Dans une langue brute et sensorielle, Camille Leyvraz nous plonge dans un huis clos rural d’une beauté sombre où la nature, omniprésente, reflète la violence des âmes et le poids des silences. Rouille est un roman où le corps devient un champ de bataille, un lieu de lutte et de survie : une jeune femme porte un enfant contre son gré, né d’un viol dont l’auteur s’est volatilisé. Entre rage et résilience, elle se débat contre les non-dits, la fatalité et le regard d’un village qui juge, oppresse et condamne. Son frère, figure à la fois protectrice et énigmatique, l’accompagne dans ce quotidien Âoppressant qui, avec la force des liens familiaux, s’éclaircit peu à peu jusqu’à une forme d’apaisement.
j’ai eu du mal à terminer ce livre, non pas parce que l’histoire ne m’intéresse pas, au contraire, on a envie de savoir, mais plus pour la difficulté de lecture. ce n’est pas un roman classique, c’est dense, cru et très imagé.
les images sont belles, intelligentes et violentes à la fois.
j’ai malgré tout aimé l’histoire et les personnages, un sujet si difficile à appréhender.