En 1932, Joseph Kessel traverse le Rhin : des élections cruciales voient s’affronter deux Allemagne. La vieille qu’incarne le vénérable Hindenburg et la nouvelle, emmenée par un quasi-inconnu : Adolf Hitler. Kessel entend d’emblée sourdre la haine comme carburant électoral. Les orateurs sont d’inégale qualité, mais leur rhétorique fait mouche. Ce sont eux que Kessel nommera d’une formule éclatante : « les forgerons du malheur ». Kessel sillonne une Allemagne fracturée, allant d’un quartier ouvrier où point la violence entre communistes et nazis, à une soirée de gala, smoking et robes longues. Il découvre l’Unterwelt, ce réseau de trafiquants régi par des lois strictes et d’une efficacité incomparable. Ce reportage dans les bas-fonds fit grand bruit. Une fois de plus, l’art de Kessel faisait merveille. En 1945, aux côtés des troupes victorieuses du général De Lattre, Kessel retourne en Allemagne, témoin privilégié d’une « mémoire enfouie dans la plus profonde moelle d’un peuple ».
Joseph Kessel was a French journalist and novelist. He was born in Villa Clara, Entre Ríos, Argentina, because of the constant journeys of his father, a Lithuanian doctor of Jewish origin. Kessel lived the first years of his childhood in Orenburg, Russia, before the family moved to France. He studied in Nice and Paris, and took part in the First World War as an aviator.
Kessel wrote several novels and books that were later represented in the cinema, notably Belle de Jour (by Luis Buñuel in 1967). He was also a member of the Académie française from 1962 to 1979. In 1943 he and his nephew Maurice Druon translated Anna Marly's song Chant des Partisans into French from its original Russian. The song became one of the anthems of the Free French Forces.
Joseph Kessel died in Avernes, Val-d'Oise. He is buried in the Cimetière de Montparnasse in Paris.