Il y a une vraie recherche de nuance dans l’écriture, de dénoncer la récupération de certains faits divers pour alimenter des intérêts politiques bien particuliers. Une volonté de mettre en lumière les déterminismes sociaux à l’œuvre, de déplacer le curseur de la responsabilité individuelle vers la responsabilité collective.
Certains passages sont très beaux.
Sans doute parce qu’il a reçu le Goncourt des personnes détenues, je m’attendais cependant à une critique plus vive de l’appareil répressif et du système pénal, pour lesquels il reste (à mon goût) trop complaisant.