Vive est une enfant dont l’univers se déploie entre les arbres du jardin familial, les essences exotiques que son parfumeur de père rapporte de ses lointains voyages, et les mots nouveaux qu’elle consigne dans son carnet pour apprivoiser le monde qui l’entoure. Mais derrière la douceur apparente se cachent des blessures qui mettront beaucoup de temps à se refermer… "Le palmier" est le roman vrai d’une héroïne qui, comme l’autrice elle-même, fut très tôt confrontée à la beauté de la nature et à la brutalité de certains hommes. Tout à la fois récit initiatique, chronique familiale et fiction autobiographique, ce roman puzzle aux allures d’imagier est aussi une fascinante enquête, intime et poétique, sur les territoires de l’enfance, les pouvoirs de l’imaginaire et l’aventure de l’écriture.
Valentine Goby est née en 1974. En sortant de Sciences Po, elle fait un séjour de 3 ans en Asie (Hanoi et Manille). À son retour en France, en 2002, elle publie aux éditions Gallimard son premier roman, La Note sensible.
4.5 parce que on ne sait pas trop où on va mais sinon c'est absolument magnifique, grâce à son écriture on est embarqué dans un monde d'odeurs de plantes avec cette petite Vive très attachante et une intrigue qui nous mène jusqu'à la fin. très beau livre comme toujours
3.75 je trouve qu'il prend du temps a démarrer et que le début est un peu long sans vraiment savoir où elle veut nous amener. Puis la deuxième partie est vraiment belle et à la fois intriguante. J'ai réussi à me faire embarquer par l'écriture et par le "mystère" qui bouleverse la petite fille.
J’ai aimé cette famille qui habite, je suppose, aux alentours de la ville de Grasse : la mère Annabelle, le fils aîné Dan qui fait de l’escalade, Vive le personnage principal, Aimé le bébé et le père Marco.
Marco recherche partout dans le monde des parfums purs pour l’usine. J’ai aimé que Vive sente ce parfum de l’usine parfois chez elle. J’ai aimé les histoires que raconte Marco à sa fille sur les origines des essences qu’il rapporte. J’ai aimé l’orgue de parfumeur que Vive construit peu à peu.
Ce serait une famille heureuse si Vive, un jour, a peur de dormir seule dans sa chambre. Il faudra l’aide d’une thérapeute pour découvrir l’origine de son traumatisme.
L’élément déclencheur : la coupe du palmier vieux de 150 ans mais malade, rongé par les vers. Il ne restera de lui longtemps que le stipe : la tige ligneuse des plantes arborescentes.
J’ai aimé le jardin de la famille au fil des saisons, le jardinier Fouad qui revient au printemps, la famille éloignée qui débarque pour Noël. Mais j’ai trouvé dommage que Marco ne porte aucun intérêt à celui-ci.
J’ai aimé le cahier de mots de Vive dans lequel elle note tous les mots nouveaux, ses appréhensions pour les mots aux consonnes tranchantes.
J’ai adoré que le mot cigarette ne soit jamais prononcé : la mère allume des FUMER TUE.
J’ai aimé ses questions sur les expressions de la langue française : pourquoi des verres comme des culs de bouteille ? Pourquoi un cadavre exquis ?…
J’ai aimé que le palmier soit l’arbre (même si ce n’est pas un arbre) qui cache la forêt du traumatisme.
J’ai aimé le plume vive et alerte, à l’image du personnage.
L’image que je retiendrai :
Celles des vides que laissent le palmier et les buis, mangés par des vers, et dont les absences résonnent en Vive.
"Ma petite est comme un ruisseau, elle court comme l'eau vive." Et Vive court, court dans le jardin de son enfance. ..Les arbres, les fleurs, les bosquets , les oiseaux, les insectes et les parfums ... parce que l'univers de Vive c'est tout cela avec en fond sonore la chanson de Guy Beart. Vive est un feu follet , toujours en mouvement avec Jujube, sa chienne, sa complice devant l'éternel. Et c'est le drame. Un élagueur est venu décapiter son palmier chéri , les larves l'ont mis à mort. Une tige nue , voilà tout ce qu'il en reste !! Vive s'éteint comme une chandelle trop vite soufflée. Il lui faut sentir la présence de ceux qu'elle aime, se noyer dans les parfums, se nicher dans les bras de sa mère, dans le lit de ses frères et vaincre l'incompréhension coléreuse de son père, de ce Dieu qui voyage de par le monde pour rapporter à l'usine les matières premières indispensables aux nez des parfumeurs. ... Impossible d'échapper à ce roman où les souvenirs de Vive vous happent à chaque instant, où les images de ce jardin vous interpellent , où les parfums vous submergent et surtout où la détresse de Vive vous fait suffoquer... Un roman qui, vous l'aurez compris, ne m'a pas laissée indifférente!! Valentine Goby a affuté sa plume, choisi avec soin ses mots, peaufiné le son et lumière , nous a noyé sous des effluves parfumées et emporté loin, loin dans un imaginaire aussi intemporel que contemporain.
Valentine Goby nous offre une pépite de couleurs, de sons et bien sur d'odeurs que je vous invite à découvrir sans plus attendre.
Quel roman envoûtant !! Il s'agit tout d'abord d'un voyage sensoriel, où les odeurs qui environnent la narratrice imprégnent sa mémoire. Mais cette fillette qui apprend de son père parfumeur la magie des odeurs, avec grand plaisir, va peu à peu développer des troubles du sommeil, et ébranler l'harmonie familiale. Et ce sont les souvenirs olfactifs de cette enfant qui révéleront un événement traumatisant, à l'issue d'un suspense intense. C'est très bien écrit, le lecteur aussi est immergé dans les senteurs qui suscitent des flash-back, et il s'identifie peu à peu à la narratrice, partageant ses expériences et son trouble.
Ouvrir un livre de Valentine Goby c'est embarquer dans un monde grâce à une écriture merveilleuse. De nouveau transportée, ici avec le monde des odeurs, senteurs, parfums. L'enfance, un jardin, un cahier de mots, des flacons pour affronter la réalité indicible, c'est juste magnifique.
J’ai tout de suite été émerveillée par l’écriture et par la façon dont le livre se construit, mais malheureusement, j’ai abandonné vers la 120ᵉ page… Malgré le fait qu’il soit magnifiquement écrit, je m’ennuyais.
J'ai failli me perdre dans ce jardin foisonnant. J'aime beaucoup le style de Valentine Goby, mais là j'avoue que les méandres utilisés avant de cerner son propos m'ont parfois ennuyés et fatigués. Dommage...
Abandon malheureusement au bout de 110 pages :( l’écriture est sublime, mais je n’ai pas réussi à accrocher, je n’ai pas compris où ça allait. Peut être à réessayer ?
J’ai adoré ! Tour d’abord car j’y ai retrouvé beaucoup de souvenirs de ma propre enfance à Grasse (chez nous aussi on a du abattre un palmier et il a laissé un grand vide), et puis les plantes et les parfums! Et aussi pour la plume magnifique, pour Vive, son langage, ses passions et ses secrets. Petit à petit le secret se révèle. Les terreurs de Vive et la fin m’ont beaucoup touchée. Mon livre préféré de l’autrice.
Les mots me manquent pour vous parler de ce magnifique roman. Ce que je peux dire c’est qu’il m’a ébranlé comme rarement un livre l’a fait. L’écriture éclatante et précise de Valentine Goby émerveille à chaque page.