1942, Polen. De nazi's vallen het getto van Kovno binnen. Een jonge vrouw met een pasgeborene in haar armen kijkt angstig om zich heen. Bessie K: ‘Ik nam mijn mantel en wikkelde m'n baby erin. De Duitsers zeiden ‘links' of ‘rechts', maar ik liep rechtdoor. De baby kreeg geen lucht en begon te huilen. Toen riep een Duitser mij terug en zei ‘Wat heeft u daar?' Ik wist niet wat te doen want het ging allemaal zo snel. (...) Ik gaf hem het pakket en heb het nooit meer teruggezien.'
“Les Mémoires de la Shoah” est bien plus qu’une bande dessinée historique : c’est une immersion brutale, poignante et essentielle dans la mémoire d’une tragédie qui a marqué l’humanité. Adaptée d’un reportage d’Annick Cojean, cette œuvre s’appuie sur des témoignages bouleversants : ceux des rescapés, de leurs enfants, mais aussi des descendants des bourreaux.
Dès les premières pages, le poids du passé s’installe. Les tons orangés laissent peu à peu place aux ombres et à la noirceur, suivant les récits glaçants des survivants. Ils racontent l’indicible, mais aussi l’impossible retour à la vie, le silence imposé après la guerre, la culpabilité de ceux qui ont survécu. Puis viennent leurs enfants, porteurs malgré eux d’un traumatisme hérité, cherchant à comprendre un passé dont on leur a souvent caché la réalité. Enfin, il y a l’autre versant, celui des enfants de nazis, confrontés à un héritage insupportable. Certains cherchent à comprendre et à se reconstruire, d’autres restent enfermés dans le déni.
Les dessins traduisent toute cette complexité avec une puissance incroyable. Chaque planche est essentielle, chaque regard parle, chaque silence hurle. Il y a des images qui marquent à jamais, comme cette forêt où se perdent les descendants des victimes, ou ce champ vide où errent ceux des bourreaux. Mais une lueur apparaît : un dialogue s’ouvre entre ces héritiers du passé, un partage qui leur permet, enfin, d’avancer… ensemble.
Cette bande dessinée est une lecture éprouvante, mais nécessaire. Un véritable devoir de mémoire, qui nous rappelle que la transmission intergénérationnelle des traumatismes est une réalité, et que nous avons la responsabilité de ne jamais oublier.
⭐ Ma note : 5 étoiles. À lire, à ressentir, à ne jamais oublier.
Cette adaptation d'un reportage d'Annick Cojean est magnifiquement conçue malgré la dureté de certains passages. Ce roman graphique est divisé en plusieurs parties et traite de l'après.
Elle a voulu sensibiliser sur les conséquences qui ont pesé sur les survivants mais aussi sur leurs progénitures. Certains parents préfèrent taire les abominations du passé et se terrent dans le silence. D'autres en parlent plus librement quitte à en faire souffrir aussi leurs enfants.
Et puis, Annick Cojean s'intéresse aussi aux progénitures des Nazis, ce que j'ai trouvé particulièrement intriguant. En général, on s'intéresse peu aux bourreaux mettant en avant les victimes. Certains portent leurs parents en héros, considérant qu'ils ont rempli leur devoir pour le Reich et Hitler. Mais il y a ceux aussi qui ont voulu à rayer leurs parents de leur vie, impossible pour eux de concevoir les atrocités qu'ils ont commises.
Les graphismes et les couleurs sont bien pensés, reflétant parfois un sentiment de solitude. Un monde gris, sans saveur. Et puis, la nature renaît avec ses bourgeons, synonymes d'espoir.
Nu moet ik eerlijk zeggen dat ik tegenwoordig weinig boeken lees over de oorlog. Hoewel ik het op school het meest interessante vak vond (geschiedenis), ben ik daar tegenwoordig niet meer zoveel mee bezig. Begrijp me niet verkeerd, het is verschrikkelijk wat daar is gebeurd en momenteel nog gebeurt, maar als je even wilt ontspannen pak je niet gauw een boek over dit onderwerp, toch? Tenminste, ik niet. Toch trok dit boek mijn aandacht. Een graphic novel over de Holocaust maakte mij natuurlijk erg nieuwsgierig.
We duiken samen met Cojean de geschiedenis in. Ze gaat in gesprek met kinderen van de mensen die uit het kamp werden gered en welk effect dit op hen heeft gehad. ‘Ze waren niet verondersteld om geboren te worden, net zoals hun ouders niet verondersteld waren te overleven.’
Ook gaat ze in gesprek met kinderen van nazi’s. ‘Zijn de kinderen van misdadigers dan ook misdadigers? Omdat ze gelinkt zijn aan het onheil dat hun vaders hebben aangericht? Omdat ze als hun kind werden geboren? Of zijn ze slachtoffers van een verleden waarmee ze niets te maken hebben?’
De familieleden van nazi’s komen ook aan de beurt. Ik vond het mooi om te lezen dat sommigen zich juist zijn gaan inzetten voor een betere samenleving. Zo is er iemand de politiek ingegaan om zich in te zetten voor de strijd tegen racisme en discriminatie en tegen autoritaire regimes. Een ander maakt een documentaire over het verzet tegen de nazi’s. Je leest echter niet alleen over deze goede dingen, maar ook mensen die vinden dat er van Hitler een karikatuur is gemaakt, dat alles overdreven is, delen van het verhaal zijn niet waar en dat ze trots zijn op hun ouders die nazi’s waren.
Annick loopt als het ware door de geschiedenis. Ze is getekend in de strip en bewandelt de verhalen die ze hoort van de mensen die ze interviewt. De indrukwekkende en realistische tekeningen maken het soms wat luguber, maar laten goed de impact van de oorlog zien. (Uiteraard niet zo heftig dan wanneer je het zelf mee zou maken)
Ik vond het interessant om de verschillende kanten van de oorlog op deze manier te zien. Je krijgt zo ook een kijkje in de wereld van de mensen die het niet bewust hebben meegemaakt, maar wel familie van hen zijn en wat de impact op hen is. Wat ik ook een interessant deel vond waren de ontmoetingen die een psycholoog georganiseerd heeft, tussen kinderen van beulen en kinderen van slachtoffers. Zij spraken ook met een voormalig SS’er. Er zat een indrukwekkende tekening bij, waarbij iedereen in een kring zat, met de geesten van de familieleden erachter.
Zeker een aanrader als je de oorlog interessant vindt, of als je wilt lezen over de impact die het heeft gehad op familieleden van overlevenden.
"L'histoire devrait servir à observer le monde avec plus d'acuité et de vigilance. [...] Notre postulat de départ c'est que l'histoire n'est pas inéluctable. Elle est le fruit de millions de décisions humaines, de choix dont les auteurs ont à peine conscience mais qui engage leur responsabilité"
"Si la dernière et la plus terrible des mesures prises par le régime était intervenu juste après la toute première et la plus inoffensive, des millions de gens auraient été scandalisés ! Par exemple si le gazage des Juifs était intervenu immédiatement après la pose d'étiquette "magasin allemand" à la vitrine des commerçants non juifs en 1933. Mais évidemment ça ne s'est pas passé comme ça. Dans l'intervalle, il y eu des centaines de petites marches, certaines imperceptibles, mais chacune vous préparant à ne pas être choqué par la suivante. La marche n°3 n'est pas tellement pire que la 2, et si vous n'aviez pas réagi à la 2 pourquoi le feriez-vous à la 3 ? Puis à la 4 ? A vous de rester attentif au moindre signal de votre communauté, de savoir déceler aujourd'hui ce qui pourrait être «la petite marche fatale». Les signes les plus minimes d'intolérance, les stéréotypes racistes dangereux, les gestes d'exclusion, les écarts de langage... Car c'est bien dans les 10 années précédant le génocide qu'il faut lire l'enchaînement infernal qui mène à la solution finale."
"Qu'on apprenne à nos jeunes [les] vraies valeurs que sont l'ouverture aux autres et le respect des différences. Il faut leur apprendre à avoir le courage de dire non, de sortir du groupe, de penser toujours par eux-mêmes!"
Buenas ilustraciones y los hechos descritos tremendos. Sin embargo, la forma de narrar los testimonios me hizo complicado mantener el interés en la historia.
Pas mon coup de cœur de l’année mais une très bonne BD documentaire qui permet de découvrir l’incroyable enquête et travail journalistique d’Annick Cojean
"Getekend door de holocoust" Reeks Vrije Vlucht Nederlandstalige editie Dupuis 2025 ISBN 978-90-315-4205-8
Een urgente graffic novel, zeker nu de laatste overlevenden verdwijnen, om de herinnering aan de Holocaust levend te houden. Generatie na generatie, want dat is onze plicht.
Un livre graphique qui ne raconte pas la Shoah mais donne la parole à ceux qui l'ont vécue, elle restitue des témoignages de survivants avec une justesse qui serre le cœur sans jamais tomber dans le mélodrame. C'est un pont entre les générations, un moyen de transmission essentiel à l'heure où les derniers témoins disparaissent.