Ce 5e numéro de la revue porte sur l'apocalypse, mais pas forcément celle dont on entend toujours parler (celle des catastrophes, de la fin du monde, du désastre ultime,...) ; il y a d'ailleurs un point d'interrogation dans le titre. Qu'est-ce que l'apocalypse en réalité (et en fiction) ? Étymologiquement, apocalypse signifie dévoilement et/ou révélation. Et si l'apocalypse n'était pas seulement celle qu'on nous prévoit tout le temps ? Ce numéro va plutôt dans le sens plus optimiste du concept en abordant toujours les aspects culturels et artistiques : l'ethnologie, la pop culture, l'intelligence artificielle, le cinéma, les séries, la photographie, la scénographie, la littérature... Le rapport au thème choisi ici n'est pas toujours évident, mais en tout cas il est toujours question d'étrangeté, sujet de la revue en elle-même. J'ai cru comprendre que le décès de David Lynch, en ce début d'année 2025 particulièrement houleux et menaçant, avait en quelque sorte été l'élément déclencheur de ce n° : une lumière qui s'éteint puis les ténèbres qui s'étendent... Comme d'habitude, c'est hautement instructif et intéressant, parfois frustrant lorsqu'on n'a pas les références mentionnées (je me dis que des QR codes vers des illustrations (images, vidéos, audio, ou même du texte) pourraient aider à retrouver rapidement et facilement les œuvres concernées (en respectant le droit d'auteur évidemment)), mais ça attise fortement la curiosité et donne envie d'en savoir plus sur tel ou tel sujet, artiste, œuvre, etc. Cet opus questionne donc la notion d'apocalypse, de futur en fait, de ce que l'on fait pour l'envisager, le représenter, le créer même, et, si possible, l'améliorer.