Douceur de la musculation: pour les artistes, les queers, les femmes, les inadaptées, les vieux, les handicapés, les neuroatypiques, les parents, les pauvres, les non-conformes, les dégoûtées du sport
Et si la musculation était une voie vers l'émancipation ?
Et si elle renforçait la confiance, l'autonomie et la liberté ?
Et si la puissance de notre corps se révélait une source de joie ?
Martin Page propose de considérer avec un regard nouveau cette pratique, qui permet de prendre soin de nous et de nos proches, tout en protégeant notre fragilité et notre douceur. La musculation comme laboratoire de résistance, face à ce qui nous blesse et nous oppresse.
French writer Martin Page is the author of the bestselling novel, How I Became Stupid, which won the Euroregional schools’ literature prize, an award given by Belgian, Dutch and German students. His novels have been translated in a dozen languages. He also writes for children (I am an earthquake, Conversation with a chocolate cake…). He is a recipient of the Akademie Schloss Solitude Fellowship. He lives in Paris.
Comme je n'avais pas particulièrement aimé la dernière parution de la collection Soft Touch, je suis partie avec un a priori négatif… mais je dois avouer que c'était sacrément bien, là, pour le coup !
Martin Page m'a rappelé le pouvoir – qui paraît pourtant nul, tant les gourous du développement personnel le rabâchent – du sport, et plus spécifiquement de la musculation.
J’ai tellement, mais tellement, relate à toutes les réflexions sur les liens entre état psychologique et physique. Oui, sans activité sportive, mon cerveau non plus n’est pas fonctionnel. Et parfois, comme l’auteurice, il m’est arrivé de négliger les pratiques sportives et d’oublier l’importance de ce facteur dans ma vie. Bien évidemment, aller à la salle n’empêche pas de tomber en dépression. Mais on peut tirer un tel plaisir à bouger son corps, à le pousser vers ses limites et à les étendre au fil du temps. Pourquoi s’en passer ? Se réapproprier son corps, par l’étirement et le renforcement de ses muscles, ça paraît vain parce que souvent lié à un hobby égocentré et narcissique qui est souvent exercé dans des lieux qui paraissent, à première vue, hostiles. Mais on peut décider de se réapproprier les lieux d’entraînement, d’en créer des nouveaux, d’expérimenter des pratiques horizontales avec des camarades – ou seul·e aussi, de ne pas fréquenter de salle/club et de se trouver un espace à soi, voire chez soi.
Je ne parviens pas à restituer avec assez de justesse la finesse du propos de l’auteurice, mais quelle joie de lire ce manifeste si enthousiaste et qui évite la culpabilisation ! J’ai l’impression (et je compte bien le faire) que je pourrais mettre ce livre entre tellement de mains. Tant de chapitres m’ont fait penser à des personnes dans mon entourage à qui je pourrais souffler cette recommandation livresque.
Un point qui m’a particulièrement parlé : faire de la musculation pour accroître sa masse musculaire, ça permet aussi d’être en capacité d’aider les autres. J’y pense souvent dans ma pratique de sports de combat : pouvoir me défendre et défendre mes proches. Mais j’y pensais peu, voire pas, dans ma pratique de renforcement musculaire : pouvoir épauler, soutenir, assurer, porter, aider mes proches, qu’iels soient âgé·es, handicapé·es, etc.
Le livre porte parfaitement son sous-titre : c’est un essai vibrant et joyeux sur la puissance que l’on peut tirer de l’exercice et de la musculation de son corps, à toutes étapes de la vie et peu importe l’existence que l’on mène. Et ça peut paraître utopique, mais si l’on avait une vraie manière populaire d’envisager la pratique du sport, on pourrait aider tant de gens, y compris à une échelle structurelle. De vraies politiques publiques de l’activité physique, c’est ça aussi qu’il faut défendre.
Merci pour ce rappel qui m’a bien redéterminée en cette rentrée !
Petit essai simple et efficace, quelque peu philosophique que j’ai adoré. Ça replace la musculation en tant que “vrai” sport et surtout comme sport utile pour les aspects de la vie ( porter ses courses, porter son enfant, evitez les problèmes musculaire aux boulots ext). Surtout, c’est un sport pour tout le monde!!
Pas terrible. Mis à part un chouette chapitre sur les corps gros et musclés et les recommendations de lectures a la fin, j'ai trouvé ça très léger en terme de contenu, un recueil de banalités tant sportives que militantes
J’ai beaucoup aimé la manière dont Martin Page décrit sa vision du sport et de la musculation. Cet essai / récit explique comment la musculation peut être utile à toustes et permet de déconstruire l’image préfaite de la société dessus et des mascus en salle.
À partager autour de soi pour les personnes sceptiques à cette discipline. En espérant que le milieu du sport et de la musculation devienne de plus en plus inclusif.
« Ainsi pour moi, les salles de musculation sont des bibliothèques, c’est-à-dire des refuges, des salles d’armes et des cocons, où nous apprenons à lutter contre les forces qui nous contraignent, et à jouer avec. »
"Prendre soin de nous individuellement ne veut pas dire que nous abandonnons le combat pour des soins collectifs. Ça veut dire agir dans l'urgence de nos vies pour ne pas être détruits, et transmettre nos ruses et nos savoirs." (Ch.37)
Je n’arrive pas à comprendre certaines reviews. Iel n’a jamais prétendu vouloir écrire un livre révolutionnaire sur la musculation pour toutes. Je vois ce livre comme une aude à la musculation, une personne qui écrit pour exprimer son amour de cette pratique sportive, y détailler ses pensées qui pour certaines sont les nôtres. Il aurait été intéressant d’avoir une partie plus développée sur les côtés moins attractifs de la musculation. Un livre qui se lit avec légèreté et qui développe un sujet par une voie peu courante et intéressante.
J’ai commencé le sport de manière plus régulière récemment, et lire à propos de la musculation au travers de ce point de vue est très intéressant. Il en effet temps de se réapproprier les espaces sportifs, se réapproprier le soin de soi, et par extension le soin de l’autre.
Ici, Martin Page parle de la musculation comme quelque chose de fondamentalement politique, un acte de résistance à la société, une force émancipatrice, et un acte de soin collectif.
« Je me porte, je soulève mon poids, je pourrais te porter toi. C’est une éthique et une délicatesse. (…) Les muscles sont de la douceur que l’on se prodigue et que l’on prodigue. »
« Notre société est hargneuse et sans pitié. Son rêve est de nous affaiblir et de nous contrôler, et nous n’allons pas obéir. Oh non. Et pour ça, il est temps de comprendre que nous sommes nos propres armes et armures. »
Martin Page signe un court essai où il s'appuie sur sa propre expérience pour proposer et défendre la pratique de la musculation "pour les artistes, les queers, les femmes, les inadaptées, les vieux, les handicapés, les neuroatypiques, les parents, les pauvres, les non-conformes, les dégoûtées du sport". Il le fait dans une démarche émancipatrice et ouvertement politique, et j'ai beaucoup aimé ses réflexions sur le rapport au corps.
Je ne sais pas si je suis suffisamment convaincu pour me mettre dès demain à la musculation, mais si, comme il l'évoque dans un chapitre, Martin Page se décide un jour être devenir "coach", je serai avec joie son premier client !
Pas parfait malgré mes 5 étoiles, un peu léger sur l'aspect technique avec des raccourcis et des affirmations pas toujours juste, mais iel recommande plein de sources et sur et pour tout le reste : ça fait tellement plaisir d'avoir un livre aussi intéligent et progressiste sur la musculation. Je me suis reconnu dans plein de passages, et je suis tellement d'accord avec Martin et ses analyses sociétales et ses désirs pour un monde meilleurs! Merci d'avoir mis tout ça sur le papier dans un style superbe! C'est typiquement un livre que je vais offrir autour de moi car c'est le type de livre qui fait évoluer le monde vers le mieux!
Ce petit livre intéressant parle de beaucoup de choses en lien avec la musculation. Peut-être même trop de choses. L’auteur prend le temps d’expliquer les différentes formes de musculation, les avantages de la musculation, ses aspects sociaux, ses liens avec la culture et les standards de beauté, et son inaccessibilité à certains groupes, parmi d’autres sujets. Composé d’une quarantaine de chapitres, la plupart entre eux d’une longueur de quelques pages, Douceur de la musculation offre une analyse de gauche de la musculation qui touche à plusieurs aspects de cette activité, sans y aller en profondeur. Et cela est très dommage puisque l’auteur a clairement beaucoup de points intéressants qui pourraient être faits mais qui ne le sont pas. Vu qu’en culture populaire, la musculation est associée fortement aux mouvements de droite, parmi eux les mouvements du alt-right et du manosphere une analyse de gauche qui démystifie cette activité est essentielle. Comme introduction, ce livre est correct, mais pour plus de profondeur, il faudra chercher ailleurs. 3/5
« Les occasions de transformation [physiques] sont rares. Elles ont lieu dans l'enfance et dans l'adolescence, puis nous devenons adultes. Alors nos changements seront de l'ordre de la perte : nous perdons de l'agilité, de la vitesse, de la force, de la densité osseuse, des cheveux. Avec la musculation, nous retrouvons la possibilité et la grâce d'une transformation positive et qui nous fait grandir. Nous nous métamorphosons. »
Un essai d’utilité publique, pour comprendre l’importance de prendre soin de son corps en le musclant, sans jamais nier ou minimiser les réalités qui nous éloignent de la pratique de la musculation.
Cet essai, recueil d'expériences et de pensées, est très bien mais par certains aspects inégal.
Certains chapitres ont un goût de trop peu, on a envie d'en savoir plus parce que la thématique abordée est importante/intéressante. D'autres percutent par la justesse des mots et des idées transmis par Martin Page.
Je retiens le message global: la musculation n'est pas réservée aux hommes (blanc) cis et valides, c'est un outil au service de la santé et du bien-être de toustes qu'il faut favoriser
Martin Page revient avec un court essai qui donne à voir la musculation autrement que par le prisme viriliste. Iel nous apporte un regard frais, politisé, inclusif et joyeux de cette pratique. Iel prône la pratique accessible et abordable et surtout sa réappropriation. Iel parle (un peu trop) de sa vie, de sa famille, de sa réalité d'auteurice précaire. De belles réflexions autour du sport et des corps queer, inadaptés, gros, handis. Je fais de la muscu chez moi depuis 3 mois (pour mieux accompagner la périménopause), alors ça m'a parlé forcément :-)
Une lecture douce et fraîche ! Merci Martin pour ces mots intéressants, instructifs et motivants ! J’aurais tellement aimé que soit développé plus en profondeur la séparation entre corps et esprit – qu’il faut éviter – dont tu as parlé dans une itw et qui survient à la fin du livre comme note finale. Un livre à répandre autour de soi pour le bien commun 🫶🏻
Très chouette petit essai, éducatif, original et très bien écrit en chapitres très courts et accessibles, qui montre bien les apports de la muscu contre les stéréotypes et son appropriation par les mascus et la droite. Envie de le prêter à tout le monde
Hyper fan du fond, précieux et nécessaire, qui m'a fait beaucoup de bien ; mais malheureusement moins convaincue par la forme trop fragmentée en très courts chapitres qui donne un sentiment de superficialité.
Un sujet à creuser c'est certain ! Un bon point de départ avec plein d'idées, très intéressantes et nécessaires pour changer notre vision de la salle de sport, un lieu avec un grand potentiel progressiste.
C’était court et super. Je vais m’inscrire à la salle, c’est décidé. Martin Page donne vraiment envie de s’y mettre. En tant que personne minorisée, sa philosophie de la muscu m’a beaucoup parlé. À mettre entre toutes les mains !