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Challah la danse

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256 pages

Published November 7, 2025

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Dalya Daoud

2 books1 follower

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Community Reviews

5 stars
4 (6%)
4 stars
17 (29%)
3 stars
30 (51%)
2 stars
4 (6%)
1 star
3 (5%)
Displaying 1 - 12 of 12 reviews
Profile Image for eirignis.
232 reviews7 followers
December 3, 2024
je suis un peu déçue :( je comprends l’idée de mettre le lecteur comme un personnage à part entière du village, comme observateur de ce petit monde et de ces voisins mais finalement il y a tant de personnages, tant de lieux différents qu’on a pas trop le temps de s’y attacher. il faut saisir l’ambiance et la critique sociale et capitaliste + que l’histoire en elle-même pour apprécier vraiment le livre je pense
Profile Image for Bérénice.
321 reviews15 followers
October 17, 2024
Livre assez court mais fourmillant de personnages qui, bien qu'ils s'entrecroisent, sont trop nombreux pour que je m'y attache vraiment
Mais cool quand même
Profile Image for malinka.
210 reviews15 followers
August 13, 2024
*SP*

Tout d’abord, j’aimerais souligner la beauté de l’objet-livre. La couverture, la 4e de couv, le ruban : tout est beau. Les recettes à l’intérieur du ruban : détail exquis. Le petit « easter egg » pour l’achevé d’imprimer : idem. Tout est dans le détail.

C’est finalement à l’image de la narration. Les personnages sont tridimensionnels, et surtout si vivants. Comment ne pas s’y attacher avec force ? Les Benbassa, les Amrouche, les Taïeb — pour ne citer qu’eux — sont un peu mes Rougon-Macquart du XXe s. mais avec l’impression de me sentir bien plus proche d’eux, comme s’il s’agissait de ma propre famille.

Pour continuer sur Zola, j’ai l’impression que l’écriture de Dalya Daoud est quasiment naturaliste. Ce n’est pas une écriture plate ou « blanche ». Certainement pas. Il y a des touches fantaisistes par moments. Elle va au plus profond des vies de ses protagonistes et ressort tout. On pourrait commencer la lecture en se disant qu’on est face à un joyeux bazar, mais ça n’en est pas un. Tout est si bien ficelé qu’on a l’impression d’être à mi-chemin entre une telenovela et un documentaire sociologique.

Il y a là de splendides descriptions, mais aussi une dénonciation puissante de l’exploitation, des inégalités sociales agencées aux inégalités raciales. C’est un reflet non-misérabiliste de la condition ouvrière française au siècle passé. Tout est dans son jus, c’est une fresque typique d’une époque si spéciale. Et malgré les passages gris et la dureté des vies des habitant·e·s du lotissement, il y a aussi de la beauté. Ça n’a rien de populiste ou fétichisant. La manière dont Daoud rend constamment compte de la délimitation géographique, qui scinde l’espace social racialisé, en est la preuve. La domination des dominés blancs sur les dominés racisés est consternante mais si réaliste et réelle !

Les accents sociologiques de ce livre ne sont pas grossiers, ni too much. C’est pile ce qu’il faut. Il y a même quelque chose d’assez déroutant à lire des langues populaires sans qu’elles soient esthétisées. Elles existent, elles sont juste là et c’est tout. Elles font partie d’un tout, d’un monde dans lequel nous avons la chance d’entrer le temps de la lecture. Je sais pas, j’ai l’impression que c’est ça finalement la grande littérature qui répare les cœurs de ceux qui sont lassés par les récits de « transfuges » trop embourgeoisés.

Sur la structure : le sectionnement des chapitres est parfait. La lecture est si fluide et agréable. Les bornes chronologiques ambitieuses mais respectées et mises en valeur avec brio. C’était touchant, voire troublant, de constater les effets du temps sur ces dizaines de personnages. Plus particulièrement, voir bébé Bassou devenir un jeune adulte m’a émue et la trahison de Julien à son encontre m’a blessée comme si j’étais la première concernée.

Enfin, ma seule déception (je crois) : la fin. Je l’ai détestée. Non, pas ça et pas à lui. Je sentais que ça venait, j’avais bien compris de quoi il était question dès la confrontation et son issue. Mais non. Je refuse et j’annule cette fin de mon esprit. Merci pour le reste.
50 reviews
November 6, 2025
C'est l'histoire, sous forme de chroniques, d'un village de la banlieue lyonnaise, en pleine évolution, de la fin des années 60 jusqu'aux années 90 : un village avec sa ferme, son usine et son lotissement ouvrier où vivent principalement des "arabes" tels que les appellent les ruraux, des familles venues du Maghreb.

L'autrice nous aide à mieux comprendre ce que fut la vie de ces familles à cette époque, leurs difficultés à vivre leurs différences (sentiments de honte, de ne pas être à sa place, etc), le microcosme que constitue ce lotissement qui alimente les commérages, les jugements, les médisances, les comparaisons des uns par rapport aux autres...et renforce l'honneur à sauvegarder.
De nous donner à vivre de l'intérieur le quotidien de ces familles est excellent.

J'ai aimé les premières chroniques sur l'amitié entre les enfants Julien et Bassou, la prise de conscience chez Bassou, grâce à l'étude en classe de la Révolte des Canuts, de l'injustice sociale et de la dure condition d'ouvrier de son père.
Je me suis ensuite un peu lassée. Je me suis un peu perdue dans les familles ; ces chroniques sont trop courtes pour entrer profondément dans les personnages et s'y attacher, pour s'attarder sur les relations entre le lotissement et le reste du village. J'aurais préféré un roman plus classique (dans le style par exemple de Elena Ferrante). J'ai été gênée par des mots du langage familier, des interventions..., que je ne comprenais pas : un dictionnaire en fin de roman m'aurait été utile.
Rien compris à la dernière page.
Profile Image for mad.
135 reviews3 followers
February 16, 2025
si c’était pas à lire pour le taf, je l’aurais dnf
Profile Image for Sigo.
58 reviews
July 6, 2025
Ce roman est une chronique de la vie quotidienne dans les années 80-90 au Village, un village de la région lyonnaise, et notamment dans le lotissement construit pour loger les ouvriers de l'usine textile, majoritairement d'origine immigrée ( Algérie, Espagne...). On suit sur plusieurs décennies plusieurs familles, les Benbassa, les Taïeb... Les scènes de la vie quotidienne et les personnages sont bien décrits. Ce livre nous fait revivre avec justesse les années 80/90. Les rapports de voisinages donnent lieux à des scènes souvent cocasses. Les relations entre familles, les relations entre les Français et les immigrés / entre les differente classes sociales ( ouvriers, commercants, agriculteurs, etc) teintées de mépris, de rejet, de racisme ou d'envie sont tres bien decrites, de meme que les interactions entre culture d origine et culture françaises. les enfants issues de familles d'origine immigrée construisent leur identité entre ces differentes influences. ce roman est intéressant au niveau sociologique, souvent drôle.
6 reviews
November 13, 2025
Une petite déception
Quelques rares moments chouettes, mais la forme très fragmentée du roman et la multiplication des personnages font que je n'ai réussi à m'attacher à aucun d'entre eux (à l'exception peut-être de Bassou)
Un manque de profondeur dans la description des personnages et de leurs actions, qui fait qu'ils deviennent souvent des caricatures d'eux-mêmes, sans réelle individualité
Je pensais enfin trouver un roman avec des personnages qui me ressemblent, et, au final, je n'ai pas réussi à m'y identifier car ils paraissaient tous être de simples perceptions vu de l'extérieur
Bref, une lecture passable
Profile Image for Lucia Redondo.
128 reviews
November 11, 2024
Même si au début c’est compliqué à suivre du au grand nombre de familles et personnages, rentrer dans se monde socio-culturel très différent du mien fut une expérience drôle et intéressante à la fois.

La fin a été décevant pour moi car je n’ai pas compris ce qu’il se passait dans les dernières pages et cela a donc empêché ma compréhension du sens général du livre.
Je n’ai pas compris ou voulait en venir l’écrivain.e .
66 reviews2 followers
April 2, 2025
Une chronique des années 80-90 dans un lotissement d’un petit village des Monts du Lyonnais où se retrouvent tous les immigrés venus travailler pour une usine de textile, qui finira par fermer ses portes.
C’est tendre, réaliste, très bien décrit, dans un style tout simple mais efficace. Touchant.
Profile Image for evaaile.
128 reviews4 followers
August 10, 2025
Bien aimé la polyphonie mais des fois je capte pas justement à quoi ça sert genre les voix sont pas si différentes et les points de tension pas si intense
Profile Image for Charlotte.
186 reviews3 followers
August 31, 2024
Suite à l’ouverture d’une usine de tissage, de nombreuses familles issues de l’immigration (Algérie, Maroc) s’installent au « Village », petit bled paumé dans la province lyonnaise.
Grâce à la générosité du patron de l’usine, les employés bénéficient d’un logement à bas coût dans un quartier surnommé le « Lotissement ».

Terrain de jeux pour les enfants, lieu d’accords et de désaccords entre voisins, bandes d’ados ayant des problèmes d’ados, spécialités culinaires, danse, débat autour de l’actualité, fêtes de village, mariages arrangés, le Lotissement est un melting-pot de familles avec leurs pratiques, leurs coutumes, leurs habitudes, que leurs voisins apprécient plus ou moins et qui doivent faire les uns avec les autres.

On suit la vie de ces familles depuis l’ouverture de l’usine jusqu’à sa fermeture 35 ans plus tard. On en apprend beaucoup sur la culture arabe, la langue, les accents, les pratiques.
On (re)découvre surtout la période de l’adolescence et de la jeunesse désenchantée vivant dans un lotissement d’une commune rurale lambda.
Personnellement cela m’a rappelé quelques souvenirs…

La question des « Arabes » y est bien entendue citée, leur présence, leur nombre, leur influence, dans une si petite commune. Si une faute est à blâmer, les voisins du Lotissement sont toujours bien servis.

Mektoub, meskine, wallaradim, khnouna, srhol, oukase, hataï, sheitan, amehbult … j’y ai appris des mots arabes jamais entendu auparavant.

J’ai passé un bon moment à lire ce livre que j’ai trouvé très rafraîchissant et très réaliste.
Profile Image for Laurent.
436 reviews4 followers
August 13, 2024
Une écriture parlée et dynamique pour raconter l'histoire d'un lotissement ouvrier de la banlieue Lyonnaise, mais qui ne suffit pas à lier entre eux des chapitres trop disparates et un peu fouillis.
Displaying 1 - 12 of 12 reviews

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