Ils s'appellent Marius et Myriam. Lui reconstitue les visages abîmés, elle répare les corps malades. Marius est peintre et épithésiste. Myriam, oncologue. Tous deux font face à des ruptures décisives qui bouleversent leur trajectoire.
Il peint dans l'espoir de regagner sa place auprès d'elle. Elle nage pour se libérer. Entre eux, une absence : Marie, femme marginale, modèle disparue. Pour achever sa série de tableaux - et peut-être reconquérir Myriam -, Marius part sur les traces de Marie. À travers le paysage urbain, de squats en banques alimentaires, il remonte le fil d'une disparition qui ébranle ses repères.
Difficile d'expliquer ce que j'ai lu, parce qu'il n'y a pas grand-chose à en dire malheureusement. (J'oserais même dire que sans la postface, je serais complètement passée côté du message 🫣)
C'est un roman tout en dualité. Marius et Myriam. Passé et avenir. S'isoler et s'émanciper. Une histoire qui apprivoise l'imperfection, la vulnérabilité.
J'ai envie de dire : tout était doux. Et je suis surprise, parce que les éditions Stanké sont reconnues pour leurs œuvres hautes en couleur. Du vif, du punché. Le dénuement ne s'inscrit pas dans cette veine, mais pas du tout.
Mais c'est un mixte de plusieurs choses qui n'a pas fonctionné pour moi, dont le coeur est : des personnages dont on ne connaît rien. 🥲
À partir de là, toutes les ruptures / coupures / absences n'avaient aucun poids pour moi. Je ne les connaissais pas, les comprenais pas.
C'est un court roman, moins de 200 pages, qui m'a pris beaucoup de temps à lire. Un détail, mais un détail qui en dit long en rétrospective. 😔