Alice, une mère de famille monoparentale, caissière dans un magasin à grande surface, ne vit plus que pour son rendez-vous hebdomadaire au Club du rire, où elle peut enfin libérer sa folie. Gabriel, un dramaturge, distille ses déceptions romantiques dans ses créations ludiques. Xavier, un étudiant en cinéma vêtu de son éternel pyjama, nourrit une étonnante passion pour les trucs et astuces de nettoyage.
Aux mésaventures de ce trio dépareillé s'entremêlent des profils issus d'un site de rencontres, les protagonistes de la bande dessinée Archie, ainsi que des lettres circulaires et autres spams. Derrière cet apparent chaos, Simon Boulerice se fait l'architecte d'un récit d'amours tordues qui, plus que jamais, entrelace brillamment comédie et tragédie.
Enfant, Simon Boulerice chantait dans la cage d’escalier, parce que sa voix y résonnait beaucoup. Il croyait chanter aussi bien que Whitney Houston. Mais ce n’était pas le cas. Depuis que sa voix a mué, Simon se plait à danser, à écrire et à jouer. Jouer surtout, oui. Parce qu’il aime beaucoup rire.
Il sort peu de chez lui. Il le reconnaît : il est un casanier qui sort un soir sur deux au théâtre. Il boit encore son jus d’orange à même le goulot. On ne lui a rien appris. Néanmoins, il a étudié en littérature (Cégep de Saint-Laurent et UQAM), puis en interprétation théâtrale (Cégep de Lionel-Groulx, promotion 2007). Lors de sa formation, en plus de recevoir le prix de la création à la finale nationale de Cégeps en spectacle 2005 pour un solo de théâtre dansé, il a écrit et monté quelques pièces, dont La Condition triviale (prix de l’Égrégore 2005).
Sa création à teneur musicale, Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella?, publiée chez Dramaturges Éditeurs, a récolté un vif succès à la Petite Licorne en septembre 2008 et 2009, de même qu’à Vue sur la relève 2009. Son spectacle solo Simon a toujours aimé danser, pour sa part, a remporté le prix de la création lors du Fringe 2007, le solo de l’année LGBT 2007, et a été présenté dans le cadre d’un Festival de théâtre au Tchad, en Afrique, ainsi qu’à Limoges en 2011. Dernièrement, Gloria on ice et Ce que Mariah Carey a fait de moi, deux de ses contes urbains, ont été applaudi à la Licorne et à Fred-Barry. La compagnie Abat-Jour Théâtre, compagnie qu’il a fondée avec des amis en 2005, a remporté le prix du public lors du dernier Gala des cochons d’or pour le spectacle Martine à la plage, qu’il a écrit et mis en scène au Bain St-Michel en septembre 2010.
En septembre 2009, il publiait Les Jérémiades, son premier roman, aux Éditions Sémaphore. Son premier recueil de poèmes, Saigner des dents, a reçu le Prix Piché de poésie 2009. Son second recueil, Nancy croit qu’on lui prépare une fête, est publié aux Poètes de brousse en octobre 2011. Quant à sa première pièce jeune public, Éric n’est pas beau, lue au Jamais lu 2009, elle a été montée par le Gros Mécano à l’automne 2010, et publiée à Paris à L’École des loisirs en novembre 2011. Il participe à un roman à quatre auteurs au cour de l’été et l’automne 2011, un projet intitulé Les Cicatrisés de Saint-Sauvignac, histoires de glissades d’eau. Il est en charge de la portion “Été”.
J'ai lu cet ouvrage rafraîchissant avec bonheur jusqu'au dénouement qui m'a semblé particulièrement invraisemblable. Je sais bien qu'il est parfois difficile de comprendre les motivations des humains mais là, c'était un peu trop... C'était mon premier livre de l'auteur et j'ai quand même envie de le lire encore.
Mon premier Boulerice! À travers ses mots, j'ai aimé ses personnages très attachants. Je suis restée sur ma faim... j'aurais aimé savoir ce qui arrivait à Alice, Xavier et Gabriel.
Très beau récit, bien que trop phallocentriste à mon goût. L'auteur a un talent indéniable pour créer des personnages à la fois banals et attachants, pour dépeindre leurs habitudes et leur idiosyncrasie, pour relater leurs mésaventures avec une grande tendresse. Néanmoins - et c'est un constat qui déborde de la critique -, c'est le troisième roman de Boulerice que je lis, et je remarque qu'il incorpore très (trop) souvent des passages envahissants sur l'urine et l'urination de ses personnages.... fétiche ou fixation, allez savoir, reste que.
Si j’avais pu, j’aurais donné 3,5. C’est bien écrit, les personnages sont attachants, mais l’intrigue s’étire longtemps pour finir trop rapidement à mon goût.
Très bonne lecture, on s'attache rapidement aux personnages qui sont à la fois banals et complexes. Leur quotidien est bien décrit et on se sent rapidement vivre avec eux. L'intrigue, cocasse, nous permet de lier les personnages ensemble. C'était mon premier Boulerice et j'ai hâte de lire les autres!
J'ai bien aimé parce qu'on s'attache aux personnages de Boulerice, mais je ne sais quoi penser de la fin... bref l'imaginaire de Simon Boulerice fait en sorte qu'on s'attache à ses personnages et qu'ils nous font rire!
3.5⭐, j'ai aimé la plume humoristique de l'auteur, personnages attachants. Bien que l'histoire et les passages soient divertissants, elle m'a parfois semblé sans profondeur.
Une petite histoire en apparence banale, mais bien spéciale. Des personnages à la fois quelconques et attachants. Une plume extraordinairement inspirante. J’ai adoré!
Je ne veux pas « spoiler » le livre donc je ne serai probablement pas claire. J’ai adoré ce livre même si certaines pages étais spéciales lol, c’est écrit par Simon Boulerice, auteur\dramaturge et réalisateur de quelques séries télé Québécoises. Tout le long de ma lecture j’étais plongée dans l’histoire qui était, évidement, captivante. Vers la fin du livre est arrivé un énorme « Plot twist » auquel je n’aurais jamais pensé arriver. J’avertis parce que je ne pensais pas, moi même, que ça finirais de cette manière. Sous toutes ces informations, Le Premier Qui Rira était un livre spécial que j’ai adoré.
Je conseille ce livre, même si ce n’est pas pour tous.
Ce sont trois étoiles bien pleines qui dégoulinent! L'écriture de Simon Boulerice est absolument délectable, elle a un goût sucré! Je suis charmé à tous coups par les personnages extraordinairement ordinaires de Boulerice; des personnages authentiques qui se cherchent une dignité. C'est répétitif chez l'auteur, mais je ne m'en lasse pas. Il a cette capacité de magnifier le banal, d'insuffler un peu de poésie au quotidien de ses personnages en lesquels on se retrouve aisément. On y reconnait nos propres réflexions, parfois un peu absurdes et insolites, mais toujours magnifiquement rendues par l'auteur.
« Le premier qui rira » est un véritable petit plaisir de lecture, idéal pour se changer les idées et s’amuser un peu entre deux travaux de fin de session! Simon Boulerice est assurément un jeune écrivain/dramaturge à découvrir.
Dans ce roman de Simon Boulerice, nous suivons le parcours de trois protagonistes : Gabriel, un dramaturge gai trentenaire ; Alice, une mère monoparentale dans la mi-quarantaine ; Xavier, un jeune étudiant en cinéma au Cégep Saint-Laurent. Au fil d’un récit fourmillant de détails, nous découvrons, à travers leur quête d’un mieux-être personnel, ces trois personnages issus du Québec des années 2010. Ce bonheur recherché tournant souvent autour de « l’amour ». Jusqu’à quel point seront-ils réunis dans cette trame improbable ? Vous le saurez en le lisant !
Que de talent, ce Simon Boulerice! Ses personnages sont d'une candeur qui les rend attachants, mais surtout qui rend leur histoire encore plus touchante, vibrante, histoire admirablement bien rendue par une écriture vive, authentique et sensible.
Les livres de Simon Boulerice sont tous succulents! Bien que j'ai eu plus de difficultés à embarquer dans celui-ci, je le termine avec un sourire aux lèvres!