A Narradora se desespera: ‘O que você, Caroline, gosta no fato de ter filhos?’; ‘Gosto da facilidade de se amar os filhos’. Gosto da facilidade de se compreender este texto. Gosto da tradução da Risa. Da poesia da Jennifer. Do ritmo alucinado de sua calma. Batidas à porta. Mais portas. Menos janelas. Mais saídas reais. Apareça lá em casa. Mesmo. Traga seu pijama. Eu acendo a lareira. Eu não tenho lareira. Mas acendo. Também trago no peito as marcas das minhas listas impossíveis. Também preciso parar. Abrir a porta. Pois trago no peito a memória de nossa humanidade possível. Apareça. Agora estou menos enlouquecida. Agora estou aqui, de verdade.”
That was something else. Goodreads has La Liste under Theatre/Plays (it is a monologue), and Poetry but I suspect it would be rather at home under psychological/quiet horror too. The style is very effective at dragging you in the character's state of mind, into her exhaustion and distraction and into the guilt that laces everything she has to say.
The Québécois film culture has something of a unique tendency towards the documentary tone (perhaps less in the last decade or so) which gives it a unique hyperrealist feel, this play has that same vibe going which I found most delightful.
La liste, c’est un livre renversant, bouleversant.
On y suit une mère de famille épuisée par la charge mentale de son quotidien. Elle croule sous sa liste de tâches à faire, de choses à ne pas oublier. À bout de souffle, elle repousse certaines tâches à plus tard. Si bien, qu’elle fini par oublier complètement le service qu’elle devait rendre à sa voisine, son amie. Un oubli qui s’avérera être fatale. Rongé par la culpabilité, elle ne cesse de penser qu’elle a un rôle à jouer dans la mort de sa voisine.
C’est un livre que j’ai lu d’un trait. Il m’a amené à réfléchir. M’a fait réaliser que je devais ralentir un peu, prendre le temps de respirer.
I've seen the play twice before reading this book, and thought it was beautifully done (a moving performance by the superb Brazilian actress Clarice Niskier). Reading the book made me love the play even more. Such a powerful and touching story in its simplicity. Glad to finally cross this one off my list.
3,5/5. Bien écrit, une écriture très sèche, mais intéressante. J’ai apprécié, une bonne lecture, courte, rapide, mais je ne comprends pas l’engouement autour de ce livre. C’est bon, mais je n’y ai rien trouvé d’extraordinaire.
Une femme seule nous confie les circonstances entourant la mort de sa voisine et du rôle qu’elle a joué. Chaque souvenir ressassé déconstruit les évènements précédents le décès et nous mène dans une quête vers la vérité. C’est intriguant, c’est troublant. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ La liste est définitivement une pièce de théâtre que j’accourrais voir sans hésitation!
J’ai vraiment aimé le style d’écriture qui reflétait le titre de l’œuvre. J’aurais adoré voir cette pièce jouée au théâtre, car l’émotion et la mise en scène doivent beaucoup ajouter à l’histoire. Seul bémol: on sait déjà ce qui va se passer à la fin dès les premières lignes.
Une bonne entrée en matière; un effet de sortie efficace; une belle idée, la liste, en soi. Le prix du gouverneur général, bien. Mais quand on a lu de bonnes oeuvres, on ne compte pas celle-ci parmi la liste... Désolé : oeuvre paresseuse qui mérite une critique paresseuse.
J'ai lu (écouté) cette œuvre de manière un peu éparpillée (pendant et après un voyage), je ne sais pas si c'est ce qui fait que mon appréciation a tellement changée entre le début et la fin de ma lecture.
Au début, mon impression était que cette œuvre était un petit bijou et l'écriture si belle et poétique (qui me faisait penser à Réjean Ducharme même, d'une certaine façon). Je me reconnaissais beaucoup en la narratrice.
« J'ai pris l'habitude de fuir, fuir tout ce qui appartient à ce village. Le champ m'aspire. Les fenêtres très grandes dans toute la maison, il n'y a que des champs devant moi. C'est fade et fertile. Je ne veux pas être là. Mon mari me dit: « C'est toi qui a voulu venir ici. » Pour qu'il soit avec moi, j'ai voulu venir ici pour l'éloigner de tout. […] Je pensais l'aspirer totalement, mon mari. Être sa seule nourriture. »
Par contre, par rapport au développement narratif, je l'ai trouvé faible. Cette protagoniste qui veut tout fuir se lie d'amitié avec une autre femme, elle rencontre sa famille, ses enfants… D'accord…
Je lirais volontiers de la poésie de Jennifer Tremblay.
3.5* La Lista (A Lista), de Jennifer Tremblay, é um livro discreto que me pegou de surpresa: achei que não era o tipo de leitura com que me conecto facilmente, mas a prosa poética dela foi abrindo brecha aos poucos e acabou funcionando. A voz fragmentada e em listas exige atenção — não é leitura imediata — e foi só depois de reler alguns trechos duas ou três vezes que consegui entrar no ritmo e sentir o pulso emocional do texto.
Gosto da precisão das pequenas observações: há um trabalho com detalhe cotidiano que vira cena e, sem grandes artifícios, vai revelando camadas de melancolia, humor contido e consciência doméstica. A estrutura em fragmentos às vezes cansa e distancia, por isso dou três estrelas e meia: reconheço a força estética e a honestidade da narradora, mas senti falta de uma tensão narrativa mais constante que me prendesse desde o início.
No balanço, é um livro que recompensa quem topa o tempo de releitura: se você gosta de prosa que sorve mais do que entrega, provavelmente vai encontrar ali pequenas joias para sublinhar. Para mim, a surpresa foi real — não era promessa que eu esperava, mas a prosa poética acabou ficando.
Who is this woman who addresses us directly and recounts, in the most straightforward way possible, the tragic story of her neighbour's death? Why is she telling us this story? And why in this particular way? A director stated the following concerning the character: "This woman makes lists to keep herself from following her true nature. Her nature is messiness, slowness. Dreaminess."
Pequenininho e potente, é um texto de teatro simples e delicado que trata do sentimento de culpa que comumente nos ocorre quando da morte de alguém, obrigando-nos a rever prioridades nas nossas listas de afazeres cotidianos. A apresentação de Clarice Niskier é linda e parece uma resposta aos sentimentos da personagem narradora. É o primeiro de uma trilogia, mas os outros (Le carrousel e La délivrance) não foram traduzidos para português ainda.
Un monologue que j’ai d’autant plus apprécié après le paragraphe (if you know you know). Petite lecture rapide, mais touchante. Il est facile de s’attacher au personnage principal, même si nous n’avons peu en commun avec elle, simplement parce que c’est un personnage souvent dépeint soit dans d’autres oeuvres ou dans notre cercle de connaissances.
5/5✨ Il est rare que je lis des oeuvres théâtrales, tout simplement parce que ce n’est pas mon style de lecture préféré. Toutefois, le monologue percutant de cette histoire m’a mise par terre! J’ai tout aimé!
J'avais vu la pièce mettant en scène Sylvie Drapeau au Théâtre d'Aujourd'hui et, même après quelques années, même si je n'ai pas l'interprétation si juste de l'actrice devant moi, le texte est toujours aussi beau.