Par la fenêtre de sa cuisine, l’énonciatrice observe le désastre urbain de Gatineau, compte avec son enfant les sacs de vidange que les éboueurs garrochent dans la benne du camion et nourrit envers et contre tout l’envie que les autoroutes fassent fleurir les dos-d’âne.
En devenant mère pour la première fois, elle apprivoise ce que sa ville offre comme repère, comme enracinement. Elle examine aussi, avec lucidité, les déboires de l’étalement.
Avec courage et obstination, envers et contre tout, elle tente le jeu de l’espoir, qui n’est pas de tout repos.
C'est bien, il y a de belles images ( si elles appartiennent toutes à l'autrice comme les citations ne sont pas mentionnées), mais je sens que ça tire dans plusieurs projets. Le plus abouti me semble être celui sur la maternité.
J'ai adoré la manière de traiter les émotions parfois ambigües liées à la maternité, ainsi que les images fortes (et belles malgré tout) pour aborder des réalités moins glorieuses de notre époque, comme le manque de vision en matière d'urbanisme et l'écoanxiété.
J'aime beaucoup la proposition et j'ai aimé plusieurs pages. Cependant, plusieurs autres pages m'ont laissé dubitatif. Somme toute un recueil que je me vois agréablement recommander.
Traitant de la maternité, je m’y suis moins identifié que je ne l’aurais souhaité. J’ai tout de même bien apprécié ma lecture et je recommande ce recueil. Je le relirai certainement.
superbe recueil. j'ai préféré lire sur le territoire de la maternité que sur celui qui était littéral. l'avenir lumineux qui a été dépeint m'a émue par contre. merci pour ça 💜
Recueil de poésie sur la maternité, sur des débuts et des douceurs, sur un temps liminal à l’existence de toutes les personnes impliquées. Aussi (surtout ?), un recueil sur la ville, Gatineau ou ailleurs, où les rues deviennent le premier émerveillement et où le quotidien peut gagner un peu de magie. J’aime beaucoup l’approche douce de ce livre, la vie existe, la vie continue, tout va bien, le jour se lève et illumine les trottoirs, et des fois cela suffit.