Nine était toute petite quand sa mère, Fiona, a fui sans plus jamais donner de nouvelles. Élevée par un père aimant mais silencieux, elle a grandi avec cette absence et ses questions.
Des années plus tard, alors que Nine est elle-même sur le point d’accueillir son premier enfant, son père meurt. En triant ses affaires, elle découvre des cartes postales que sa mère lui a adressées jusqu’à son adolescence. Pour comprendre qui était cette Écossaise éprise de liberté et d’indépendance, et pourquoi elle l’a abandonnée, Nine décide de partir à la recherche de Fiona, accompagnée de Pia, sa femme enceinte de quelques mois.
De la côte brestoise à l’Écosse, en passant par Londres et les Cévennes, ce roman sensible et haletant mêle les voix de Nine, de Pia et de Fiona. Il met en scène l’ambivalence de l’expérience maternelle et explore la transmission, la filiation ainsi que différentes manières de faire famille.
Pauline Harmange is an author and a feminist, writer of "I Hate Men", the feminist outburst published in 18 languages. She strongly believes that fiction has a crucial role to play in shaping representations.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui a quelque chose de très mélancolique et qui traite de la maternité (et plus largement aussi de la parentalité) sous divers prismes, à travers des personnages tous différents et pourtant tous reliés les uns aux autres.
Etant en plein post-partum, certaines choses m'ont parlé, aussi bien dans l'expérience de la grossesse de Pia que dans la maternité (bien qu'elle soit encore toute jeune en ce qu'il me concerne) et c'était doux-amer à la fois.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance du roman, entre Grande-Bretagne et Bretagne (deux terres que j'affectionne beaucoup), entre joies et peines et même si parfois je ne comprends pas tout des actions des personnages (Fiona en premier lieu, pour ne pas la citer) je les ai tous trouvés plutôt intéressants et attachants - peut-être un petit regret de ne pas avoir trouvé Nine plus attachante, mais passons.
(ah et le roman m'a un peu rappelé Liv Maria de Julia Kerninon, où les femmes sont libres et vivent en Grande Bretagne, entre autres)
Fiona a abandonné sa fille et son compagnon en pleine nuit, sans même se tourner. Des années plus tard, Nine perd à son tour son père subitement. Quand vient le moment de trier les affaires du défunt, Nine et son frère de coeur tombent sur une pile de lettres, toutes provenantes de sa mère. Alors qu'elle se prépare à accueillir un enfant avec sa femme Pia, Nine se met en tête de partir sur les traces de sa mère.
Mon coeur s'est gonflé d'attendrissement pendant toute cette lecture. Il m'est rare de lire des histoires avec des lesbiennes et une grossesse, mais le parcours de Nine et Pia m'a tellement attendrie... À noter que ce livre n'est pas une romance, pourtant la facette de leur relation abordée en second plan était suffisante pour qu'on s'attache à elles.
J'ai d'abord eu du mal avec la narration alternée entre Nine et Fiona, surtout par sa correspondance. À mesure que je rentrais dans l'histoire, je ne pouvais plus poser le livre et il me tardait de reprendre l'autre point de vue, jusqu'à ce que les deux narrations se rencontrent.
Pauline Harmange manie les mots simplement et pourtant de manière si douce. Certains passages m'ont pris à la gorge tant j'étais touchée par la construction des phrases, des mots employés et des métaphores subtiles.
Peut-être mon roman préféré de Pauline Harmange ? J'ai été transportée par l'ambiance, émue par les personnages, touchée par le récit. Il y a une grande complexité dans ces histoires de maternité croisées, et une grande subtilité dans la filiation qui les lie narrativement. On sent par ailleurs que l'écriture de l'autrice mûrit pour le mieux, avec une langue d'une poésie très particulière, très imagée. C'est beau autant pour ce qui se raconte que pour les mots qui racontent.
Je n’arrive pas à le finir, la promesse du livre est super mais la délivrance ne me comble pas. On passe pas assez de temps sur le couple lesbien, super les flashback sur la maman mais je m’en fiche un peu, mais je peux comprendre pourquoi ça plaît et je pense même le conseiller
Voyage doux et plein d’émotions entre le deuil, les révélations, la naissance qui approche. Un concentré d’étapes de la vie très joliement écrit mais qui ne m’a pas touchée plus que ça.
C’est l’histoire croisée de plusieurs femmes liées les unes aux autres. Fiona la mère de Nine qui attend un enfant avec Pia et donc l’ancien conjoint Dan a retrouvé l’amour avec sa voisine Rosa au départ précipité de sa femme. C’est donc aussi l’histoire de Fiona qui abandonne sa fille quand elle a 4 ans.
La première scène de la naissance est très puissante. On sent qu’il se passe énormément de choses autour de ce bébé. Ensuite comme un chant lancinant qui rappelle encore et encore la mort de son père.
Le livre questionne le besoin d’être avec quelqu’un quand on l’aime et la notion de liberté même, et surtout, en couple. Devrait on avoir besoin de l’autre ou simplement envie d’être avec lui ?
Le livre touche toute les manières d’aborder sa maternité. C’est très mélancolique, j’ai parfois trouvé ça pesant.
On retrouve dans le personnage de Fiona celui de la femme forte, qui ne demande pas d’aide et se doit tout réussir par elle elle-même, qui se met une pression d’enfer pour tout réussir jusqu’à s’oublier.
Très touchée par ses mots qui décrivent ce qu’on appelle aujourd’hui une dépression post-partum et dont on ne parle pas assez malgré les ravages qu’elle fait aux femmes et à leur famille par extension. J ai été frappée par la phrase de Fiona qui décrit les attentes de son enfant et le fait qu’elle se sente une « proie » fasse à ses attentes. Ça résonne beaucoup en moi.
Je trouve néanmoins une certaine lâcheté à abandonner son enfant par ce qu’on ne s’en sent pas capable. Et laisser le père tout gérer. Je ne nie pas la difficulté de la situation et la dépression sévère qui peut s’installer. La question douloureuse est de savoir si elle peut rester sans faire vaciller tout son monde. un petit accompagnement psy avant de tout quitter aurait peut être été une bonne idée.
« Si tu me l’avais demandé je serai revenu ». Un peu gonflée et facile de demander ça à sa fille que l’on a fui quand elle n’avait que quatre ans.
Je me rends compte que j’ai du mal à comprendre la mère et la fille et je n’ai pas réussi à me retrouver dans leur personnage. Je n’ai pas été touché par ces personnages, je les ai trouvé froids.
Remarquable. J’ai adoré la fraîcheur de cette histoire, l’autrice écrit extrêmement bien, c’est fluide et instructif. Plein de poésie, mais aussi des petites leçons de vie glissées très subtilement, une description de la nature qui nous enveloppe et des personnages très attachants.
Fiona 🫶🏼 Je te comprends tellement. C’est nécessaire, de parler de la difficulté de la maternité, des désillusions, de la pression sociale. Merci à Pauline de l’avoir fait, avec tant de beauté et de vérité. J’ai adoré que le récit montre que la famille ne se limite pas aux gamètes et au sang, que c’est bien plus grand que ça. Une belle évolution de la littérature qui suit celle de la société.
J’ai adoré ce roman. Je l’ai trouvé très bien écrit. L’autrice ne choisit pas la facilité dans le choix de ses personnages et la manière de traiter son sujet. C’est parfois déroutant, parce qu’on ne peut pas s’empêcher de se demander ce qu’on ferait si on était à leur place, et parfois, on ne ferait pas du tout la même chose. Mais on se laisse embarquer dans cette histoire qui parle de faire famille, de se perdre, de se trouver, de se retrouver, de deuil. Toutes les étapes de la vie et les chamboulements qu’elles amènent.
j ai eu du mal à entrer dans ce livre, son rythme, assez lent et contemplatif, ne collait pas avec le moment où je me lisais. j ai été en revanche très émue de la fin ; qui même si elle m a embarquée au niveau de l émotion, et sans doute en résonnance avec mon histoire personnelle, m a laissée sur ma fin au sens où le personnage de Fiona me semble toujours très égoïste et vaguement antipathique - malgré la dépression post parfum & co, je n arrive pas a être en empathie avec. mais peut être n était ce pas le but. sa façon d aimer me paraît cruelle.
Un très beau livre, porté par une plume douce et poétique. L’autrice manie les mots avec tant de maîtrise, que cela a rendu ma lecture difficile à lâcher. J’ai été traversé par tant d’émotions différentes, d’autant plus que le sujet de la maternité ne me concerne pas personnellement : un vrai tour de force
Malgré tout, je retire une étoile car je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et l’histoire manquait un peu de consistance à mon goût
Je ne m’attendais pas à la bouffée d’émotion qui est montée à la lecture de l’épilogue. Comme toujours, j’ai été subjuguée par la plume de Pauline Harmange, si douce et évocatrice, par la manière dont elle utilise tous les sens pour nous immerger dans le récit.
Loin d’être mon préféré de l’autrice ou alors je l’ai lu au mauvais moment : je crois que je le lis 10 ans trop tard (oui l’enfant va avoir 10 ans 👵👵👵) pour être touchée par les récits de post-partum et peut être trop introspectif pour moi. Chouette galerie de personnages ceci dit
un très très beau récit, puissant, qui évoque les secrets de famille et les femmes qui s'enfuient parce qu'être mère n'est pas inné. j'ai beaucoup apprécié le ton, la forme, l'histoire, notamment parce que j'avais commencé adolescente à écrire un récit quelque peut similaire (la mère qui part pendant l'enfance sans explication, la quête d'un retour, l'enquête, des femmes qui s'aiment). ça a fait du bien à lire. ça a fait du bien à l'âme.