Une lecture essentielle pour explorer les tensions entre la foi et la raison.
En 2007, Richard Dawkins, Sam Harris, Daniel Dennett et Christopher Hitchens, surnommés " les cavaliers de l'Apocalypse ", se sont réunis autour de quelques cocktails pour engager une discussion hors norme sur Dieu, la religion et la quête de vérité dans le monde contemporain. Filmée à l'époque et visionnée des millions de fois depuis, cette conversation est devenue un moment fondateur du mouvement dit du " nouvel athéisme ".
Ce livre en propose pour la première fois la transcription intégrale en français, enrichie d'essais inédits de ses participants et introduite par l'écrivain et comédien britannique Stephen Fry.
Rigoureux et décapant, cet échange libre mêle érudition et humour, profondeur morale et provocation salutaire. Il illustre l'audace de quatre intellectuels refusant les dogmes pour mieux interroger les fondements de la foi, la spiritualité, le dialogue avec les croyants, ou encore les exigences d'une vie véritablement éthique.
Une lecture stimulante, qui retrace un moment clé de la pensée contemporaine et donne à voir les visages pluriels d'un athéisme lucide, vibrant et profondément humain.
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" L'électrisante transcription complète du seul échange entre le quatuor de grands penseurs surnommés les quatre cavaliers du nouvel athéisme. " The Bookseller
" Une fenêtre privilégiée sur l'esprit de quatre géants intellectuels qui discutent passionnément de la foi et de la raison, de la théorie et de la superstition. " Booklist
" Les propos de Dawkins, Harris, Dennett et Hitchens, dignes héritiers de Voltaire, sont plus nécessaires que jamais. " Matt Ridley
" Un classique de notre époque et de tous les temps. Cet ouvrage devrait figurer dans votre bibliothèque. " Michael Shermer
" Blasphématoire, érudit, d'une véracité dévastatrice, subtilement hilarant... Lire ce livre, c'est passer un après-midi en compagnie de certains de nos plus grands penseurs. " Julia Sweeney
" Un excellent point de départ pour initier la révolution athée. " Penn Jillette
" Palpitant. Idoine pour ceux qui cherchent à faire le point sur leur foi, ou alors pour ceux qui sont curieux de comprendre le monde d'un point de vue rigoureusement naturaliste et athée. " Pittsburgh Post-Gazette
Je suis loin d’être un croyant dogmatique qui ne remet pas en question ce qui m’a été transmis (pour ne pas dire formaté). J’aime lire, voir et écouter des œuvres qui sont critiques de ce que je pense ou crois : ça élève l’esprit, rend humble et cultivé. J’ai aucun problème avec les personnes athées, le blasphème, et mm avec les impies. Ces idées doivent pouvoir être exprimées, défendues et étudiées.
Mais le plus gros problème du livre, d’après moi et sans aucun doute, c’est son analyse politique que je trouve très mauvaise.
Une critique de la religion est forcément liée, à un moment, à un entremêlement avec la politique. Dans ce livre, ça n’y est presque JAMAIS traité. La question de domination de classe par la religion n’est jamais traitée et est presque évitée. L’oppression des femmes y est traitée comme si les femmes bourgeoises et les femmes prolétaires subissaient les mm discriminations (il suffit de voir des photos de bourgeoises iraniennes avant les années 50 pour voir qu’elles ne vivaient pas la mm réalité). Les auteurs semblent déconnectés de la réalité politique que nous vivons.
Dire que « l’islam » est la religion principale dangereuse sans aucune source, étude, recherche ou analyse est non seulement irresponsable mais dangereux. Nier l’implication des milliardaires actuels qui investissent des millions dans des émissions TV doctrinaires en Europe ( Bolloré, qui a investi des millions dans de nouvelles émissions cherchant encore à promouvoir un catholicisme réactionnaire dans des émissions comme CNews, où des millions d’identitaires regardent ces programmes entremêlés de fake news sur les Arabes et les Noirs ; ou Trump qui essaye de faire passer des lois FASCISTES par le biais de la doctrine catholique traditionaliste ; l’Italie de Giorgia Meloni qui utilise encore l’excuse de « préserver » la culture italienne pour justifier sa politique raciste, libérale, islamophobe ou en un mot d’extrême droite ; les évangélistes américains qui continuent à investir des millions dans la politique coloniale en Israël (qui tue un enfant toutes les 45 minutes) ; la Hongrie qui laisse noyer des enfants, femmes, hommes pour préserver leur « blancheur » ; les policiers qui se radicalisent à l’extrême droite et continuent les bavures/meurtres sur des enfants ; et des cagnottes créées pour ces gens par solidarité identitaire ; et surtout en Europe, le terrorisme majoritaire est en première position : le néofascisme. Et nier le lien entre fascisme et identitarisme blanc/christien est impossible.
Tout ça pour dire que mm dans le cas où l’Occident serait le plus touché par le radicalisme chrétien que musulman, ça ne veut pas dire que les « pauvres petits musulmans » sont tous gentils et que les grands méchants chrétiens sont des monstres. Le problème est intrinsèquement lié à un structuralisme social qui vise à diviser le prolétariat pour mieux dominer. L’islam, le christianisme ou le judaïsme ne deviennent des problèmes que lorsqu’ils sont directement liés à une volonté de contrôler les autres.
L’Iran n’est pas problématique uniquement parce qu’il est chiite : il est problématique parce qu’il dirige une population sans laisser la liberté à son peuple de choisir sa croyance. En Amérique, le problème n’est donc pas logiquement l’islam (qui constitue une minorité elle-même opprimée), mais la majorité chrétienne qui cherche à revenir à un « âge d’or » américain, et ça passe par l’oppression des autres.
Pour ces raisons, l’analyse finale du livre était mauvaise et simpliste. Réduire le problème des populations à une mosquée ou une église qui gouverne, et non à une infrastructure qui exploite une classe pour le bonheur d’une autre en utilisant comme excuse et justification la sainteté, est totalement abject et, comme je le disais précédemment, actuellement dangereux.
Les actes anti-musulmans ont augmenté de +88% en France, et je ne sais combien dans les autres États libéraux. Mais ces actes ne visent pas à critiquer l’islam : ils attaquent des humains.
Malgres le fait qu’ils aient dit l’inverse dans le livre, pendant une grande partie j’avais plus l’impression qu’ils attaquaient les croyants que la croyance, ce qui est ok. Je critique les capitalistes et le capitalisme. Mais avec la nuance qu’attaquer des croyants qui subissent une politique est totalement lâche d’après moi.
À presque aucun moment ça critique les dominants, les infrastructures, les gouvernements théocratiques et les systèmes de domination. Aucun commentaire sur l’aliénation du travailleur par la foi, comme si tout était neutre et que les gens croyaient juste par peur de la mort et pas bcp bcp bcp plus.
J’ai mm eu un rire nerveux à la critique du Hamas, qui occupe pendant une bonne page, sans une seule FOUTU ligne de critique de la putain de politique génocidaire israélienne basée aussi sur la « croyance divine » Si la foi est absurde, je ne sais pas ce qu’est cette critique.
Surtout que la religion peut aider à certaines choses, comme Gramsci le défend pour la révolution.
J’ai aussi trouvé une certaine hypocrisie face à leur critique des croyants qui se braquent et à une modestie superficielle : ils ont quand mm une vingtaine de pages qui vendent leur modestie (atypique comme manière de faire) et une bonne dizaine de pages à chouiner sur les croyants qui les critiquent (alors qu’eux mm disent que ces croyants « chouinent »).
Bref, à lire tout ça, on pourrait se demander pk ne pas avoir mis 0/5, car malgré tout y avait quelques trucs à sauver : la critique du dogmatisme était sympa, leurs moments de doute étaient beaux, leurs références rendaient curieux à la recherche, on sentait une alchimie entre ces 4 potes (que je doute droitardés), le passage sur l’art et la religion était sympa… bref tout n’est pas à jeter.
Ce livre est très mauvais en termes d’analyse politique/sociologique, mais tout n’est pas gommer.
Les quatre cavaliers de l'apocalypse, de la révélation raisonnée, autour d'un verre, luttant avec comme seules armes la raison, l'humilité et l'humanité... L'ennemi ? La foi aveugle, les forces du surnaturel, la masse critique des croyants, tous inquisiteurs affichant le masque victimaire du persécuté.
Après lecture de ce débat, une pensée me reste. Jouir du numineux est un privilège de l'humanité, non une preuve de l'existence du Grand Manitou.