Il est temps de réinventer le travail. Au travers d’un essai critique incisif, Lucile Quillet met en lumière un système injuste et excluant, appelant à sortir de cette illusion d’« égalité » que la société nous fait miroiter. Parce que le travail des femmes est un objet politique.
C’est un ouvrage intéressant mais je le trouve un peu léger sur certains points. Il y a plusieurs aspects qui sont négligés à mon sens. On parle bien du travail gratuit, de problématiques liés à la maternité, de la dévalorisation des métiers du care, des écarts de salaires et d’autres facteurs matérielles etc (pleins d’idées majeurs en somme). Mais on reste beaucoup sur des métiers de bureau (et un peu des métiers de la santé).
Quand est-il des femmes avec un ou des handicap•s ? les femmes voilées ? (le sujet des femmes noires est survolé). Elles aussi sont parfois obligés d’être auto-entrepreneuses pour avoir une activité professionnelle (l’autrice aborde les auto-entrepreneuses mais à travers des questions de maternité et de rythme). On aborde jamais les travailleuses du sexe ? Au vu de la violence à laquelle elles sont exposées (féminicide prostitutionnel) le fait qu’elles ne soient même pas évoquer me fait un peu tiquer j’admets. On ne mentionne pas non plus les femmes trans (et j’en passe) et c’est dommage…
C’est un livre incomplet mais c’est une bonne porte d’entrée vers ces thématiques I guess. Bien évidemment y’a aussi de très bon truc !!!
Tout à fait d’accord avec le propos of course, mais je m’attendais à autre chose… on dirait plus un pamphlet qu’un essai vraiment documenté (et c’est ok). Du coup je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand chose de plus que ce que je savais déjà. Probablement une bonne porte d’entrée pour quelqu’un qui commence à se questionner sur cette thématique.
3,5⭐️ C'est un livre très interessant - un peu long - qui offre un bon panorama des inégalités qui touchent les femmes dans le monde du travail et qui propose en guise de conclusion quelques solutions qui ne sont pas hors sol, ce qui est assez satisfaisant. Toutefois, l'ouvrage est assez léger sur certains points et surtout comporte un gros biais : si l'autrice parle volontier du "monde du travail" dans son ensemble, elle parle en réalité du monde du tertiaire, et invisibilise par là les inégalités vécues dans le domaine de l'agriculture, les métiers de services, les usines, etc. C'est dommage car dans ces domaines aussi le monde du travail trahit les femmes
Un précieux à avoir dans sa bibliothèque. Un puit d’informations détaillées, des chiffres & pourcentages, des mots posés sur des situations normalisées mais absolument affligeantes.
J’ai cependant eu parfois du mal avec la manière dont c’est écrit et formulé, il y a quand même pas mal de fautes d’orthographes.
J'aurais aimé lire ce livre au début de ma carrière. A l'époque, surtout dans l'univers de la tech où je travaille, toutes les femmes étaient encouragées à Lean In. Et oui, cette méthode a permis à certaines femmes d'avancer mais elle n'a pas permis de faire exploser le plafond de verre pour la majorité car elle a juste perpétué une structure du travail traditionnelle qui favorise les hommes. Lucille Quillet montre de manière très didactique que l'univers du travail n'est pensé que pour un certain type de personnes et que toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans le moule sont impactés négativement. En plus de dresser un état des lieux, elle conclut par des propositions concrètes.
Une problématique dont tout le monde connait l’existence et qui devrait être réellement prise au sérieux mais qui est rarement abordée car dans des sociétés patriarcales et qui tendent à le redevenir sévèrement, il n’est pas question de reconnaître la place de la femme dans l’économie et l’organisation de la vie ! Mais essayez d’imaginer que toutes les femmes cessent de travailler en même temps et sur quelques jours !
L’autrice détaille toutes les injustices et les inégalités constatées et avérées, qui sont nombreuses, avec des exemples qui remettent les faits dans leur contexte. Elle démontre sans conteste que le monde du travail est calibré pour certaines catégories de personnes et que celles (le plus souvent) qui ne rentrent pas dans ce moule masculiniste et patriarcal sont disqualifiées avant même d’avoir essayé.
Même dans les plus hautes sphères, à poste égal, les femmes ne sont ni considérées ni respectées comme les hommes, sans oublier le salaire plus bas. Quant aux petites mains, bien souvent d’origines étrangères, elles sont très largement exploitées avec des travails partiels et ingrats, des horaires morcelés, des salaires insuffisants pour vivre et aucun avenir professionnel.
Il est difficile d’oublier que c’est bien plus souvent la femme qui prend en charge les enfants en mettant sa carrière de côté, en prenant des congés pour les garder s’ils sont malades ou en vacances. Il n’est pas difficile non plus de comprendre que dans un monde géré par les hommes ces problèmes ne trouveront pas de solution immédiatement sachant qu’il manque 200 000 places de crèche en France actuellement et que rien n’est fait pour que les choses changent
Dans une société quand une femme a une position habituellement dévolue aux hommes, elle doit prouver son mérite alors que l’homme doit souvent se contenter d’être un homme, blanc, cela va de soi !
Il y a beaucoup de situations que je n’imaginais pas vraiment car je dois dire que je n’ai jamais souffert de ces dépréciations masculines dans mes postes. J’ai eu la chance de travailler dans une société française à gestion allemande où égalité homme/femme et méritocratie ne sont pas que des mots pour faire de l’esprit !
Malgré cette chance, c’est un sujet qui me tient à coeur et qui m’a toujours poussé à militer pour que chaque femme soit reconnue comme une personne à part entière, ceci indépendamment des sujets de nationalité, de couleur et de religion qui ajoutent un peu plus de discrimination à des difficultés bien réelles.
Les propos et les exemples de Lucille Quillet sont très clairs et difficiles à remettre en question. Comme elle est aussi la narratrice, elle a pu mettre l’accent sur ce qu’elle ressent comme plus “important”.
Après avoir fait le constat des problèmes, elle propose des solutions concrètes qui ne semblent pas si difficile à mettre en place mais nécessitent une évolution de mentalité et une culture de la solidarité.
Le genre de livre qui m’énerve au plus haut point mais que je ne peux m’empêcher de lire parce qu’il est bien évident que mon savoir n’est pas exhaustif et que même si je n’ai plus la possibilité de faire bouger les choses là où je travaillais, je peux au moins participer à l’information des jeunes de la cité qui discutent facilement dès lors qu’on leur adresse un bonjour et un sourire !!
Service presse Netgalley - Livre audio reçu gratuitement Je continue dans ma lancée de découverte des essais, et les livres audios sont vraiment un format que je privilégie pour l’exercice : je trouve ça bien moins intimidant que d’ouvrir un essai au format papier ! Gros point fort de celui-ci, il est lu par l’autrice ce qui rajoute toujours un petit quelque chose en plus, de mon point de vue.
On va parlé ici des femmes dans le milieu du travail, au moyen à la fois de témoignages (de l’autrice et de nombreuses femmes interrogées), mais aussi d’études et de statistiques très bien documentées, ainsi que sur l’évolution de la législation des deux derniers siècles. C’est un essai très sourcé, mais pas indigeste et qui réussit à traité de beaucoup d’aspects sans être trop dense pour qu’on puisse en retenir les points importants. On commence sur des rappels historiques nécessaires sur le fait que, croyez le ou non, les femmes on toujours travaillé, mais que la valorisation de ce travail et donc les statistiques sur celui-ci a été très inégal au cours du temps, notamment du fait d’implications politiques..
Je vous laisserait découvrir le reste du propos, que j’ai trouvé absolument passionnant. Je connaissais certains faits, mais ça m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses également.
Je ne dirais pas que le constat est particulièrement réjouissant, et même bien au contraire.. J’ai été tantôt déprimée puis revoltée et énervée par les constats posés ici, mais ça en fait pour moi une lecture nécessaire à plus d’un titre.
Petite limite à mon sens, ca reste un essai basé en majorité sur le cadre français, qui parle peu des femmes minorisées (le racisme est légèrement abordé, mais pas le handicap par exemple) et pas mal de maternité. J’ai conscience qu’étendre le cadre de recherche aurait probablement rendu le propos moins digeste, mais ça reste des pistes de reflexions pour de prochaines lectures (j’espère !) L’autrice à par ailleurs le mérite de proposer quelques pistes d’améliorations/de solutions à la fin, qui aide un peu à lutter contre le marasme.. Ca m’a donné très envie de découvrir d’autres de ses titres, et notamment “le prix à payer”, qui me tente beaucoup !
Le livre est incomplet et ressemble plutôt à un essai compilatoire. Il y a peu de conception originale pour autant il reste ,peut-être, une porte d’entrée possible au sujet. MAIS, il n’y a aucune remise en cause du capitalisme. C’est pourtant l’une des sources essentielles des problématiques soulevées dans le travail des femmes. Le livre devrait aller plus loin et vraiment se positionner. Ne pas remettre en cause le capitalisme dans un livre sur le travail, c’est oublier le plus évident.
très intéressant, plutôt déprimant et peut être un peu trop accès sur la maternité à mon goût. je cherchais à savoir comment affronter ce monde d'homme au travail et j'ai pas trouvé les réponses que j'espérais. A relire si un jour j'envisage la maternité
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Un ouvrage qui offre une multitude de réflexions sur la place des femmes sur le lieu de travail, et les inégalités encore trop présentes. Très intéressant mais un poil déprimant !