Dans le passé, Amber Turner a été victime d'un tragique accident, bouleversant ainsi sa vie d'étudiante. Ce qui devait être un banal choc s’est transformé en cauchemar, dont elle est aujourd'hui l’unique survivante.
Entre travail, sorties et légèreté, elle semble désormais retrouver une certaine stabilité. Ses cicatrices, bien que profondes, ont cessé de saigner. Du moins... jusqu’au jour où elle croise le chemin d’Aaron Blake. Ce mercenaire au passé trouble, réputé pour sa cruauté et son cynisme, ne lui inspire rien qui vaille. Amber veut fuir, s’éloigner de tout ce qu’il incarne, mais à la première parole qu’il prononce, le passé la rattrape subitement. Sa voix, son regard, sa présence... tout ce que cet homme dégage la ramène à ce terrible accident.
Aaron détient peut-être les réponses qu'elle cherche depuis si longtemps ? Ou peut-être est-il l’instrument de sa perte...
En tout cas une chose est sûre : aucun d’eux ne sortira indemne de cette histoire.
Ce que j’ai aimé dans cette histoire, c’est justement ce qui la rend inconfortable dès les premières pages : cette sensation que quelque chose veille sous la surface. Amber Turner, en apparence stable, presque en paix, essaie de vivre comme si rien ne s’était jamais brisé. Elle travaille, elle sort, elle rit mais tout ça sonne un peu faux. On sent que l’équilibre est fragile, que les fondations sont fêlées.
Et puis il y a Aaron. Ce genre de personnage qui fait tout vaciller sans rien dire. Il débarque avec son passé trouble, ses silences lourds, et surtout, cette voix, ce regard, qui font tout remonter à la surface. Ce que j’ai trouvé fort, c’est qu’il ne suffit pas d’un geste ou d’une grande révélation pour que tout change. Il suffit qu’il soit là. Qu’il existe.
Ce que j’ai trouvé marquant, c’est la façon dont le roman parle du traumatisme sans le nommer. Les flashs, les sensations, les instincts de survie qu’on n’explique pas. Amber n’est pas une héroïne parfaite, mais elle est vraie. Elle se débat, elle doute, elle fuit… mais elle avance. Même quand tout en elle voudrait s’effondrer.
Et ce que j’ai adoré, c’est cette zone grise. Ce moment où plus rien n’est clair. Où l’on ne sait plus si Aaron est une menace ou un repère, une erreur ou une clé. Rien n’est simple, rien n’est tranché. Et c’est justement ce flou, ce tiraillement constant, qui rend l’histoire aussi prenante.
Ce n’est pas juste l’histoire d’un accident ou d’un homme dangereux. C’est le récit d’une confrontation avec soi-même, avec ce qu’on croyait enfoui. C’est une histoire de cicatrices mais surtout de ce qu’on en fait.
Un roman qui dérange un peu, qui touche juste, et dont on ne sort pas tout à fait indemne.