Edith was born at a time of magic and fairies. As a newborn she received two the ability to bring any object to life and eternal childhood. That’s why today, 100 years later, Edith is celebrating her centenary as a ten-year-old. What will she wish for this time? Perhaps a new friend. Certainly a new life—being ten forever has its downside.
On her birthday, Edith sets off to find the fairy who bewitched her and reverse the spell. She takes her only friends, a wise dog and a talking lemon, to find herself a future she can live with.
Fully illustrated in color, this one-of-a-kind chapter book bursts with good the dry wit of a faithful dog, a fairytale adventure, camping, boating, friendship and danger, and a question that matters.
Wat een origineel en prikkelend verhaal over Eefje die bij haar geboorte twee gaven krijgt: ze kan elk voorwerp tot leven wekken én ze zal altijd 7 jaar blijven.
Verraderlijk simpel in zowel tekst als beeld, maar daarom juist zo geschikt om over in gesprek te gaan. Want is eeuwig leven wel zo fijn? Wat maakt iets levends? Wat is het verschil tussen een gave en een vloek?
Je n'avais pas encore eu l'opportunité de lire un livre de cette autrice néerlandaise prolifique, au nom désormais connu sous la bannière de la maison École des Loisirs, alors je suis ravie que ce soit maintenant le cas et que ce soit pour ce petit bout de bonheur livresque en plus!
D'ailleurs, avis à la maison d'édition: Pourriez-vous demander à madame Valckx de nous envoyer un Ikki à nous aussi? Un aussi gentil petit citron pleins de bonnes idées, ce serait pratique dans une librairie jeunesse et il ne manquerait pas d'amour.
Pour paraphraser une critique qui a mit en mots à peu de choses près mon constat, nous avons ici un hybride qui pourrait être un roman jeunesse en format album, et dont les codes rappellent ceux du conte et la structure relativement simple permet à un jeune lectorat de s'y aventurer en lecture solo ( le 2e cycle primaire, je dirais, soit la 3e année en montant, 8 ans+).
Edith est en quelque sorte une "Éternelle Adeline" jeunesse, une enfant doté de l'enfance éternelle. Comment une telle malédiction a-t-elle pu arriver, vous demanderez-vous? Tout cela remonte, cent ans plus tôt, à l'arrivé d'Edith dans la vie de ses jeunes parents. Fiers de leur petite fille, ils souhaitent qu'une fée lui fasse don d'un don. Seulement, deux fées s'occuperont de lui en fournir. La première est toute jeune et lui a donné la faculté de donner vie aux objets, alors que la seconde, quasi-retraitée, est celle qui pense lui faire un cadeau en empêchant sur elle la course du temps. En grandissant, Edith se retrouve prisonnière de son corps d'enfant de 7 ans, mais bien sur, dans son esprit, elle murie. Devenue évidemment différente, elle se retrouve déscolarisée et cachée dans sa maison. Ses parents ne tiennent plus le même discours qu'autrefois et réalisent le fardeau qui pèse sur les épaules de leur petite fille, mais il n'y a rien à faire. Du moins, jusqu'au jour de son centième anniversaire...
Attention, il y aura des divulgâches.
Edith a maintenant cent ans et si ses anniversaires ont perdu leur éclat de joie, à l'instar de ses jeux, celui-ci revêt une certaine importance. C'est un chiffre d'or! À cette occasion, le premier don qu'on lui a offert, mais qui lui fut interdit depuis sa malencontreuse démonstration sur l'horloge de la maison ( devenue une plaie donnant l'heure à tout va), va lui servir. Elle veut se faire un ami pour tromper sa solitude. Elle a bien son chien, Polochon, mais l'objet qu'elle compte animer sera "spécial", "merveilleux". Ainsi nait Ikki, un adorable petit citron à l'esprit vif et au tempérament pétillant. Ikki et Edith s'apprécient très rapidement et deviennent inséparables, formant un trio avec le chien Polochon. Cependant, Edith ne peut s'empêcher de vivre de la tristesse. C'est devant ce navrant constat que le petit citron émet alors une hypothèse: Et si une fée pouvait défaire le don? Alors que le petit citron et son ami le chien tentent de s'éclipser afin de trouver une fée susceptible de contrecarrer le don invalidant de leur amie, prétextant vouloir faire du camping, celle-ci refuse de se séparer d'eux et les trois amis se retrouvent donc en pleine forêt. le hasard les mène droit sur la résidence en forme de champignon d'un lutin, le charmant Dwin ( et ses boulettes au miel et à l'écorce de sapin, miam!), qui connait l'emplacement de la résidence d'une fée, Aïcha. C'est la même fée qui avait donné le don d'animer les objets à Edith. Elle vit sur une île, avec son fils adoptif, Noa. Pour s'y rendre, elle anime un bateau hyperactif, Go, et le trio retrouvent ainsi la seule fée encore vivante et capable de rendre le temps à la petite fille éternelle. Edith accepte de mourir un jour et elle accepte que son corps change. En revanche, elle refuse que la perte de son second don, qui va de pair avec la perte du premier don, ne signifie perdre Ikki. Néanmoins, l'histoire connait un heureux dénouement quand il apparait que le don d'Edith était 100 fois plus fort lors de son centième anniversaire et comme elle a animé Ikki ce jour-là précisément, ce dernier va continuer à vivre avec Edith. Noa propose même à sa nouvelle amie de venir passer les vacances avec eux sur leur île. Pour la jeune fille, c'est le début de sa nouvelle vie, une vie normale et qui sera précieuse du fait de pouvoir grandir.
C'est un peu un cas de Benjamin Button, un personnage décalé entre son âge biologique et mental. Ce qu'Edith illustre surtout, c'est que ce n'est PAS un cadeau d'offrir la jeunesse éternelle à un enfant, qui se retrouve piégé dans une tranche d'âge qui ne concerne que son corps. Elle est ainsi privée de la joie de grandir, de faire des choix et de bâtir ses relations. Son corps d'enfant est une prison. Au final, de quoi est-il question avec ce don? De combler le besoin des parents, qui veulent garder leur enfant pour eux toute leur vie, sans jamais la voir devenir autonome et indépendante. C'est triste quand on y pense.
Je retiens de ce roman-album une ode au fait de grandir, de s'épanouir, de passer de chenille à papillon. Je retiens aussi que les vœux ne sont pas toujours des bénédictions et que parfois, en voulant bien faire, certains parents pavent des chemins bien intentionnés qui débouchent sur l'enfer. Un livre introspectif et philosophique sur fond d'aventure et de rencontres, très intéressant et pertinent.
Pour un lectorat intermédiaire à partir du 2e cycle primaire, 8-9 ans+
Catégorisation: Roman hybride fantasy (basse) néérlandais, littérature jeunesse intermédiaire, 2e cycle primaire, 8-9 ans+ Note: 7/10
When Edith was born, her parents desired that she be given a gift by a fairy godmother. Two gifts, one each from a young fairy (the ability to animate and ensoul any object) and one from an old fairy (to never grow up and never die). The first has bothersome consequences when a young Edith animates the grandfather clock. The second has more painful ones. To never grow up is to lose friends, lose family, and to never have what might amount to a real and full life.
This is the most existential kid's book I have ever read.