Avec ses cheveux roux et son teint de lait, Maria ne ressemble à personne à Maracaibo. Un jour, elle découvre pourquoi: à l’été 1969, ses parents Raúl et Victoria sont venus la chercher dans un orphelinat de Montréal. Des années plus tard, quand le paradis qu’était le Venezuela de sa jeunesse se transforme en enfer, Maria décide de quitter son pays adoré pour le Canada. Une fois là-bas, résistera-t-elle à l’envie de partir à la recherche de sa mère biologique, au risque de découvrir qu’elle n’est pas telle qu’elle l’avait imaginée? S’inspirant d’une histoire vécue, Marie-Sarah Bouchard nous donne un roman prenant sur le déracinement, la filiation, les liens de sang comme ceux du cœur.
4.5 J’ai adoré ce roman. Dans un monde où on manque cruellement d’ouverture à l’autre, je suis tellement reconnaissante que l’histoire de Maria nous ait été partagée.
Un autre roman avalé pendant une de ces fins de semaines au chalet où je quitte mon corps et ne fait qu'un avec les mots, n'en déplaise au groupe français Ärsenik, qui eux boxent avec.
L'histoire époustouflante, mais vraie de la maman du conjoint de l'autrice (du moins, à ce que j'en ai compris), un bébé québécois adopté par un couple Vénézuélien et redevenue québécoise après l'ascension au pouvoir d'Hugo Chavez dans les années 90. Un récit d'abandon, mais aussi d'abnégation et d'amour plus fort que la distance, le silence et la culture, tissé avec les liens du sang.
Si vous espérez un panorama de la culture vénézuélienne de la fin du millénaire, c'est peut-être le mauvais roman, mais cet espèce de spectre de violence peu vécue, mais toujours crainte fait aussi miroiter le statut privilégié des Guerrero (la famille d'adoption de Maria), ce que j'ai trouvé honnête sans toutefois tambouriner haut et fort les intentions vertueuses de l'autrice. C'est comme ça que ça devrait toujours être fait.
Un roman qui mérite d'être lu et considéré spécialement avec ce climat de peur et de levée des boucliers devant l'immigration alimenté par notre Maurice Duplessis 2.0 dont le règne a déjà assez duré. L'empathie, ça marche dans les deux sens et ça peut faire des miracles.
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai un faible, chaque fois, pour les récits de famille, d’adoption, de retrouvailles. Ou bien, justement, oui, je sais exactement pourquoi. J’aurais apprécié encore plus si je ne venais pas tout juste de terminer le roman « Fille-mère » avec qui les parallèles sont nombreux.
La Gringa vient d’une mère-fille beauceronne et sera adoptée par Maria et Raùl, tous deux Vénézuéliens d’origine. J’ai aimé leurs récits enchâssés, les sauts dans le temps et les époques, le zoom sur la vie d’avant au Venezuela et l’écriture de cette auteure que je ne connaissais pas.
Seuls bémols; j’aurais aimé des traductions pour les expressions et les dialogues espagnols tout comme j’aurais espéré connaître davantage l’histoire de la narratrice et son Elio avec quelques chapitres de plus.
Une chose est certaine, l’année 2026 débute en beauté! ✨
je pense que j’avais déjà un certain attachement à l’histoire considérant que la culture latine allait être abordée, mais j’ai tellement aimé comment c’était raconté!! j’ai tout aimé en fait, du début à la fin.
Coup de cœur lecture 2026! 📚❤️⭐️ C’est magnifiquement beau et profondément touchant. La Gringa raconte l’histoire de Maria, née au Québec à la fin des années 60 et adoptée par un couple de Vénézuéliens. En quête de ses origines, elle entreprend de retrouver sa mère biologique au Canada. Une plume sensible, une histoire profondément humaine : j’ai été complètement conquise.
4,5⭐️ Vraiment un bon roman, différent de mes lectures habituelles, l’histoire de Maria, son adoption et sa vie de famille, entre le Qc et le Vénézuela est vraiment attachante. Ça nous fait voir une autre réalité, que beaucoup d’enfants adoptés et d’immigrants vivent.
Un récit qui m’a profondément touchée. Marie-Sarah Bouchard rend hommage à la grand-mère vénézuélienne de son fils en faisant revivre ses souvenirs et son histoire surprenante avec beaucoup de délicatesse. L’autrice tisse un récit lumineux, baigné de nostalgie pour les années 70-80, et nous fait voyager entre le Québec et le Venezuela. “La Gringa” est une belle célébration des racines et des histoires familiales qui nous façonnent.
Le parfait livre pour terminer mon 2025 de lecture - j’ai lu beaucoup de 4 étoiles, mais peu de 5 étoiles et nul autre livre que celui-ci, qui m’a autant captivé du début à la fin avec sa belle plume, ses personnages variés et sa belle histoire.
L’histoire est touchante pour multiple raisons. Ce qui m’a touché le plus par contre c’est l’amour de l’autrice pour son fils, les forces différentes des femmes exceptionnelles dans ce livre et la voix qu’elle a donné à ceux qui n’en avait pas. Vive le storytelling, vive être mère.
Lecture coup de cœur. C’est un livre qui aborde des thèmes pas légers : l’adoption, l’immigration, l’amour inconditionnel, les liens familiaux complexes, et plus. J’ai trouvé l’histoire riche et pleine de sensibilité.
Le seul petit bémol pour moi serait du côté de la narration. J’ai un peu moins embarqué dans le fait que le récit soit “retracé”. Même si je trouve l’idée originale, j’ai eu de la difficulté à rester 100% investie, je revenais souvent en arrière pour être certaine de savoir si j’avais bien compris certains passages.
En bref, je recommande chaudement et j’espère que l’autrice publiera d’autres livres.
Tres bon roman! L’histoire est super intéressante, j’ai appris plein de chose sur l’adoption au Québec dans années 60-70. Par contre, je crois que le roman aurait pu aller plus loin au niveau de ce que vivaient les personnages, on reste trop en surface. Les événements vécus sont clairement bouleversantes, mais on passe rapidement dessus, sans trop explorer la vie intérieur.
Beau récit touchant et très actuel compte tenu de l’arrestation récente de Maduro. La dégradation du climat politique au Venezuela y est clairement illustrée. J’ai également appris de notre histoire québécoise, notamment que des familles étrangères adoptaient régulièrement au Québec vers les années 60. Personnages attachants.
J'ai dévoré ce livre! Très bien écrit. Je ne peux pas m'imaginer la réalité des jeunes mères célibataires de cette époque, et je ne peux pas m'empêcher de penser à tous ces enfants dans les orphelinats.. Que sont-ils devenus? Je vais coller mes filles en pensant à tous ces enfants !!
Magnifiquement bien écrit — impossible de ne pas y déposer cinq étoiles. Étoiler l’histoire de cette famille ne ferait aucun sens. C’est beau, très beau. Les mots sont choisis avec soin et bienveillance.
Adoré.Touchant et révélateur de voir les effets d’une adoption et de l’immigration sur plusieurs générations. Les multiples personnages rendent cette histoire bien humaine et réelle.
J’ai été très touchée par ce récit qui raconte une histoire familiale parsemée de blessures profondes mais surtout d’amour. J’en retiens que c’est la résilience qui ressort toujours triomphante. Le personnage de Marie-Louise m’a marqué. Les sentiments de solitude, de désespoir et d’injustice dans Marie-Louise sont puissants. Ça fait mal de se mettre à sa place.
C’est une très belle lecture que je recommande! Lire ce livre dans le climat actuel du Venezuela ajoute une couche de profondeur. Je dois admettre que je n’ai pas dévoré le roman, le récit reste parfois un peu trop en surface là où j'aurais aimé être touchée
Une lecture à la fois touchante et troublante qui explore le sujet de l’adoption et du déracinement sous ses différentes facettes. J’adore les histoires ayant comme personnage principal une femme qui n’a pas froid aux yeux.
Un 24h de lecture bien investi. C’est tout ce que j’aime le plus d’un roman. J’ai fini le livre en lui faisant un gros câlin. Bravo bravo bravo à l’autrice!
On connaît tous des histoires d’adoption, souvent à l’étranger. Mais on oublie souvent un chapitre plus près de chez nous, longtemps gardé secret. Dans le Québec des années 1960, de jeunes femmes ont accouché dans l’ombre, cachées dans des couvents, pour confier leurs bébés à d’autres familles jugées plus « respectables ».
Le roman suit Maria, née à Montréal mais adoptée par de riches Vénézuéliens, à l’époque où leur pays et leur ville (Maracaibo) brillaient encore de prospérité. Maria, c’est la seule de son école à avoir la peau blanche et les cheveux flamboyants. Une Maracucha différente, persuadée que sa mère biologique l’attend quelque part au Canada, dans un palais de glace digne de la Reine des neiges.
À travers cette quête, La Gringa explore les questions d’identité, de racines et de filiation avec une écriture à la fois fluide et touchante. Entre passé et présent, on plonge dans un récit vibrant, rempli d’émotion, qui nous parle à tous de ce besoin universel de savoir d’où l’on vient.
Il y a des livres qu’on apprécie. Et il y a ceux qu’on referme avec des frissons.
La gringa fait partie de ceux-là. J’ai tout aimé : l’écriture précise et sensible, la construction de l’arc narratif, la manière dont le roman explore l’identité comme assignation — ce que le regard de l’autre fait de nous — tout en laissant place à la possibilité de se réapproprier cette étiquette.
La réflexion sur “l’adoption de l’étranger” est brillante. Subtile, jamais lourde, mais profondément structurée.
Tout le roman se cristallise à la dernière page. Le déplacement, l’appartenance, le regard, l’origine. Une image simple, mais d’une force symbolique immense.