Il y a des années, en primaire, Matthieu Fischer harcelait Kadi Costa Lopez. Normal, à l’époque, tout le monde le faisait. Huit ans plus tard, un soir de novembre, dans une gare presque vide, Kadi devient la cible d’un ivrogne aux commentaires graveleux. Les « forceurs », elle connaît. Mais ce soir, celui-ci est particulièrement insistant. Paniquée, elle décide de se trouver un faux petit ami. Un inconnu, n’importe qui, pouvant la protéger le temps d’une soirée. C’est alors que, contre toute attente, il intervient. « Matthieu de la primaire ». Sauf que Matt n’a plus rien du gamin cruel d’autrefois. Il est grand, beau, mince… qui les prendrait au sérieux ? Pourtant, le lendemain, il revient. Même gare, même heure. Et cette fois, il lui propose un deal. Ce que Kadi ignore alors, c’est que si Matthieu tient tant à jouer les chevaliers servants,c’est bien qu’il a ses raisons…
Une lecture à la fois simple et profonde, qui aborde avec justesse des thèmes comme le harcèlement, l’acceptation de soi et le pardon. J’ai particulièrement aimé la façon dont ces sujets sont traités : sans lourdeur, mais avec beaucoup de réalisme. On parvient facilement et naturellement à se mettre à la place des personnages, à comprendre leurs motivations et leurs doutes.
La grande surprise pour moi, avec ce roman, a été la trope harceleur/harcelée. Le plus gros problème que j’avais avec cette trope, c’est qu’elle est souvent utilisée pour justifier la trope enemies to lovers, en mode : « ah, il l’a harcelée, c’est pour ça qu’ils sont ennemis », et dès qu’ils tombent amoureux, bam, on oublie le harcèlement 🙄🥱 Dans Kadidja, le duo harceleur/harcelée n’est ni idéalisé ni romancé à l’excès. Les deux personnages sont conscients des conséquences de leur passé, ils en discutent, se questionnent, s’excusent… La trope n’est pas juste là pour créer de la tension, mais apporte une vraie profondeur au récit.
Si je n’ai pas mis plus que 3.85, c’est surtout parce qu’au moment où je lisais ce livre, je combattais une panne de lecture, ce qui a légèrement nui à mon plaisir. Autre point qui justifie ma note : l’âge des personnages. Que ce soit en film, en série ou en livre, j’accroche de moins en moins avec les histoires mettant en scène des lycéens (l’université, ça passe encore, mais le lycée, j’ai du mal) 🫣 Mis à part ça, le livre reste très bon et une très belle découverte 💖 Très drôle, très touchant, très mignon.
Je le recommande à ceux qui ont aimé À tous les garçons que j’ai aimés pour sa romance lycéenne; ceux qui ont été touchés par 13 Reasons Why pour sa manière d’aborder le harcèlement scolaire et la culpabilité; et à ceux qui ont aimé Never Have I Ever pour le parcours identitaire et l’acceptation de soi. 💜✨
Franchement , merci infiniment d’avoir fait une romance saine, qui évite les clichés. Les personnages sont bien travaillés.J’ai passé la trentaine et ça me fait penser au romance de l’époque. Les sujet dans le texte ne sont pas traiter avec désinvolture, le texte évite les maladresses. Les dialogues font sourire, la relation des deux personnages est mignonne. Franchement c’était vraiment bien. Bon j’ai vu par contre qu’il y avait 3 tomes , je suis dégoûtée , je ne pensais pas que c’était une saga en cours.