Que je meure dans quinze jours ou dans six mois, ça vous fera autant de peine. Ŕ moins de tous vous trucider, je ne vois pas comment vous empęcher d'ętre tristes.L'auteur raconte lagonie de sa mčre, ŕ un stade trčs avancé dun cancer généralisé. Il dialogue réguličrement avec elle. Elle analyse lapproche de sa mort en toute conscience. Dautre part, comme pour construire un bouclier autour de lui, autour de sa propre souffrance de fils voyant la dégradation de sa mčre, qui doit ętre hospitalisée dans un établissement de soins palliatifs, lauteur questionne différentes personnes - infirmičre, prętre, spécialiste de la morgue, médecin, personnel accompagnant, autres malades en stade terminal - sur la mort. Quen ressort-il ? Non pas un simple témoignage, mais une sorte de combat avec les mots dits et les mots écrits autour dune mort annoncée.
Mathieu Simonet est né en 1972. Il est avocat et administrateur de la Société des Gens de Lettres (SGDL).
Son travail correspond à des « autobiographies collectives ». Il a publié quatre romans : « Les Carnets blancs » et « La Maternité » aux éditions du Seuil, « Les Corps fermés » aux éditions Emoticourt et « Marc Beltra, roman autour d’une disparition » aux éditions Omniscience. Mathieu a obtenu le Prix de L’ïle aux Livres en 2012 pour « La Maternité ». Il collabore avec le Magazine littéraire (il a notamment coordonné le dossier consacré à l’écriture de soi en avril 2013) et avec le Palais de Tokyo (il a organisé le grand atelier d’écriture des 50 ans de France Culture au Palais de Tokyo). Il co-dirige la collection « Littérature du réel » aux éditions Omnisicence (dont le premier roman, Conception d’Ariane Zarmanti, est sorti en mars 2014). Mathieu bénéficie, pour l’année 2014, d’une résidence d’écriture financée par le Conseil régional d’Île de France au sein des 37 hôpitaux de l’AP-HP : il a demandé à 1000 patients d’écrire leur adolescence sur des carnets. Ces carnets seront confiés à 1000 collégiens et/ou lycéens. Des lectures et performances seront organisées à partir de ce dispositif (notamment dans le cadre de la nuit blanche le 4 octobre prochain). Il est également membre de la Commission des contributions financières à la production de films de court-métrage du CNC. (source : http://www.ile-aux-livres.fr/simonet)
Roman très particulier. Ça s'appelle la maternité mais probablement que ça aurait été plus juste - La mort. C'est un long fil continu où l'on suit Mathieu (l'auteur?) lors du combat de sa mère avec un cancer généralisé. Il nous décrit des moments de relation avec celle-ci selon ses yeux à lui, à sa mère, à son père et à d'autres personnes impliquées. C'est une littérature particulière, mais pas désagréable. On s'habitue au rythme et à la forme et on peut en apprécier le contenu. J'imagine que tous ses personnages qui se nomment Y c'est pour garder l'anonymat autour de lui puisque ça semble être un livre de sa vie.