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Surchauffe

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Un conte philosophique sur le mal-être contemporain, une pépite de la rentrée littéraire. Le Nouvel Obs Sombre et efficace. Du grand Devers. Le Parisien WE Un thriller addictif et angoissant. Version Femina1ère sélection du Prix Jean Giono 20251ère sélection du Prix Interallié 20251ère sélection du Prix de Flore 20251ère sélection du Prix des Deux Magots 2025Prix du Jury 2025 - La forêt des livres chez Gonzague Saint BrisSélection du Prix Cabourg du Roman 2025 Une île interdite d’accès devient métaphore du dernier refuge dans un monde en surchauffe.Entre un métier envahissant, un mari égoïste et un patron corrompu, Jade est sans cesse à la limite du burn-out. Est-ce pour fuir cette réalité toxique qu’elle accepte de superviser la création d’un palace dans l’archipel indien d’Andaman ? Un paradis tropical où elle découvre une île inviolée et coupée du monde, habitée par un peuple ancestral dont le nom sonne comme une alerte : les Sentinelles. Et si cette île, dans son mystère, était le miroir inversé de notre monde, lui-même en surchauffe ?Depuis Les Liens artificiels, qui racontait la désincarnation du réel, Nathan Devers développe une oeuvre à la fois singulière et lucide. En sismographe de la modernité, il se confronte ici aux questions brûlantes de notre temps en décryptant les symptômes du nouveau "mal du siècle".

322 pages, Kindle Edition

Published August 20, 2025

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Nathan Devers

13 books15 followers

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Profile Image for Sébastien.
130 reviews13 followers
February 1, 2026
Critique – Surchauffe, Nathan Devers

Le jeune et brillant normalien est sans doute le plus à son affaire lorsqu’il cisèle des formules et s’autorise des digressions philosophiques. Les tout derniers paragraphes de l’épilogue en offrent un bon exemple : ils sauvent partiellement une fin poussive, épuisée par un récit dont l’auteur n’a pas su maintenir l’intérêt dans la durée — faute, surtout, d’avoir véritablement traité ce qu’il annonçait. Reste que le style, constamment fluide et précis, rend la lecture agréable et la compagnie de l’auteur, tout au long du livre, indéniablement plaisante.

Car des deux thématiques majeures qu’il se donne, le burn-out et les Sentinelles, Nathan Devers ne fait finalement rien, ou si peu qu’il en manque le traitement. Jade, narratrice et alter ego bancal de l’auteur — dont on retrouve d’autres traits, ou tentations moins plaisantes, chez le mari Thomas ou l’amante putative Alice — ne souffre en rien d’un burn-out au sens clinique du terme, avec ce qu’il implique de conséquences psychiques et neurologiques. Elle est plutôt abrutie, au mieux grisée, par une frénésie d’activités qui relève davantage de la saturation que de l’effondrement.

Quant aux Sentinelles, on aura rarement vu un sujet à ce point évité. Comme si Devers regimbait — faute sans doute d’en avoir la culture, lui qui a pourtant, de toute évidence, des lettres — devant l’effort d’imagination requis, qu'il aurait pu emprunter à la litterature d'anticipation ; et, plus encore, devant l’exigence de composition qu’impliquerait une véritable intrigue, dont le genre policier aurait pu davantage l'inspirer.

Il reste quelques portraits à l’acide des médiocrités contemporaines, exercice certes plus facile que l’élaboration de raisons d’espérer. Jade réalise d’ailleurs in fine à quel point l’aigreur lui vient aisément sous la plume — elle qui n’a pas pu écrire, et qui a renoncé, à son propre roman, aveu d'une certaine stérilité de Devers lui-même. Mais tout cela est insuffisant pour compenser l’impression d’un livre qui surchauffe à vide.
Profile Image for Isabelle.
1,344 reviews16 followers
March 28, 2026
Prendre du temps pour écouter l'écho de l'Ego affairiste, je ne peux pas.
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