Dans cet ouvrage percutant, Camille Emmanuelle explore le rapport complexe que notre société entretient avec l'alcool, en proposant une réflexion nuancée et personnelle sur les usages, les risques et les mécanismes psychologiques liés à l'alcool.
À travers un récit intime et documenté, l'autrice déconstruit les représentations traditionnelles de la consommation d'alcool, en interrogeant ses fonctions sociales, festives et émotionnelles.
Cet ouvrage propose une approche bienveillante et pragmatique qui dépasse les discours moralisateurs habituels. Il offre des perspectives nouvelles sur la consommation d'alcool, encourageant une prise de conscience individuelle et collective, tout en valorisant des alternatives positives et des stratégies de prévention adaptées aux réalités actuelles des jeunes générations.
Sujet important et bien abordé mais quelques ombres au tableau tout de même.
La référence à Harry Potter, c'est pas possible en 2026, en plus d'être hyper millenial-codé. La gen Z n'est pas attachée à cette saga comme le sont les millenials. Lâchez ça, s'il vous plaît 🙏
Plus globalement, j'ai trouvé le ton un peu caricatural par moments. Là aussi, certaines expressions font très millenial. L'adresse semblait bizarre, j'ai préféré celle de Vanessa Springora dans sa contribution à la collection. Après, si les jeunes en question kiffent : tant mieux, c'est le but !
Autres points moyens : dire que l'alcool « réduit [la] capacité à se contrôler » d'un potentiel agresseur, c'est assez maladroit car incorrect. Décevant quand l'autrice dit avoir une « immense bibliothèque » dédiée au(x) féminisme(s) et aux questions de sexualité(s) de voir qu'elle parle, in fine, de pulsion pour les violences sexuelles. Il n'est pas question de se contrôler/restreindre/contenir. Les VSS ne relèvent pas de la pulsion sexuelle, c'est une question de domination, et ça c'est l'une des 1res leçons du féminisme quand même !
Là, point + édito. : le « j'ai découvert la semaine dernière », c'est non lol. Tu peux pas dire ça, quand bien même c'est un essai d'intervention. Il faut quand même que le bouquin puisse être lu sur un temps plus long + on ne comprend, du coup, vraiment pas l'utilité de cette précision temporelle.
Sinon, évidemment, comme dit au tout début, c'est un sujet important qui est trop souvent mal abordé auprès des ados et jeunes adultes (prévention trop caricaturale et infantilisante). Ici, l'autrice s'adresse vraiment horizontalement à ses lecteurices et c'est agréable. On ne se sent pas jugé·e, simplement accompagné·e dans une réflexion (trop) rarement amenée de cette manière.
Camille Emmanuelle nous offre une plume percutante tout en étant intéressante et concise sur un sujet de société qui touche de près ou de loin tout le monde : l'alcool. Entre addiction et lien social, l'autrice traite ce thème avec justesse et humour, rendant cela très accessible. On arrive à la dernière page de l'essai en un claquement de doigt et on en redemande !
Une lecture stimulante qui donne très envie de découvrir d’autres ouvrages de l'autrice.
Dans ce livre de l’excellente collection ALT - des essais engagés pour les 15-25 ans -, Camille Emmanuelle explore notre rapport collectif à l’alcool, entre pression sociale et interdit pas vraiment assumé. En effet, si la loi française est claire, force est de constater que de nombreux jeunes ont accès à des boissons alcoolisées avant leurs 18 ans, et ce souvent, dans le cadre familial. En Belgique, la legislation indulgente autorise la consommation de vin et de bière à partir de 16 ans…
L’autrice analyse ici les habitudes festives et les mécanismes psychologiques qui rendent la consommation si banale. L’ensemble est clair, accessible et pas trop plombant. Je regrette quand même l’utilisation ponctuelle d’expressions et de références censées toucher les jeunes. On sait que rien n’est plus malaisant qu’un adulte qui essaie de s’approprier les codes qui ne sont pas les siens! Essayez de dire “Wesh, gros” à un ado et constatez son attitude vaguement. dégoûtée… Sans compter que ça risque de mal vieillir à une vitesse folle.