J'ai reçu un SP via NetGalley en échange d'une critique honnête.
Bon... Je crois que ceci n'était vraiment pas pour moi. Je sais pas vraiment pour qui c'était cela dit. Ces témoignages étaient globalement assez horribles et la plupart de ces femmes étaient aussi horribles. J'ai eu beaucoup de mal à ressentir une quelconque compassion pour elle, entre les tromperies et les gamineries, je pouvais pas. C'était vraiment pas pour moi. Et comment ça tu appelles ta belle-fille "pupute"?????????????????????????? Parce qu'elle t'appelle vieille bique??? Tu es une adulte, elle est une enfant. Non mais franchement. Honnêtement, ce livre m'a plus énervée qu'autre chose. Au final, même les témoignages qui auraient pu être touchant, ont, pour moi, été gâchés par tous les autres... J'aimais bien le concept de base, mais vraiment, pas pour moi.
Il est vrai que pour la nouvelle année, j'ai eu un peu de mal à me mettre dans la lecture. C'est donc la première lecture de l'année 2026 et je dois dire que j'ai beaucoup aimé. C'est un petit coup de cœur pour cette belle bande dessinée. Évoquons tout d'abord les dessins, la couleur, l'esthétisme pour résumer. J'aime beaucoup le dessin dans cet ouvrage. En effet, il est assez simple avec un flou pour montrer le mouvement mais le dessin représente parfaitement la vie. Il montre et représente cette vivacité que nous allons retrouver dans chacun des témoignages pour nous rappeler que les "marâtres" sont aussi humaines que vous et moi. Au-delà du style de dessin relativement simple mais efficace, la dessinatrice joue principalement sur les couleurs pour égayer à la fois les témoignages mais aussi la bande dessinée. J'aime beaucoup cette approche pour renforcer la vivacité mais j'aime aussi les cases monochromes, c'est très esthétique. J'adhère ainsi au dessin. Quant aux couleurs, je trouve que les couleurs font partie intégrante du style de dessin. J'aime la diversité des couleurs passant du bleu au jaune, de l'orange au rose dans des couleurs assez pastel. J'apprécie ce choix qui apporte davantage de douceur, permettant de sortir en quelque sorte des clichés que nous avons de la marâtre à travers les contes. Cette douceur montre qu'une belle-mère n'est pas comme la belle-mère de Blanche-Neige, la fameuse Méchante Reine. Elle s'approche davantage de la figure maternelle. Nous allons voir cela dans l'analyse du livre. Concernant la structure du livre, j'aime beaucoup la structure de ce livre scandée en plusieurs chapitres. Chaque chapitre représente majoritairement l'histoire d'une des belles-mères. Chacune apporte sa vision et son vécu de "marâtre". C'est pourquoi j'aime la structure de ce livre. Pour conclure, j'aime beaucoup le dessin de ce livre avec ce choix de couleurs pour égayer l'ensemble mais montrer que les "marâtres" sont avant tout des êtres humains.
Poursuivons la chronique en analysant cette BD en profondeur. Être belle-mère n'est clairement pas une bonne position comme le prouve cette bande dessinée. En effet, elle appartient à la famille sans l'être vraiment, ce qui apporte plusieurs conséquences et problèmes. J'ai adoré le fait que ce livre met à l'honneur les fameuses "marâtres" car on les valorise et on montre que leur situation est complexe. Les témoignages présents dans ce livre nous montrent que ce rôle affecte différents aspects de la vie : la famille, le professionnel, l'amour... De plus, on voit aussi les conséquences et les problèmes de cette position : quel rôle doit jouer la belle-mère dans l'éducation de ses beaux-enfants ? Comment établir une bonne relation avec l'ex de son compagnon ? Ce sont plusieurs questions que souligneront les belles-mères de cet ouvrage. Je dois dire que cela m'a touché aussi de voir des situations complexes où l'homme n'assume rien et ne légitime pas sa femme auprès de l'ex, des enfants, des amis... À travers ce livre, on découvre différentes belles-mères avec de la culpabilité, des caractères différents, par exemple : la belle-mère devenue "méchante", la belle-mère qui se laisse marcher dessus, etc. On remarque que la culpabilité, le manque de confiance, les relations mettent en avant la psychologie humaine. C'est à la fois passionnant et percutant. En outre, ce livre aborde également la notion de famille. Qu'est-ce qu'une famille ? La belle-mère fait-elle partie de la famille ? Au-delà de l'intrigue basée sur des témoignages, on retrouve différents thèmes aussi divers que variés. Nous retrouvons l'éducation, la santé, l'amour, la famille de différentes façons... Nous avons donc des thèmes intéressants liés au rôle de belle-mère. Concernant ce rôle, nous avons différentes histoires montrant les difficultés de ce rôle à différents niveaux.
Pour conclure, j'ai eu un petit coup de cœur pour cette bande dessinée intéressante. J'adore le dessin qui est dynamique et coloré pour souligner la vivacité. J'adore le thème abordé dans ce livre : la belle-mère. Nous assistons à plusieurs témoignages soulignant la difficulté d'endosser ce rôle avec beaucoup de déboires et d'obstacles malgré l'amour. Je vous conseille de lire ce livre pour voir que ce rôle est valorisant et non dévalorisant comme dans les contes.
Voici un roman graphique, dont le sujet m'avait particulièrement interpelée. Faut dire que je fais partie de la team marâtre depuis bientôt quatre ans.
"Quand les marâtres se confient au sujet de leur quotidien… pas toujours rose ! Qu’il s’agisse de la belle-mère de Blanche-Neige ou de celle de Cendrillon, les marâtres sont souvent cantonnées au rôle de femme aigrie, méchante quand elles ne sont pas dépeintes comme de véritables sorcières ! Alors quand Samuel propose à Gwen de s’installer avec lui… et sa fille de 14 ans, Gwen convoque une assemblée extraordinaire composée de femmes qui sont – ou ont été – marâtres. De la belle-mère "jetable" à la belle-mère dépassée en passant par la marâtre épanouie, elles vont tour à tour lui raconter leur parcours. L'occasion pour elles de partager des expériences souvent compliquées, et qui ont obligé certaines à mettre en place de vraies stratégies. Composé à partir de témoignages, Chères marâtres donne la parole à celles qui ont bien souvent le mauvais rôle. Des femmes ayant peu voix au chapitre et qui ont pourtant beaucoup à dire."
Je suis une marâtre. Ouais, dis comme ça, on pourrait croire que je suis une sorcière pleine d'animosité envers l'enfant de mon conjoint. Mais non, je vous jure que non ! J'ai même versé ma petite larme, la première fois que je l'ai vu à un spectacle de l'école. Cela dit, je ne peux vous cacher que ce n'est pas une place toujours très confortable.
Dans ce roman graphique, on se rend encore mieux compte des difficultés qu'une marâtre (non décidément, je ne me ferai pas à ce nom) peut vivre, et de leurs origines : relation entre son amoureux et la mère de ses enfants, rejet possible des enfants (à analyser), relation entre la mère et la marâtre... Enfin, ce qui revient quand même souvent, c'est le manque de légitimité donnée par le père, ou le fait qu'il se décharge totalement sur sa compagne. Moi, là-dessus, je ne peux pas me plaindre.
En réalité, je ne me suis pas sentie directement concernée par les différentes problématiques abordées : je n'ai pas de problèmes relationnels avec la mère, pas de souci de légitimité ou de trop grande délégation par le père, et l'enfant avec qui je vis une semaine sur deux ne m'a jamais rejetée (ou de manière très ponctuelle). Il reste tout de même quelque chose qui me relie à ces histoires : ce sont les tensions intérieures que je peux vivre parfois, et qu'il est difficile d'exprimer, ainsi que le sentiment d'être une intruse à certains moments. Mais honnêtement, le fils de mon conjoint doit vivre des émotions assez paradoxales aussi et des tensions intérieures ponctuelles.
Une chose est sûre, on vit des moments heureux à trois. Mais ce n'est pas simple d'être dans la vie d'un garçon depuis ses 5 ans, de participer (même discrètement) à son éducation, tout en étant un peu à côté de tout ça car non, je ne suis pas sa mère.
C'est vraiment une lecture qui fera du bien à toutes les marâtres ; ça permet de se sentir moins seule. Je pense que certains beaux-pères (y a-t-il un terme pour eux ?) s'y retrouveront aussi. Et puis, forcément, ça me semble intéressant que chaque parent de famille recomposée y jette un œil.
Merci à #NetGalleyFrance aux Éditions La Boîte à Bulles pour la découverte de #ChèresMarâtres en numérique !
Pour des raisons très personnelles, Solenn Bardet a interrogé huit marâtres afin de mieux comprendre leur statut, leur rôle, leur place au sein d'une famille recomposée. Force est de constater que la littérature en sciences-humaines reste très évasive sur le sujet, tandis que la littérature fictionnelle présente les marâtres sous leurs pires facettes... Qu'en est-il en réalité ? N'existe-t-il pas un foule de réalités ? Sans doute autant que de situations, de couples et de personnes ! N'empêche que l'autrice a réussi à trouver et à nous présenter huit cas de figure différents qui illustrent à merveille les nombreuses configurations possibles. Et ce point est un réel atout pour l'album. Loin de se vouloir exhaustif (ce serait impossible), l'ouvrage nous transporte au cœur de l'enquête, au sein des familles recomposées, sous le prisme (forcément subjectif) de la marâtre.
Même si je ne me sens pas du tout concernée directement par le sujet, j'ai trouvé cet ouvrage très instructif et très agréable à lire. Les illustrations, dans le style des dessins de presse, sont simples et percutantes. Les personnages sont juste assez expressifs pour que l'émotion passe. Car le nœud de l'album est bien ici : au cœur des émotions ressenties pas les marâtres, les enfants et les pères mis en lumière. D'ailleurs, ces derniers en prennent pour leur grade... Alors que les marâtres sont trop souvent invisibilisées, à une place plus que bancale et dans un statut aux contours mal définis, l'importance de la place des pères (re)prend toute son importance lorsqu'il s'agit de s'impliquer dans l'éducation des enfants...
Je ne suis donc pas belle-mère (et ne compte pas le devenir un jour), mais j'ai vécu avec plusieurs belles-mères - à des âges très différents - et quelques unes de mes amies sont passées par les difficultés décrites dans l'album. J'y ai retrouvé beaucoup de mon vécu personnel (en tant que belle-fille) et quelques situations entendues ici et là autour de moi. J'ai donc l'impression que Solenn Bardet a réussi à traiter ce sujet sensible avec beaucoup de sincérité et d'intelligence.
Dans Chères marâtres, les autrices s’attachent à déconstruire le stéréotype bien connu de la belle-mère cruelle en explorant son histoire dans la littérature et la culture populaire. L’ouvrage examine comment cette figure, souvent caricaturale dans les contes et les récits familiaux, reflète des constructions sociales et des attentes complexes.
Le point fort de l’album réside dans sa contextualisation et sa dimension visuelle. Le scénario de Solenn Bardet propose des analyses éclairantes et bien documentées, tandis que le dessin de Marion Chancerel apporte légèreté et lisibilité à un sujet qui pourrait sembler austère. Les exemples abondent et sont instructifs, même si certaines explications peuvent sembler répétitives.
Personnellement, je ne suis pas une belle-mère et je n’ai jamais été confrontée directement à ce rôle. La lecture m’a néanmoins paru intéressante : elle offre un aperçu des tensions et des dilemmes liés à ce rôle familial, tout en invitant à réfléchir sur la manière dont nous percevons ceux qui occupent des positions difficiles ou jugées. Ce n’est pas un album fulgurant mais il propose suffisamment de matière pour nourrir la réflexion et questionner certains clichés persistants.
En résumé, Chères marâtres est un album stimulant par sa démarche et ses analyses, même pour les lecteurs extérieurs à l’expérience. Il ne bouleverse pas les certitudes mais éclaire avec nuance un sujet souvent réduit à la caricature.
"Chères Marâtres" aura été la première bonne lecture que j'ai eu en ce début d'année ! Je ne m'étais jamais penché sur la place de la belle-mère dans la société mais ces témoignages m'ont fait prendre conscience de la place ingrate qu'elles pouvaient avoir.
Dans cette bande dessinée aux dessins colorés allant vers l'essentiel, les vécus de ces femmes s'enchainent pour faire prendre conscience aux lecteurs de la réalité de la place de belle-mère. En effet, l'image qu'on en a est souvent celle de la méchante marâtre dans les dessins animés qui nous ont bercé (donc pas la représentation la plus positive de la planète). J'avoue ne jamais avoir vécu la place de belle-mère ni même eu une belle-mère mais j'imaginais un quotidien plutôt simple, loin de me douter de la réalité du terrain. Entre le manque de soutien de certains partenaires, les enfants qui ne mènent pas toujours la vie facile à la nouvelle arrivante et la mère qui ne supporte pas qu'une nouvelle femme rentre dans leur famille, j'avoue que ça me semble être des épreuves difficiles. J'admire énormément les femmes qui se sont lancées dans cette aventure de la belle-famille.
Je trouve ça vraiment super qu'on donne une voix à travers un ouvrage à ces femmes qui n'ont pas l'occasion de parler de leur expérience habituellement.
Qui sont-elles, ces femmes qui décident d’accueillir les enfants d’une autre ? Elles les accueillent souvent uniquement par amour et découvre la difficulté de n’être ni mère officiellement, ni uniquement mère à mi-temps. Pourtant, elle porte leur amour « maternel » au quotidien, dans le vécu de tous les jours, y compris, les jours où ceux-ci sont avec leur propre mère. Solenn Barbet imagine une jeune femme Gwen qui n’a jamais vécu avec un homme. Alors que Samuel lui propose la vie commune, elle s’interroge. Elle décide de réunir huit femmes chez elle. Leur point commun : toutes ont une expérience de mère de substitution doublée d’une amoureuse. De formation ethnologue, Solenn Bardet enquête et donne une dimension sociologique indéniable à son travail. Elle relève des facteurs déterminants et d’autres plus ou moins empêchants, et même invalidants. Marion Chancerel, dessinatrice, donne à son dessin beaucoup de vie. Elle joue avec les couleurs pour donner corps aux différents récits. C’est sa première BD et elle est réussie ! Chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Chères marâtres est une BD pleine d’humanité, construite à partir de témoignages de belles-mères rencontrées en 2018. Le livre montre à quel point leur rôle est complexe, souvent mal compris, et encore marqué par un terme devenu négatif depuis longtemps, alors qu’il n’était pas chargé à l’origine.
Les histoires sont variées : parfois émouvantes, parfois difficiles, parfois lumineuses. J’ai aussi beaucoup aimé le travail sur les couleurs : une palette douce pour le récit principal, et des couleurs distinctes pour les témoignages, ce qui rend la lecture très fluide.
Un très bel album, sincère et pudique. J’aimerais vraiment lire un pendant du point de vue des beaux-pères.