Parker, un grand gaillard au physique d'acteur hollywoodien et à la mâchoire carrée, aime varier ses plaisirs : tantôt voleur, tantôt braqueur ou pirate de la route. Cette fois, il a mijoté un coup parfait et a priori sans risque. Le butin ? Un coffre de banque à Cedar Falls, une bourgade tranquille de l'Iowa, et un casse facile avec trois acolytes aguerris. L'affaire va mal tourner au moment du partage du butin quand l'un d'entre eux décide de faire cava-lier seul et de flinguer ses ''associés''.
Seul Parker s'en sort et sincèrement, ce n'est pas une très bonne nouvelle pour le traître du groupe...
Doug Headline is the son of Jean-Patrick Manchette. For over three decades, he has been active as a journalist, director, and screenwriter while also writing, translating, and publishing comics. In collaboration with the artist Max Cabanes, he has adapted in graphic-novel format three of Manchette’s novels, Ivory Pearl, Fatale, and Nada, and is at work on a fourth.
Una buena continuación de la versión de Cooke. Kieran tiene un estilo diferente, pero se adapta bien al tono de la serie (Me parece un acierto mantener el bitono) y Headline hace un buen trabajo con el guion. Además, creo que estas historias ganan cuando son más personales como aquí, en vez de enfrentamientos colosales como los que se daban en La Compañía permiten dar un retrato más cercano del protagonista de forma que no se le presenta como una fuerza imparable.
Tiens, Dupuis a tellement de confiance dans ce titre qu’ils lui dédient un nouveau label :) “Aire Noire” est, évidemment, un spin-off polar de “Aire Libre”. Est-ce que “Parker 1969 : La Proie”, adaptation du roman “The Sour Lemon Score” de Richard Stark alias Donald E. Westlake (en français : “Un petit coup de vinaigre”, Série Noire #1309), vaut vraiment le coup ?
Et bien, oui. Tout commence de façon assez innocente, avec un braquage de banque réussi - mais lorsque le butin s'avère minime, l'un des gangsters liquide deux des autres pour s'emparer de tout. À la fin du livre, il regrettera évidemment de ne pas avoir tué Parker en premier... :) C'est une histoire de vengeance froide, implacable et méthodique qui définit Parker comme un enfoiré extrêmement chanceux, sans cœur, prêt à faire n'importe quoi pour de l'argent - et pour se venger, dans cet ordre. Et pourtant, il reste le type le plus sympathique de cette galerie de monstres...
C'est une histoire captivante que j’ai lue d’une traite, mais la raison n'est pas évidente. Au lieu de suivre Parker, je voulais simplement savoir ce qui arrivait aux victimes des monstres, qu’ils soient hommes (oui, il y a un couple gay ici) ou femmes (la pute réformée habituelle, mais aussi des femmes au foyer et des gamines indépendantes) qui aiment et vivent avec ces monstres, en relations-prisons dont on ne peut pas se défaire. Spoiler : certains gagnent, d'autres perdent, certains survivent, d'autres non. Certains deviennent des monstres par cupidité, d'autres par amour.
Somme toute, une très bonne adaptation - Stark était un écrivain peu loquace, il ne restait plus à Manchette qu'à nettoyer les expressions obsolètes et à mettre le tout au goût du jour. Graphiquement, Kieran sait se concentrer sur l'essentiel - et il fait des merveilles avec seulement deux couleurs et un goût prononcé pour les grandes lignes dynamiques. La question qui s'impose : est-ce que ce livre soutient la comparaison avec les adaptations de Darwin Cooke ? Très bien, en fait - l'approche de Kieran est familière, mais pas identique, et, pour être honnête, cette lecture m'a donné envie de relire les œuvres de Cooke, aussi.
Une lecture essentielle pour les aficionados du roman noir.
Avertissement : j'ai reçu ce livre de NetGalley pour en faire un compte-rendu équitable. Ce qui n'a pas influencé mon opinion de quelque manière que ce soit.
Le braquage s’est déroulé comme sur des roulettes. Chacun a joué son rôle à la perfection et une heure après le coup, il était déjà temps de se partager le butin. 33 000 dollars pour quatre c’est pas énorme, surtout quand le petit nouveau de la bande décide qu’il sera le seul à en profiter. Le début d’une cavale pour le malfrat, avec aux trousses Parker, LE collègue qu’il ne fallait pas trahir. Impossible pour lui de ne pas récupérer sa part, impossible pour lui de lâcher sa proie une fois lancé sur sa piste. Parker est un personnage mythique du polar américain. Créé par Donald Westlake (sous le pseudonyme de Richard Stark), il aura traîné sa grande carcasse de gangster dans plus de vingt romans, essentiellement entre les années 60 et 70. Cette adaptation en BD n’est pas une première et elle reste dans la continuité de ce qu’avait proposé Darwyn Cooke chez Dargaud, à savoir une fidélité totale à l’histoire, à l’ambiance et au caractère du personnage. Parker, c’est un solitaire, un taiseux. Un gars qui obéit à ses propres règles, qui n’est pas là pour être gentil, pour paraître sympathique ou pour arrondir les angles. Un hors-la-loi à l’ancienne, qui déteste les coups tordus et aime qu’un plan se déroule sans accro. Un album hommage au polar old school, efficace et parfaitement rythmé, qui vaut surtout pour son formidable traitement graphique restituant les codes d’un genre qui symbolise à merveille la littérature populaire du 20e siècle.
Parker braque une banque avec son équipe montée pour l'occasion. Ils font le compte qui est ridicule, et l'un d'entre eux se dit que ça serait mieux s'il tuait tout le monde et gardait le butin pour lui. Tout le monde ? Non ! Pas Parker (ça serait quand même con sinon) ! Ce dernier va partir enquêter pour le retrouver et récupérer son butin.
L'ambiance très "film noir" à l'ancienne et entièrement en noir et blanc donne une atmosphère hors du temps et très immersive.
L'histoire est plutôt intéressante et efficace, la fin est satisfaisante, mais globalement l'histoire ne m'a pas accroché plus que ça, peut-être que le format est un peu trop court à mon goût et n'arrive pas à être assez spécifique pour me marquer l'esprit (étant l'adaptation d'un roman, j'imagine que celui-ci développe forcément davantage ces aspects).
J'ai quand même passé un bon moment en lisant ce livre qui ravira certainement les fans de braquage et d'enquêtes !
Je remercie Netgalley et Dupuis pour l'envoi d'une version numérique 🙏
Un polar de Donald E. Westlake adapté par Doug Headline avec les dessins de Kieran, qui inaugure la nouvelle collection Aire Noire chez Dupuis.
Doug Headline (bon sang ne saurait mentir, c'est le fils de JP. Manchette !) n'en est pas à sa première adaptation de polar en bandes dessinées. Il a déjà adapté quelques romans de son père et même d'autres bouquins de Donald Westlake (alias Richard Stark, décédé en 2008) tout comme son confrère Matz. Avec "Parker 1969 : La proie", il adapte un roman de 1969, The sour lemon score, paru chez nous sous le titre Un petit coup de vinaigre. C'est l'un des nombreux épisodes qui mettent en scène notre ami Parker, un clone littéraire d'acteurs comme Lee Marvin ou Richard Widmark : élégant, taciturne, froid et menaçant, c'est le parangon du braqueur professionnel (Westlake voulait gommer tout sentiment de son récit). « [...] - Bon Dieu, essayer de te faire causer, c'est plus difficile que d'arracher une dent à un môme. Parle-moi Parker bon sang ! »
Une histoire de braquage comme souvent avec l'ami Parker ! « [...] Parker ne croyait pas à la chance, bonne ou mauvaise. Il ne croyait qu'aux types qui connaissaient leur boulot et le faisait bien. » Parker et ses comparses sont effectivement des pros et ils réussissent brillamment le braquage d'une banque, le plan était parfait. Hélas, le butin est un peu maigre. « [...] - Trente-trois mille. Huit mille malheureux dollars chacun. - On savait que ça ne serait pas lourd. Huit mille, c'est déjà pas si mal pour une matinée de boulot. » Mais cela ne suffit pas à l'un des gars de la bande qui file avec le magot. « [...] - Vous n'êtes pas du genre à vous venger, Parker. Pas s'il n'y a rien à la clé. Que lui voulez-vous à ce garçon ? - Il nous trahis. Il a tiré une balle dans la tête de votre mari. Il a tué l'autre gars de l'équipe, et il a essayé de me tuer moi aussi ... Et puis il s'est enfui avec l'argent. » Parker se met donc en chasse à la poursuite du traître ... et du magot. « [...] Parker se disait que beaucoup de temps s'était écoulé et qu'il n'était arrivé à rien. Ils avaient braqué la banque le lundi, et ce n'est que le jeudi qu'il avait trouvé Brock. Et maintenant on était vendredi. Quatre jours passés à courir en tous sens, et [l'autre] était toujours là-dehors, quelque part, assis sur le fric. »
Le personnage de Parker (il n'a pas de prénom) est l'une des grandes réussites de D. Westlake et il se prête parfaitement aux adaptations en BD. C'est du polar à l'ancienne, façon hard-boiled. Quand il s'agit de bâtir le scénario d'un polar pour une BD, Doug Headline n'en est pas à son coup d'essai, on l'a dit, et il a su trouver le ton juste pour dérouler ce récit en comblant les silences de Parker, personnage taciturne, par de brefs encarts de texte, une sorte de voix off.
Les graphismes de Kieran évoquent les comics US avec un beau noir & blanc, dur et violent, dynamique et moderne. Ces dessins sont un bel hommage à ceux du canadien Darwyn Cooke (décédé en 2016) qui avait déjà adapté plusieurs polars de Westlake en BD dont notamment le casse en 2012 (traduit par Matz en 2013).
Cet album inaugure chez Dupuis, la collection Aire Noire dédiée au roman noir graphique (par analogie avec la collection Aire Libre) : Doug Headline et Olivier Jalabert sont aux commandes de cette ligne éditoriale. Les éditions Dupuis nous promettent déjà plusieurs beaux albums pour cette année et, de plus, ont signé avec les héritiers de Westlake pour adapter plusieurs de ses romans.
Mira que ya me conozco de sobra al personaje y aún así me sigue chocando su frialdad y su ejecución calculadora, que es prácticamente milimétrica y desprovista de emociones, dejando incluso la rabia de lado. Parker vive de los atracos, esto es un hecho, pero no solamente profesionalmente, me atrevería a afirmar que es una necesidad vital para él, no es solo un medio con el que forrarse de pasta, definitivamente hay algo más. En esta adaptación de 'The Sour Lemon Score', presenciamos ya en las primeras páginas otro golpe maquinado por este antihéroe y las cosas obviamente no salen bien, de hecho salen terriblemente mal.
Las traiciones vuelven a estar al orden del día, ya ni siquiera hay un código de honor entre ladrones, así que nuestro delincuente curtido favorito tiene que salvar el pellejo primero y recuperar el botín después. Lo primero se soluciona rápido, pero la búsqueda del dinero va a darle a Parker bastantes quebraderos de cabeza. En este juego del gato y el ratón van a aparecer nuevas caras, algunas pertenecientes a los bajos fondos y otras inocentes, víctimas colaterales que cometieron errores fatales al creerse una mentira, al contestar a un viejo amigo o al relacionarse íntimamente con sujetos indeseables. La crueldad es aleatoria y a veces pagan justos por pecadores.
El cómic sigue el apartado visual que marcó Darwyn Cooke es sus dos integrales antes de fallecer, así que es respetuoso y continuista con la obra. La trama no es nada del otro mundo, por lo que os he contado ya habréis intuido que es bastante genérica, pero es la forma realista, detallada y rápida lo que convierte esta persecución típica en un relato nihilista, dramático y complejo. Es el mundillo que deja entrever, la rutina criminal que pesa más de lo que parece.
ENGLISH I'm already very familiar with the character, and yet I'm still struck by his coldness and his calculating execution, which is practically millimetric and devoid of emotion, even leaving anger aside. Parker makes a living from robberies, that's a fact, but not just professionally. I'd dare say it's a vital necessity for him; it's not just a means to make a fortune; there's definitely something more to it. In this adaptation of "The Sour Lemon Score," we witness another heist plotted by this antihero in the very first pages, and things obviously don't go well; in fact, they go horribly wrong.
Betrayals are once again the order of the day; there's not even a code of honor among thieves anymore, so our favorite hardened criminal must save his own skin first and recover the loot later. The former is quickly resolved, but the hunt for the money is going to give Parker plenty of headaches. In this game of cat and mouse, new faces will appear, some belonging to the underworld and others innocent, collateral victims who made fatal mistakes by believing a lie, answering back to an old friend, or becoming intimate with unsavory individuals. Cruelty is random, and sometimes the just pay for the sinners.
The comic follows the visual style established by Darwyn Cooke in his two complete works before his death, so it's respectful and in keeping with the work. The plot isn't anything out of the ordinary; from what I've told you, you'll have guessed it's quite generic, but it's the realistic, detailed, and fast-paced style that turns this typical chase into a nihilistic, dramatic, and complex tale. It's the underworld it reveals, the criminal routine that weighs more than it seems.
. . Parker #2 - La proie • Parker est un hors la loi. Après un braquage de banque, il se trouve pris pour cible par son ex-associé. Mais on ne double pas Parker impunément. • Un régal. Franchement, j’ai avalé cette bande dessinée en deux jours. C’est prenant, immersif, intense. Parker est un voyou sans foi ni loi, mais avec beaucoup de classe. Bien sapé, bien coiffé, la clope au bec, il dégage une aura relativement puissante. • Parker se lance donc à la poursuite de son ex-associé après une tentative de meurtre ratée. Il remonte les indices, actionne les bons leviers, parle aux bonnes personnes mais pense à distribuer quelques patates au passage. L’histoire se passe en 1969 et on sent bien l’ambiance de l’époque entre les gangsters, les règlements de compte, les motels, les vieilles bagnoles. • Les illustrations sont sombres, les traits de crayons sont secs et bruts. Les couleurs noires et bleues entretiennent ce côté dramatique, brutal, dangereux et tempétueux. J’ai carrément aimé la fin, à laquelle je ne m’attendais pas. • Si vous voulez aider Parker à retrouver le magot, c’est ici : https://amzn.to/4kXWTX6 • #BooksObsessed #InstaBook #BandeDessinée #BookstagramFrance #BooksWorm #Truands #Traque
Pensé que La Presa sería una buena forma de iniciarme en la saga de Parker, pero solo puedo decir que afronto el Integral 1 con cierta reticencia.
La edición es impecable. En ese apartado, nada que reprochar.
El problema llega con el contenido. No he leído la obra original, así que me limito a juzgar lo que ofrece este tomo. Y lo cierto es que el guion deja bastante que desear. La trama avanza como una sucesión de acciones mecánicas: interrogatorios, persecuciones y descripciones sin alma.
No busco artificios ni diálogos innecesarios, pero sí algo de personalidad, algo que sorprenda. Aquí no la hay. La Presa se lee como un viaje rutinario, de punto A a punto B, sin emoción ni recuerdo. Una obra totalmente prescindible.