En deuil de sa mère, Léo, vingt-deux ans, se cloître dans leur trois et demie jonché de déchets et d’objets à trier. Alors que son propriétaire multiplie les menaces d’expulsion, Léo cherche du réconfort dans sa relation naissante avec Siam. Mais leur intimité réveille une présence dans l’appartement. Par-delà la mort, Lucie maintient son emprise: ses visages changeants reviennent s’incarner dans les figurines de la Vierge que Léo accumule avec fièvre. Bientôt, les fictions que Léo s’invente allumeront un feu impossible à éteindre. Dans une prose de la démesure, Combustion libre fait le récit d’une fuite en avant sous le signe de la précarité. Un roman urgent où le salut se trouve dans les sacrifices nécessaires pour s’affranchir des murs qui nous ont vu·e naître
Alex Viens remporte la médaille d'or pour sa maitrise du ''Dysfunctional parenting fiction'' québécois. La victoire aux olympiques des déboires du petit peuple.
C'est un roman normal sur le deuil, les débuts d'une relation et la peur de s'ouvrir SAUF POUR LES BOUTS OÙ C'EST FUCKING DU GAZ (LITTÉRALEMENT) PIS ÇA DEVIENT IMPOSSIBLE D'ARRÊTER DE LIRE !
Je n'ai pas aimé autant que son premier. J'ai eu plus de mal à m'attacher au personnage principal et ne me suis pas suffisamment sentie proche des autres. L'intrigue m'a semblé moins cousue, moins claire
C’est très bien écrit, et j’ai bien aimé plusieurs passages, mais je n’ai vraiment pas connecté avec le personnage principal. Donc on dirait que ça nuit à ma lecture. Un personnage en deuil, ayant vécu une codépendance avec sa mère et qui développe un trouble d’accumulation compulsive et un drôle de rapport avec les idoles religieuses. Je ne sais pas, malgré tout, ça se lit quand même bien.
La plume de l’auteur•e nous emmène dans des zones sinistrées, dans des lubies religieuses, dans le malaise et le honteux. C’est sombre comme roman, la passion des vierges m’a profondément malaisée et parfois écœurée lors des fantasmes et du plaisir solitaire. Je n’étais pas prête pour cette histoire. Ce que j’ai le plus aimé c’est les métaphores sur le feu et la genèse.
Pour le reste ça l’a moins collé. Mais le talent de l’auteur•e est indéniable. Je n’aurais aucun mal à le relire.
Alex Viens a vraiment le don de nous présenter des personnages troublés dans des appartements troublants, on ressent tellement la vibe fucké et c’est un point que j’adore tellement de ses romans!
J’ai moins aimé ce livre que son premier, les pénitences, par contre je l’ai tout de même dévoré en une soirée!
On suit Léo qui vit le deuil de sa mère Lucie, avec qui il avait une relation assez particulière
Enfin un livre qui n’aborde pas le deuil d’un parent avec les mêmes clichés constants. Par moment, ça donne un peu le vertige tellement que je pouvais m’identifier aux propos de Léo.
Puis, la tournure des événements était digeste et bien pensée. J’ai beaucoup apprécié. Merci Alex Viens !
J'avais très peu de temps pour la lecture ces dernières semaines et je regardais ce roman avec envie chaque fois qu'il était dans mon champ de vision. Il s'agit d'un bon aperçu de ce que peut être une famille disfonctionnelle vivant dans la misère. Et c'était à la fois étrangement doux?
j’ai (malheureusement) moins accroché à ce deuxième roman d’Alex Viens, quoique certains passages étaient jubilants, humiliants, presqu’ostentatoires; shout-out à la fin, tho, qui est décalissante.
Je ne suis le plus intéressé par les histoires que je qualifierais de "tranche de vie", mais ici c'est une belle exception.
Les différents éléments sont intemporels ou d'actualité (relation maternelle, travail ennuyant et rénoviction) et forment un tout assez accrocheur. Au centre, il y a Léo qui est très sensible et par moments difficile à suivre. Il y a des descriptions éthérées qui contribuent efficacement à lui donner un côté sensible et alambiqué à la fois. Il y a aussi de nombreuses scènes qui jouent sur un malaise très efficace.
Contrairement à un roman tranche de vie qui va finir sur un point relativement ouvert, on a ici une finale choc qui donne beaucoup de sens au reste. C'est très dramatique, mais ça fonctionne très bien pour nous laisser sur une impression plus forte que le corps du roman. J'ai juste un petit regret sur la longueur que je trouve très courte. Ça fonctionne pour la finale choc, mais ça laisse un peu sur sa faim.
Une écriture simple mais qui marche bien avec le sujet et le personnage principal du livre, notamment dans le passage où Léo décrit sa journée à la friperie pour démontrer la monotonie de sa job. J'ai beaucoup aimé l'approche au deuil et aux autres problèmes de la vie. Pas beaucoup aimé les dialogues entre personnages, par contre.
2,5 ⭐️ J’ai adoré son premier roman. J’ai toutefois trouvé complexe la lecture de celui-ci avec toutes les longues descriptions et les références religieuses. J’ai davantage accroché aux moments de dialogues et la genèse.
Le livre se lit vite… trop vite ? L’écriture est belle, cinématographique. C’est bien construit, c’est poétique et une plongée dans ce que veut dire la précarité matérielle et émotionnelle. J’aurai aimé plus de densité... Mais j’attends le prochain, j’adore Alex Viens et iel est important.e pour le Québec.
2.5. Belle plume réfléchie, recherchée. Le malaise était un peu trop présent pour moi lors de certains passages, ce qui veut dire que l’écriture est réussie, mais que je n’étais peut-être pas le meilleur public pour ce roman. :)
J’avais peut-être des attentes trop élevées après avoir été saisie par son premier roman, Les Pénitences. Le thème des familles dysfonctionnelles est encore bien présent dans ce deuxième roman, mais je me suis moins attachée aux personnages et j’ai trouvé certains passages parfois difficiles à suivre.
Une quête de soi surréaliste, un deuil qui prend littéralement toute la place, le tout avec un personnage difficile à aimer et difficile à détester. Une grande réussisse littéraire!
ça se lit bien, mais en même temps j’ai ressenti beaucoup de longueurs. J’ai aimé quelques pages mais sinon je trouvais difficile de s’attacher ou de se rattacher à quelque chose.
Un roman qui joue brillamment avec nos biais. Pendant la lecture, j’étais plutôt mitigée… mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y repenser, et l’histoire a continué de m’habiter. L’autrice entretient un flou volontaire autour du genre et du passé des personnages, et c’est en raccordant les fils qu’on mesure toute l’habileté de l’écriture. L’encombrement et le désordre de Léo, déjà bien imagés, prennent une dimension encore plus saisissante et poignante à travers les mots de Siam. On y sent plusieurs niveaux : les non-dits, les blessures passées, mais aussi des réflexions sur l’éducation, la précarité et la perception de la richesse.
Un roman qui se révèle davantage après l’avoir fermé.
3,5 C’est magnifiquement écrit, mais tout au long, il me manquait quelque chose pour réellement connecter à l’histoire.
La relation entre Léo et Siam, décrite comme fusionnelle, passionnelle comme une maison en flammes, ne m’apparait pourtant que bien secondaire, sans profondeur, comparée aux autres obsessions de Léo.
Cela dit, la fin c’est du feu. J’ai failli mettre 4 étoiles juste pour ce dernier chapitre qu’est la Genèse.
De toute beauté. Un roman qui frappe fort, sur le cycle de l’attachement, du deuil, du vide intérieur, du “hoarding” et de l’addiction. Alex Viens réussit à tisser ces thèmes avec une finesse bouleversante, en y intégrant la crise du logement et la non-binarité de façon fluide, naturelle et évocatrice. Une écriture brute et poétique à la fois, qui laisse place à bcp d’introspection. On vit tous des deuils, et ce, de manière bien différente.