas convaincue ; et une histoire qui s'éloigne bien trop de la promesse d'uchronie napoléonienne que j'avais cru voir dans le tome 1. Résultat, j'ai subi cette lecture comme j'ai subi cette série finalement. Et je le regrette car j'ai toujours apprécié l'auteur, que l'idée de départ me paraissait géniale, que j'aime les scénarios pulp en général et que je suis fan des couvertures. Mais non, rien à faire.
J'ai vraiment eu l'impression de voir un auteur qui courrait partout dans ce tome avec son désir de créer autant de trames, dont toutes n'étaient pas utiles (je reviens encore à la charge avec notre Américaine mais elle n'est pas la seule). Il courrait tellement partout qu'il a d'ailleurs ajouté du WTF au WTF déjà présent dans son histoire, après les djinn et les faes (avec Mabs) ajout des tomes précédents, place aux nanites, et là on s'éloigne clairement du merveilleux pour une SF temporelle dont je cherche encore l'intérêt. Je ne suis pas fan de ce mélange des genres saugrenu qui semble en plus sorti de nulle part et qui ajoute de la technologie au milieu du merveilleux et de l'archéologie. Bof.
Narrativement, heureusement, les chapitres sont plus longs cette fois, ce que j'apprécie pour mieux poser les personnages et ce qui leur arrive, ça je dis oui. En revanche, pour le rythme et l'action, on repasse. C'est vraiment l'envie de savoir qui est Vakt et comment se débarrasser de lui qui m'a animée, avec la montée en puissance du camp adverse au fil de ses aventures, notamment dans l'autre monde, avec les révélations de Lithian. Car pour avoir de la vraie action d'ampleur il faut attendre la fin, et encore, elle est loin d'être à la hauteur de la bataille de Waterloo qui fut vraiment le point culminant de l'oeuvre. Ici, on sent que l'auteur se fait plaisir. Il fait se rejoindre et intervenir tout le monde. Il fait gonfler et gonfler la bulle mais celle-ci n'éclate pas, elle se dégonfle au final, et ce fut décevant. Je m'attendais à une toute autre confrontation.
Je n'ai donc pas été emballée. J'ai trouvé cette dernière lecture fort longue malgré l'envie de connaître la fin. Les personnages s'écoutent beaucoup trop penser. Les pérégrinations ne font plus vraiment voyager. Je pensais que ce serait peut-être compensé par un volet politique plus fourni, après tout, il y a besoin de reconstruire un régime en France, il y a un régime autoritaire avec un fou à sa tête en Russie, mais non, rien. J'aurais alors pu compter sur les personnages et leur histoire, mais celle-ci est finalement assez mince. L'auteur n'a pas développé leur psychologie ou leur background, tout est assez plat. Pire, l'écriture des femmes laisse vraiment à désirer. Nous avons encore avec Irina le cliché de la femme prête à tout pour le pouvoir. Les autres sont souvent des femmes faussement à poigne puisqu'elles ont toujours besoin d'un homme pour les aider à surmonter leurs faiblesses. Mon dieu, on en est encore là aujourd'hui... Ne peut-on avoir des femmes qui vivent et survivent par elles-mêmes, qui sont l'équivalent des hommes ? Je ne pense pas que ce soit écrit maladroitement sciemment par l'auteur, mais inconsciemment, il y a encore du boulot !
Je ne vais pas mentir, je ressors déçue de cette saga qui n'aura jamais su me combler. Vendu comme une uchronie, elle ne fut pour moi qu'un divertissement pulp mal assumé où tout est survolé malgré ses 4 tomes bien épais. Il n'y a pas de profondeurs dans les personnages ni dans l'intrigue. L'auteur se perd dans les fils de celle-ci avec trop de personnages en prime. Alors oui, il y a de l'action. Oui, il y a de la magie et de la noirceur. Oui, il y a quelques scènes de combat bien pêchues. Mais le reste ? La politique ? Le mystère ? La profondeur ? L'aventure ? Les personnages ? Tout cela a pêché pour moi et j'en suis la première à le regretter.
On se retrouve aujourd'hui avec Sorcier de sang, le dernier tome de la saga Ars Obscura, de François Baranger. L'uchronie napoléonienne touche à sa fin, et l'avenir de l'humanité est plus que jamais incertaine.
Nous retrouvons un Ludwig en proie à une profonde mélancolie tant il se languit de la reine des fées. Il ne rêve que d'une chose, la retrouver. Enfin, il rêve éveillé, car ses nuits sont peuplées de cauchemars terribles, l'empêchant de trouver le moindre repos.
Pendant ce temps, la Grande Armée tente de se reconstruire afin de contrer les troupes russes, menées par la grafinia Uliatine. Mais les dernières batailles l'ont amoindrie. Le Premier consul Irénion Brégante n'a pas le choix, il doit créer de nouvelles alliances, car la menace du sorcier Vakt est réelle, et s'il parvient à s'emparer de la France, il ne s'arrêtera pas là. C'est donc auprès d'autres pays, mais également dans l'Autre Monde que l'unique chance de survivre va se trouver. L'Autre Monde, le pays des fées, peuplé d'étranges et magnifiques créatures, que l'on a la chance d'enfin découvrir dans ce tome... Une ambiance magique, féérique, qui vient contrebalancer la noirceur de Vakt, j'ai vraiment beaucoup aimé.
J'ai longtemps eu le sentiment qu'il ne se passait pas grand-chose, dans ce roman, une partie ne me semblait pas vivante, limite peu intéressante. Mais c'était sans compter l'enchaînement d'informations, de révélations et de batailles que l'auteur nous offre dans la seconde moitié. J'ai vraiment apprécié cette fin, que ce soit l'origine de Vakt, la terreur spatiale à l'aura lovecraftienne qui m'a littéralement glacée d'effroi, l'acte héroïque final... Bref, je m'arrête là au risque de trop en dire, mais ce tome clôture une saga qui m'a vraiment plu, aux personnages attachants, aux références plaisantes et à l'univers riche et véritablement bien construit. Une saga qui me manquera sans aucun doute !
Hum... que dire de ce dernier tome ? Je suis déçue par l'ensemble. L'histoire très originale qui m'avait divertie jusqu'ici a pris une tournure attendue avec des rebondissements et des personnages clichés. Un défaut d'écriture ou d'édition certain, des répétitions de mots et un auteur qui essaye de tout expliquer, décortiquant des situations à l'excès et de plusieurs points de vue. L'épilogue est en trop et fait perdre tout son impact au chapitre précédent qui finissait avec une belle image poétique. Conclusion, j'apprécie que l'histoire soit terminée et je ne remets pas en doute les bonnes intentions de François Baranger mais je trouve que le récit s'est trop dilué. Ah et je vais hurler si je lis encore encore "délétère" et "méphitique. Dommage.
Conclusion de cette série dans la droite ligne des épisodes précédents, ça part dans tous les sens sans beaucoup de substance. J'ai plus apprécié la première partie qui a au moins l'avantage de ne jamais nous ennuyer, par contre la fin m'a paru un peu longuette. Au final c'est une série que je n'ai pas beaucoup apprécié et qui s'adresse sans doute à un public beaucoup plus jeune que moi.
J'ai vraiment apprécié la série dans sa globalité, c'est super épique et bien foutu mais ce dernier tome part vraiment dans tous les sens à mon goût. La fin me paraît un peu plate là aussi, à l'orée des enjeux qui s' annonçaient. Une bonne série tout de même.