Jump to ratings and reviews
Rate this book

Les nuits de l'underground

Rate this book
Dans le Montréal hivernal des années 70, l’Underground, bar mythique et énigmatique, est un monde à part.
Dans ce refuge nocturne, où se retrouvent ouvrières, artistes, collégiennes, mannequins, employées ou écrivaines, s’invente une communauté invisible et vibrante de femmes. Au fil des danses et des étreintes, ce bar lesbien devient un lieu de liberté, d’amitiés fulgurantes, de complicités silencieuses, avant le retour dans la nuit glaciale et, au matin, le quotidien du travail.
Geneviève, sculptrice parisienne, s’y rend en quête d’inspiration. Le visage de Lali la happe : Lali, à l’ascétique profil, dont la présence intense semble défier les lois du monde.
D’une plume sensible et sensuelle, Marie-Claire Blais – figure majeure de la littérature québécoise, lauréate du prix Médicis en 1966, autrice d’une œuvre vaste et inclassable – signe un roman choral incandescent sur le désir, l’amour entre femmes et les liens mystérieux qui naissent la nuit.

288 pages, Paperback

First published January 1, 1978

23 people are currently reading
291 people want to read

About the author

Marie-Claire Blais

84 books82 followers
Marie-Claire Blais naît à Québec en 1939. Elle publie à l’âge de vingt ans un premier roman, La Belle Bête, dans lequel elle analyse avec une âpre lucidité les ressorts psychologiques d’une relation violente, pleine de haine et d’envie, entre une jeune femme trop laide et son frère, simple d’esprit mais si beau que l’on ne voit que lui. Cette violence, cette sauvagerie resteront présentes dans tous les livres et le théâtre de Marie Claire Blais. Son lyrisme très personnel permet à l’auteur de traverser les apparences pour révéler les monstruosités de la vie.

Aussitôt remarquée, Marie-Claire Blais reçoit une bourse de la Fondation Guggenheim et se met à écrire Une saison dans la vie d’Emmanuel, ouvrage pour lequel elle obtiendra le prix Médicis en 1966. Dès lors, son œuvre se déploie à une vitesse surprenante et compte à ce jour plus de vingt romans, cinq pièces de théâtre et plusieurs recueils de poésie. Des séjours prolongés aux États-Unis, en France et en Chine notamment, des bourses et de nombreux prix, dont le prix France-Québec en 1976, ont aidé Marie-Claire Blais à s’adonner entièrement à une œuvre authentique et exigeante. Citons pêle-mêle, Tête blanche (1980), L’Insoumise (1966), David Sterne (1967), Manuscrits de Pauline Archange (1968), Une liaison parisienne (1975), Visions d’Anna (1982), Pierre (1986), Un jardin dans la tempête (1990), Dans la foudre et la lumière (2001), Naissance de Rebecca à l'ère des tourments (2008) et Mai au bal des prédateurs (2010).

Enfances solitaires, innocences bafouées, révoltes, inusable tendresse sont autant de thèmes qui jalonnent l’œuvre d’un auteur qui n’imagine pas de réalisme sans transfiguration poétique. Québécoise dans l’âme, Marie-Claire Blais est une militante convaincue pour la francophonie. Ses ouvrages ont été traduits en de multiples langues et publiés au Canada anglais, aux États Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Italie, au Danemark, en Hongrie, au Japon, en Norvège et en République tchèque.
Deux fois boursière de la Fondation Guggenheim (1963 et 1965), Marie-Claire Blais a reçu, pour l’ensemble de son œuvre, les Prix France-Québec (1966), Prix Canada-Belgique (1976), Prix Athanase-David (1982), Prix Duvernay (1988), Prix Nessim Habif de l’Académie royale de la langue et de la littérature françaises de Belgique (1990), Prix international de l’Union latine des littératures romanes (1999), Grand Prix littéraire international Métropolis Bleu (2000), Prix W.O. Mitchell (2000), Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco (2002), Prix Gilles-Corbeil décerné par la Fondation Émile Nelligan (2005) et le Prix Matt Cohen du Writer’s Trust of Canada (2007).

En marge des prix littéraires reçus, elle a été élue en 1986 à la Société royale du Canada (Académie des lettres et des sciences humaines) et, en 1992, à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique devenant la première écrivaine québécoise à siéger dans une académie littéraire européenne. Elle a rejoint l'Académie des lettres du Québec en 1994 et, en 1999, elle a reçu les insignes de Chevalier des arts et des lettres (France).

Parallèlement à ces honneurs, elle a aussi reçu l’Ordre du Canada (1975), la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada (1992), l’Ordre national du Québec (1995), a été nommée Woman of the year for services to literature and creative writing (1995-1996) par The International Biographical Centre of Cambridge, England, et reçu le Degree of International Letters for Cultural Achievement fiction, creative writing (1997) par The American Biographical Institute.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
19 (23%)
4 stars
21 (25%)
3 stars
25 (30%)
2 stars
12 (14%)
1 star
5 (6%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Jsiva.
136 reviews148 followers
March 29, 2023
A lot of intelligent musings and insights about thought, survival, heartbreak, shame and coping....a prolonged case of SAD because of the long winters. But I didn't feel connected to the characters. They seemed to be fuzzy or distant. The plot also felt like trudging through to where? I don't know actually, it doesn't seem like Genevieve after all she's been through does either. All in all, inspired by the insight, lost in the plot.
97 reviews5 followers
November 23, 2020
Exigeant—c’est Marie Claire Blais—mais ça vaut la peine de persévérer, ne serait-ce que parce que c’est l’un des premiers romans québécois queers centrés autour des femmes. C’est pas encore les phrases de plusieurs pages de Soifs, mais on sent que ça s’en vient, avec des passages plus denses que d’autres.
Profile Image for C. J..
1 review2 followers
January 11, 2021
D'entrée de jeu, ce livre se place dans la catégorie "cela aurait dû être mieux". Blais met en scène le personnage de Geneviève, sculpteur (disons sculptrice), plus ou moins ouvertement lesbienne, mais introvertie. Le personnage n'est pas mal construit : parfois érudite en histoire de l'art, toujours un peu fade, elle incarne un trait qui se distingue et se fond à la fois. Elle vivra d'abord une liaison avec Lali, une soignante originaire d'Autriche, hantée par des souvenirs de la Guerre, puis, plus brièvement avec Françoise, une bourgeoise parisienne plus âgée et partiellement névrosée.
L'Underground est un bar lesbien montréalais, et les scènes qui s'y passent témoignent d'une certaine époque.
La grande force du livre est de faire un roman ouvertement lesbien. Par contre, il faut noter certains bémols. Blais se laisse influencer dans une certaine mesure par la prise de parole populaire des années 70, mais cela donne des personnages "ouvriers" stéréotypées et risibles, qui permettent aussitôt de distinguer Geneviève en lui donnant une intériorité supposément plus complexe. D'ailleurs, on suppose que les pauvres aiment être pauvres parce qu'elles sont trop névrosées ou paresseuses pour étudier. Les bourgeoises, elles, s'encanaillent, parce qu'on les a obligées à refouler leur liberté intérieure. Enfin, il y a un problème quand à la question raciale, qui prend l'appropriation de la racialisation par métaphore (caractéristique du féminisme blanc) et par la sursexualisation/déshumanisation de corps noirs.
Profile Image for Cam david.
869 reviews5 followers
February 16, 2026
« En vivant avec un homme, n’avait-elle pas fui toutes les femmes du monde? »

J’ai lu ce livre dans le cadre de mon cercle de lecture, et je l’ai commencé après tout le monde, alors tout ce que je savais de ce livre c’étaient les commentaires de mes amis dans notre conversation de groupe disant à quel point il était mauvais et qu’ils n’arrivaient pas à le lire. Disons que mon enthousiasme était aussi bas que mes attentes, mais franchement, je n’ai pas détesté. Je n’ai certes pas adoré non plus, mais je ne pense pas qu’il mérite autant de haine.

Oui, c’est une lecture très exigeante (en même temps c’est du Marie Claire Blais, ils s’entendaient à quoi) c’est beaucoup plus un roman d’ambiance qu’une histoire soutenu avec beaucoup d’action, mais si on prend la peine de persévéré, on finit par se laisser emporter par l’ambiance, l’écriture et ce bar saphique. Je suis d’accord, le début est difficile, un peu déconcertant, il faut s’y habituer, mais passer les cent premières pages, on s’habitue à la prose de Blais et soudainement tout semble plus fluide, plus léger. Il faut juste s’accrocher et ça en vaux la peine, si ce n’est pas pour le livre, pour la communauté queer. C’est le premier roman queer mettant de l’avant des femmes. Il y a des passages plus denses que d’autres, mais les dialogues sont plaisants et on finit par comprendre tout ce qui navigue autour de l’underground.

Je me suis parfois perdu dans l’intrigue, mais je sentais que l’histoire était vraiment secondaire aux réflexions qu’apportait l’autrice. Plusieurs étaient intéressante, notamment sur l’homosexualité (dans les années 70), la honte, l’amour et les peine d’amour, la pensée, la survie, mais également cette approche à la dépression et au changement d’humeur que cela peu apporter. L’écriture était vraiment plaisante, un peu présomptueuse par moment, mais quand même belle et éloquente. Par contre, les phrase de Blais était très longue et on pouvait passer plusieurs pages sans avoir de changement de paragraphe. Il n’y avait également aucun chapitre et perso je suis une fan des chapitres de 10 pages environs parce que je trouve que ça rythme ma lecture. Comme j’avais l’impression que c’était que des gros bloque ça alourdissait énormément ma lecture et je crois que je l’aurais trouvé plus facile et léger. J’ai quand même aimé la profondeur du récit, mais je pense que sans perdre cela, une fluidité linguistique aurait été bienvenu.

L’emploi des pronoms et du genre à certain endroit m’a troublé, par exemple décrire Geneviève (she/her) comme sculpteur au lieu de sculpteuse ou encore René qu’on nous introduit comme quelqu’un se décrivant uniquement au masculin, mais dans la narration va quand même toujours être genré au-elle… Et le terme amie au lieu d’amoureuse ou amante m’a dérangé aussi. Parlant des personnages, je ne comprenais absolument pas l’obsession pour Lali, elle me semblait particulièrement détestable et pas du tout intéressante, même honnêtement très problématique. À quel point elle devait être cute. J’aurai par contre aimé en savoir plus sur elle, cette médecine autrichienne hanté par ses souvenirs de la guerre. En même temps je pense que ce sont les goûts de Geneviève qui sont problématique, parce que clairement Françoise n’est pas mieux après. Geneviève, pour sa part, n’était pas un personnage mal construit, seulement elle n’a pas su réussir à éveiller énormément d’intérêt en moi. Elle était toujours fade, autant dans ses amours que sa passion pour l’art, rien ne m’a sembler passionné, brûlant ou grandiose. Elle se font dans la masse. Elle ne m’a pas laissé de gout amer en bout, elle ne m’a rien laisser du tout.

Par contre ce n’est pas réellement Geneviève le personnage principal, mais l’Underground et c’est pour ça que lorsqu’elle va à Paris, principalement dans la deuxième partie avec Françoise, bien que j’aille bien aimer sa relation avec celle-ci j’ai trouvé que l’absence du bar dénaturait le livre. L’absence de tous ces femmes qui semblent vivre là-bas, n’exister que la nuit et qu’on voyait évoluer en parallèle de Geneviève, souvent même plus que Geneviève qui était des fois une observatrice absente à créer un vide dans ma lecture tout en permettant une rupture rythmique d’un rythme très monotone. Alors cela avait également du positif. Bien que je ne sache pas mettre une date exacte sur l’histoire, je me sentais quand même projeter dans une autre époque et j’ai aimé que pour une fois l’homosexualité (surtout dans un roman qui a plus de 20 ans c’est encore plus impressionnant) ne tourne pas autour du coming out, du rejet de la société, du sida ou d’à quel point être gay rend misérable. Elles auraient pu être gay comme straight, c’était un ajout à leur personnalité chaotique.

Le plus gros bémol de ce livre (mis à part qu’il soit quelque peu ennuyeux) c’est que Blais se laisse influencer par les années 70 (son époque) et ses stéréotypes. Elle va par exemple décrire ses personnages ouvriers, toutes celles travaillants dans les usines ou juste celle peu éduqué de manière très risible permettant très facilement de les différencier de Geneviève et de toutes les autres femmes éduquer. Elle va d’instinct créer une marge entre ses personnages par leur éducation encourager par les préjugés de son époque sur les travailleurs des usines. Elles vont chacune rentrer dans des catégories, les pauvres aiment être pauvre parce qu’elles sont paresseuses ou simplement stupide et les riches sont coincée et refoule leur liberté. Autre très gros bémol, je ne pense pas que Blais soit raciste et je pense même qu’elle a inclus de la diversité ethnique dans le but inverse, mais on revient au stéréotype problématique des années 70… La Grande Jaune, très problématique. Et toutes les femmes noires étaient décrit de manière qui m’ont mise extrêmement mal à l’aise, chaque fois qu’une apparaissait, elle était dans l’hypersexualisation et la déshumanisation de son corps…

Je ne pense pas que je recommanderais ce livre, je pense que c’est une lecture exigeante, mais je suis quand même contente de l’avoir lu et d’avoir passé au travers.
Profile Image for Tessa.
301 reviews
June 30, 2024
Difficile de toucher au monument qu'est Marie-Claire Blais. Mais force est de constater que Les nuits de l'underground n'est pas une oeuvre majeure de son corpus. C'est d'abord un geste de rébellion contre un monde qui réprime la condition de la gente lesbienne montréalaise. Une volonté de changer les choses. Et ce récit ne connaît pas la reconnaissance que la plupart de ses autres livres ont reçu.
Les personnages, nombreux, sont issus de la classe populaire et les dialogues sont d'une grande pauvreté. On retrouve la merveilleuse plume de Blais dans les réflexions et les descriptions de temps à autre mais l'ensemble est principalement basé sur les rapports entre ces femmes. Sur près de 300 pages, on ne lit que la description de ces rapports charnels - lèvres, yeux, peau, seins, cheveux - dans une interminable plainte de désirs inassouvis. Ça devient lassant pour le lecteur.
2,004 reviews16 followers
Read
July 21, 2024
Read along with most else by Blais, some of it even en francais!
Profile Image for fanny is probably reading.
60 reviews1 follower
February 22, 2026
pure masterpiece, magnificent, beautifully well written, queer, lesbian, unique, extraordinary, a must read, go in your local bookshop, pick it up from the shelves, read it, like now
Profile Image for Anna.
14 reviews
February 1, 2024
New Press, Canadian Classics. 1982. 199 pages
Translated by Ray Ellenwood (English Prof at York U)

eventually I'd like to re-read it - but a different edition with a female translator who uses Canadian spelling.
Profile Image for Eric Lawton.
180 reviews12 followers
October 25, 2021
Nights in the Underground. English below.
Plein d'idées sur la condition humaine, certaines spécifiques à cette communauté de lesbiennes, la plupart plus générales.

Full of insights into the human condition, some specific to this community of lesbians, most more general. I had the English translation at hand to check words I didn't know in context. It is a good translation by Ray Ellenwood. Sometimes I'd get stuck in the details because I read French more slowly so I would read a whole page.
Displaying 1 - 14 of 14 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.