À l'instar des autres romans d'Orlane Gray, Le Chant de l'hiver m'a happée dès les premières pages. Et si ce que l'autrice nous propose est différent, ce nouveau roman n'en demeure pas moins addictif, poignant, et finalement, excellent.
Celle qui m'a profondément marquée, c'est la protagoniste, Elvi. Elle est d'une force et d'une résilience incroyables, malgré les épreuves qu'elle traverse. Elle subit des injustices qui m'ont plusieurs fois donné envie de rentrer dans le livre pour casser la figure de certains personnages, et, en dépit de tout, elle rebondit. Toujours !
Le fait que sa force ne réside pas dans une quelconque "badasserie" rend cette héroïne très différente de celles que l'on lit habituellement en fantasy ou en romantasy. Je ne peux hélas pas m'étendre au risque de vous spoiler (vous savez donc ce qu'il vous reste à faire), mais ce vent de fraîcheur est plus que bienvenue.
Les thématiques portées sont elles aussi extrêmement fortes, actuelles, et traitées avec une grande sensibilité : le poids des attentes familiales, la place de la femme, son rôle dans la société. Ce roman parle aussi d'indépendance et d'émancipation, et du courage qu'il faut pour se se reconstruire, s'accepter et prendre en main son destin.
Au global, cette fantasy young adult m'a fait ressentir beaucoup de choses. Fidèle à elle-même, l'autrice nous embarque une nouvelle fois dans un roller coaster émotionnel qui ne nous laisse pas le temps de reprendre nos esprits ou notre souffle, et qui n'a pas vocation à ménager son lectorat.
Certains passages m'ont émue aux larmes, d'autres m'ont mise en colère, m'ont fait peur, m'ont fait rire...
C'était un sacré voyage, en somme, que je suis ravie d'avoir passé aux côtés d'Elvi et de ses compagnons de route.