À l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Nicolas Mathieu écrit toujours aussi bien mais je n'ai pas été convaincue par son ode à l'adultère. Les liens familiaux, eux, m'ont plus touchés. Et, j'ai l'impression qu'il se répète dans le même exercice stylistique où il prend et une scène et il l'étend. Cela a parfois rendu ma lecture redondante.
Une histoire d'amour vécue sous forme de fragments. Pas mon style, mais se lit assez vite pour ne pas devenir insupportable. De très belles estampes accompagnent agréablement la lecture.