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Les mandragores

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Paris, années 80, l’Amore e Gusto, restaurant italien à l’abandon, abrite une fratrie d’orphelins, les Cipriani. Benito, le petit dernier, vient tout juste d’avoir 18 ans. Il aimerait avoir l'assurance et la rage de Primo, la bonté naturelle et la force de Piero, ou encore la révolte de sa soeur, Chiara. Il aimerait leur dire, mais Benito, lui, c’est le silence... Alors, quand ils reçoivent une lettre de leur mère annonçant son retour après 10 années d’absence, l’équilibre précaire de la famille bascule dans la nuit. Récit d’une errance depuis les bas-fonds de Paris jusqu’aux couloirs de Sainte-Anne, nous suivons Benito dans son périple ponctué d’incompréhension, de drames et de rencontres émouvantes, à la recherche de soi-même et des autres. À vingt-deux ans, Marius Degardin signe un premier roman fracassant. Avec une gouaille troublante de sincérité, Les Mandragores nous entraîne dans une quête d'une profondeur stupéfiante pour “briser le silence et faire rire les copains avec les mêmes mots”. Les Mandragores, l’histoire d’une jeunesse en lutte contre l'accablement, l’enfermement et le désespoir, et qui ose faire face à la lumière.

312 pages, Paperback

Published August 14, 2025

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Marius Degardin

2 books1 follower

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Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for Tina.
16 reviews3 followers
December 7, 2025
Ce roman est magnifique, j’ai ri comme j’ai pleuré en le lisant. Les sujets abordés sont durs, c’est brutal et triste : l’auteur ne nous ménage pas. Mais il y a cette langue tellement poétique et pleine de punchlines magistrales. purée je suis boulversée
Profile Image for Bruno Menetrier.
351 reviews5 followers
August 17, 2025
Un premier roman percutant signé par un très jeune auteur : l'histoire d'une fratrie abandonnée par les parents. Marius Degardin ose se faire une place sur la scène littéraire.

On sait depuis Corneille, que la valeur n'attend pas le nombre des années. En voici encore la preuve avec ce premier roman Les mandragores, du très jeune (22 ans !) Marius Degardin.
C'est toujours un grand plaisir et une grande satisfaction que de découvrir une nouvelle plume, une nouvelle voix qui, même noyée dans le bruyant tumulte d'une rentrée littéraire, reste assez forte pour se faire entendre et captiver l'attention de ses lecteurs.

Ce jeune auteur nous invite au restaurant à Paris, entre Bastille et République, un établissement à l'enseigne prometteuse « Amore e Gusto ».
Mais ne salivez pas trop vite : le resto a été abandonné par les tenanciers italiens Silvio Cipriani et Giuletta Umiliani.
Abandonné, tout comme les quatre enfants qui vivotent dans le resto de leurs parents qui leur ont laissé « juste un grand vide au fond du bide ».
Et c'est donc l'histoire de cette fratrie, quatre enfants d'immigrés italiens, les quatre Cipriani littéralement abandonnés par leurs parents : « quelques photos, des lettres, un portefeuille troué avec quelques lires dedans, et un carnet. On avait plus que ça des parents. Ça et des souvenirs qu’on aurait préféré enterrer ».
L’aîné c'est Primo, la colère incarnée, c'est lui qui organise tous les mois un « dîner de famille » où ils se retrouvent tous les quatre, pour boire plus que pour manger, peut-être parce que « c’est seulement quand on a le ventre rassasié qu’on sait si on est vraiment malheureux ».
Piero, c'est l'aveugle qui picole et « il tapait fort dans l'éthanol ».
La fille c'est Chiara, une jeune sage-femme affligée d'un bec de lièvre ce qui lui donne parfois un « beau sourire vertical ». Elle, c'est une révoltée.

Le petit dernier de la fratrie, c'est lui qui raconte. Il se fait appeler Benoît car il aime pas trop le prénom sous lequel il a été déclaré par son père : Benito ... en l'honneur du Duce.

Ces quatre-là sont nés de parents plus que toxiques, délétères, dangereux, les mots ne sont pas assez forts, et ils ont vécu des histoires vraiment pas possibles. Et encore, j'ai pas mal édulcoré la présentation.
Heureusement, le roman navigue bien au large de l'écueil du misérabilisme complaisant. Bien au contraire, c'est la rage qui domine ce récit. Une rage nourrie par une injustice implacable et une rage de (sur-)vivre et de s'en sortir, coûte que coûte. Le ton serait un peu celui de L'enragé de Sorj Chalandon.

La première partie du bouquin où Benito/Benoît nous présente sa fratrie est une véritable claque littéraire. Ça fuse de toutes parts et Marius Degardin tape fort à coups de bonnes formules sur le thème "familles, je vous hais".

Marius/Benito, « la rage au ventre et les tripes tordues », tape, cogne, comme un boxeur sur son sac de frappe, soufflant à grand bruit de han ! et de han ! qui viennent déranger quiétude et silence car chacun sait que « les histoires de famille ont la très mauvaise habitude de se consumer dans un odieux silence » .
Mais cette furie est aussi « une invitation au courage, le refus de la passivité angoissée ».

Un peu plus loin, la furie devient folie furieuse, et au sens propre, puisque nous voici enfermés à Sainte-Anne : si le titre évoque la floraison des mandragores, c'est que les pendus ne sont pas bien loin.
Ce n'est qu'un premier roman et l'on sent là que Marius Degardin ne maîtrise pas toujours sa plume et se laisse parfois emporter par la véhémence de son personnage, et il y a de quoi.

Au fond de nous, on préfère ne pas savoir ce que l'auteur partage avec ses personnages, mais visiblement Marius Degardin est quelqu'un qui a quelque chose à dire.
Un premier roman percutant signé par un auteur bien jeune qu'il va falloir suivre de près.

Ce livre fait partie de la sélection du prix Envoyé par la Poste qui récompense les jeunes talents ayant transmis par voie postale leur manuscrit à un éditeur.
Il est également retenu dans la sélection du Prix Fnac 2025.
Profile Image for Matatoune.
631 reviews33 followers
August 7, 2025
Marius Degardin propose un premier roman, Les mandragores, troublant et surprenant à la fois, à l’écriture gouailleuse et poétique. Les mandragores sont des plantes qui poussent sous les pendus, dit la tradition. Ce roman raconte que la vie peut surgir de la souffrance. Il est une plongée dans la folie d’un père et son retentissement sur une famille, la baignant dans la violence, l’inceste, les déviances sexuelles, les addictions, les scarifications et même le suicide, comme seule fuite à l’emprise, même à distance. Pourtant, Marius Degardin raconte l’horreur sans en avoir l’air, sans se vautrer dans la victimisation.
Il nous entraîne dans son monde avec cette écriture si personnelle et inventive. Il fait porter à Benito, avec sa majorité toute nouvellement acquise, un œil naïf sur le monde qui l’entoure et nous invite à partager sa vision. Il sait nous narrer des situations où le mal et la noirceur sont dépassés. Marius Degardin propose cette histoire pleine d’espoir, où les sentiments qu’elle exprime sont d’une justesse et d’une intensité particulièrement affûtées.
Un stupéfiant premier roman !#RL2025
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for 13encolère.
39 reviews
August 29, 2025
"On doit vivre avec ça, un trognon coincé dans la gorge, sans que personne parvienne jamais vraiment à le retirer." Entre misère, drogues et violences familiale se tisse un récit poignant et crue.
La vie la vraie sans fioritures.
Un jeune garçon tout juste adulte nous décrit son environnement, sans trop en dire sur son monde intérieur, et pourtant cela nous suffit à comprendre sa souffrance, et celle de ses frères et sœur.
ça c'est le mot pour le travail.
maintenant, purée de putain de merde. C'est super bien écrit, retranscrit (le monde de Benito). Iris détient mon coeur.
C'est un super livre autour de l'inceste, pas parce que documentaire ou quoi, mais parce que c'est comme ça que ça se passe. Le silence. La paralysie. L'effacement, comme si ça avait pas existé alors que ça nous hante dans nos esprits et dans nos chairs.
35 reviews
March 8, 2026
premier roman prometteur d'un jeune auteur de 22 ans, l'histoire de 4 orphelins, les Cipriani et les spirales de l'abîme dans lequel ils sombrent quand leur mère s'annonce après les avoir abandonnés pendant 10 ans.
Tous les stigmates du malheur surgissent, abus sexuels, violence, alcoolisme, tentatives de suicide, les marques des "mandragores", ces fleurs du mal, qui étouffent les espoirs et dont les racines broient les pensées...
Comment faire danser la vie sans le terreau de l'amour ?
21 reviews
March 5, 2026
Etonnant ce roman écrit par un aussi jeune homme.
Percutant, poétique.
Du noir le plus profond à l'espoir en la vie .
Les mandragores rodent mais Benito s'en détache et prend le large dans cette mer salvatrice.
Une belle découverte
Profile Image for Joel Grignou.
9 reviews
June 30, 2026
Une lecture qui m'a vraiment marqué. Ce qui frappe d'emblée dans Les Mandragores, c'est ce style direct, presque tranchant, qui ne tourne jamais autour du pot. L'auteur va droit au but, sans fioritures inutiles, et cette économie de mots donne au récit une force et une intensité rares.
Profile Image for Louenore.
153 reviews
October 1, 2025
Incroyable premier roman, chez ce jeune auteur fort sympathique de 22 ans 💙
Profile Image for Jordana Simon.
Author 5 books25 followers
October 14, 2025
Il y a des phrases formidables dans ce livre. L'histoire en elle même ne m'a pas transportée mais les personnages sont vrais.
Profile Image for Pauline.
87 reviews33 followers
Read
October 20, 2025
"Un jour, moi aussi je nagerai l'hirondelle."
48 reviews
January 20, 2026
Tellement bizarre de lire Marius. Touchant, perturbant, cru.
222 reviews1 follower
March 29, 2026
j'ai mis quelques pages à rentrer dans la lecture (très vulgaire) mais après, Wouaw ! beaucoup d'émotions !
Profile Image for Marion De Backer.
5 reviews
April 11, 2026
Un récit poignant grandiose qui fait passer du rire aux larmes. L'écriture est brute et poétique. Ce bouquin regorge de phrases qu’on relit en se délectant de la plume de Marius Degardin.
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