Mohammad Jalâl al-dîn Rûmî (1207-1273) fut l’un des poètes les plus inspirés de la littérature persane et l’un des mystiques les plus incandescents de l’islam spirituel. Il eut un maître qu’il aima plus que tout, qui lui donna accès à la contemplation de l’invisible et à l’expérience de la théophanie. Son œuvre tout entière, lyrique ou didactique, prose ou poésie, est le reflet de ses découvertes intérieures et de ses extases. Elle est à la fois le miroir de son âme et une invitation à le suivre dans ce monde plus réel que le monde matériel, le monde des archétypes que les mystiques persans désignaient comme le « monde imaginal ». Elle pointe vers lâmakân, ce lieu qui n’est pas un lieu. Elle est hors du temps, et donc pour tous les temps. Elle est comme l’amour véritable, une lucarne vers les profondeurs du soi et l’infini du ciel, un océan sans rivage.
Sufism inspired writings of Persian poet and mystic Jalal ad-Din Muhammad ar-Rumi; these writings express the longing of the soul for union with the divine.
Jalāl ad-Dīn Muhammad Rūmī - also known as Jalāl ad-Dīn Muhammad Balkhī, Mevlânâ/Mawlānā (مولانا, "our master"), Mevlevî/Mawlawī (مولوی, "my master") and more popularly simply as Rumi - was a 13th-century Persian poet, jurist, Islamic scholar, theologian and Sufi mystic who lived in Konya, a city of Ottoman Empire (Today's Turkey). His poems have been widely translated into many of the world's languages, and he has been described as the most popular poet and the best-selling poet in the United States.
His poetry has influenced Persian literature, but also Turkish, Ottoman Turkish, Azerbaijani, Punjabi, Hindi, and Urdu, as well as the literature of some other Turkic, Iranian, and Indo-Aryan languages including Chagatai, Pashto, and Bengali.
Due to quarrels between different dynasties in Khorāṣān, opposition to the Khwarizmid Shahs who were considered devious by his father, Bahā ud-Dīn Wālad or fear of the impending Mongol cataclysm, his father decided to migrate westwards, eventually settling in the Anatolian city Konya, where he lived most of his life, composed one of the crowning glories of Persian literature, and profoundly affected the culture of the area.
When his father died, Rumi, aged 25, inherited his position as the head of an Islamic school. One of Baha' ud-Din's students, Sayyed Burhan ud-Din Muhaqqiq Termazi, continued to train Rumi in the Shariah as well as the Tariqa, especially that of Rumi's father. For nine years, Rumi practised Sufism as a disciple of Burhan ud-Din until the latter died in 1240 or 1241. Rumi's public life then began: he became an Islamic Jurist, issuing fatwas and giving sermons in the mosques of Konya. He also served as a Molvi (Islamic teacher) and taught his adherents in the madrassa. During this period, Rumi also travelled to Damascus and is said to have spent four years there.
It was his meeting with the dervish Shams-e Tabrizi on 15 November 1244 that completely changed his life. From an accomplished teacher and jurist, Rumi was transformed into an ascetic.
On the night of 5 December 1248, as Rumi and Shams were talking, Shams was called to the back door. He went out, never to be seen again. Rumi's love for, and his bereavement at the death of, Shams found their expression in an outpouring of lyric poems, Divan-e Shams-e Tabrizi. He himself went out searching for Shams and journeyed again to Damascus.
Rumi found another companion in Salaḥ ud-Din-e Zarkub, a goldsmith. After Salah ud-Din's death, Rumi's scribe and favourite student, Hussam-e Chalabi, assumed the role of Rumi's companion. Hussam implored Rumi to write more. Rumi spent the next 12 years of his life in Anatolia dictating the six volumes of this masterwork, the Masnavi, to Hussam.
In December 1273, Rumi fell ill and died on the 17th of December in Konya.
Majnun et Rumi étaient tout deux des fous. La seule différence est que Rumi en était conscient de sa folie et de sa souffrance. Et quand c’est le cas on est plus saint que tout les saints. Sa philosophie est d’une délicatesse admirable. Un refuge pour tout âme en quête de l’inconnu. Je me demande qu’est ce qu’il a dû ressentir envers Shams pour faire sortir toute cette poésie du plus profond de son âme.
« J’étais mort je devins vivant, j’étais pleurs je devint rire Le règne de l’amour est venu, je devins règne éternel. »
« Nous ne venons au coeur que par le coeur »
« Cherche dans l’âme cette pure liqueur Car c’est elle seule qui sonna un nom aux choses crées »
Une consolation enivrante d’un autre monde de la part de ce mystique.
Majnûn désirait écrire une lettre à Leili. Il prit une plume et écrivit ces vers :
"Ton nom est sur mes lèvres, ton image est dans mes yeux, ton souvenir est dans mon coeur : à qui donc écrirais-je ?"
La plume s'est brisée et le papier s'est déchiré.
La lecture de ce livre fut un réel plaisir. S'évader dans la méditation des vers et des strophes dont les significations sont très profondes. Ce livre est un MUST pour avoir un bref aperçu de la culture mystique de Rumi. Je ne suis pas particulièrement fan de poésie, et surtout traduite.. mais c'est un émerveillement total !
Merci Leili Anvar ! ❤❤❤ Et Merci Elif Shafaq de m'avoir fait découvrir Rumi à travers son livre Soufi, Mon amour !! ❤❤❤
Introduction à la pensée de Rumi pour qui l’expérience amoureuse et la quête spirituelle ne font qu’un. L’incandescence de la poésie d’un côté, la rigueur soufie de l’autre, tout ça mêlé aux plus beaux versets du coran.
Une super introduction à Rumi! Beaucoup d'explications et de contexte qui enrichissent la lecture!
"Ton image réside en mes yeux, ton nom n'est pas hors de mes lèvres, ton souvenir est dans les profondeurs de mon âme, à qui donc écrirais-je, puisque tu te promènes en tous ces lieux?"
Ceci est un livre pour ceux qui aiment le Français, la poésie et Rumi. J’ai bien aimé ce livre, surtout les expressions que l’auteur a utilisées en français pour exprimer ce roman de l’âme, le Masnavi.
J'aime le fait que l'auteur utilise les poèmes de Rumi lui-même comme source pour expliquer sa voix mystique et spirituelle autant que les fondements de sa pensée
Je sais que je n’ai pas vraiment lu des poémes de Rûmî. Quand quelque chose est traduit, une partie de la signification originale est perdue; il y a deux auteurs: l’auteur original et le traducteur. De plus, le français n’est pas ma language maternelle (évidemment, je suis sûre qu’il y a beaucoup d’erreurs dans ce petit texte). Ça, c’était le premier livre que j’ai lu en français (c’était un cadeau d’un collégue). J’ai dû cherché des mots que je ne connissais pas, il y avait des poémes dont le sens était difficile á comprendre. Pourtant, ces poémes m’ont ému, ont rempli mon âme d’emotion. J’ai lu juste un ombre des poèmes de Rûmî, pourtant je les adoré. Je ne peux pas imaginer à tel point ils sont beaux dans la langue maternelle. Je suis heureuse que ce livre était le premier livre qui j’ai lu en français.
Le Choix de textes et poèmes par Leili Anvar est pertinent et donne une idée claire sur la littérature soufie en général et l'œuvre de Mevlânâ Celal al-dîn Rûmi en particulier.
Les poèmes de Rûmi ont vraiment un effet profond sur moi. j'ai trop adoré le thème de la séparation et le mention de l'histoire de Farhâd et shirine en tant qu'archétype de l'amant malheureux, de Majnûn et Leyli, Djouhi et l'enfant qui pleurait a mort de son père ; pour déduire que l'expérience de la séparation et de l'absence était essentielle dans le cheminement amoureux.
"Pareil à Farhâd, je creuse, par amour pour toi, le mont de la séparation." "le ciel est fait de la fumée des coeurs qui se consument, Louanges à celui qui est ainsi consumé".
« L'amour; c'est s'envoler vers le ciel, L'amour, c'est déchirer cent voiles à chaque souffle Dès le premier souffle, interrompre le souffle Dès le premier pas, se couper des pas? »
« Nous ne venons au cœur que par le cœur Pas un instant, nous ne tenons hors du cœur Comme le roseau à la tête coupée Nous avons tout perdu et tout gagné Nous ne méritons rien que le feu de l'amour Comme de l'amant, le cœur consumé. Nous sommes les atomes du soleil de l'amour Lève-toi, Ô amour! que nous puissions nous lever! »