Le cinéma d’horreur est le miroir de notre société, de notre imaginaire collectif et des réalités dans lesquelles il prend racine. C’est une soupape de décompression, un sas hermétique dans lequel on peut tout expulser sans risquer de déborder sur les autres. Un divan de psy. Un terrain de jeux. Une catharsis. Un indispensable défouloir. L’horreur, sous forme de fiction, est contenue. Certes, il arrive qu’elle s’immisce dans nos cauchemars, qu’elle se rappelle à nous lorsqu’on cherche à s’endormir, mais on peut rallumer la lumière et intimer à notre imagination de se calmer. Contrairement à l’horreur qui nous entoure au quotidien, on sait où et quand ça va s’arrêter. Quand le générique défile, le cauchemar prend fin. On a compté les morts, on a hurlé, mais on a survécu, c’est terminé ! Ce récit d’apprentissage empli de monstres se double d’une passionnante quête personnelle et d’un plaidoyer passionné pour le cinéma d’horreur.
j'adore les livres qui proposent quelque chose de neuf et libre dans leur racontage, qui prennent la théorie et l'intime et qui s'en foutent de les mélanger et qui ont bien raison car ça va très très bien ensemble, il faut y penser et il faut l'oser de raconter le plus fort de l'intime en le mélangeant à des films vus par le monde entier ou en tout cas un gros bout du monde. il y a des évidences autour de la monstruosité féminine, bien sûr, mais ça va si loin dans le personnel que ça en devient quand même inédit et plus juste que toutes les intuitions théoriques qu'on peut déjà avoir. le genre de livre qui éveille un grand sentiment de gratitude vis-à-vis de la possibilité de l'écrit et de l'édition. je prends toutes ces histoires et je les honore, et je les remercie de nourrir un petit peu la mienne, désormais. merci Taous !
Je reste un peu sur ma faim, j'aurais aimé une bonne centaine de pages supplémentaires pour donner plus d'exemples de films d'horreur. Les différents thèmes sont super intéressants, j'aime l'idée de faire un parallèle entre la vie de l'autrice et son lien avec l'horreur (les monstres qu'on a à la maison, l'adolescence, la maladie, la maternité...) et j'adore globalement le travail de Taous Merakchi, mais j'aurais aimé plus !
On parle globalement de films déjà très connus (Jennifer's body, The Craft, Alien, Hereditary...), j'aurais apprécié avoir plus d'analyses de petites pépites moins connues qui appuyaient les mêmes propos. Je trouve le travail éditorial également un poil bâclé (des répétitions quasi mot à mot à quelques pages d'intervalle, des lettres envolées...).
Un poil déçue, mais j'ai quand même rempli ma watch list pour Halloween.
Essai non académique sur l'horreur, ce que ça représente pour l'autrice et comment ce pan du cinéma l'a aidé à se construire.
Elle partage son amour de l'étrange et de la frayeur cathartique et je dois dire que je partage pas mal de ses références de base (on a presque le même âge) comme The Faculty, le projet Blair Witch ou The Crow qui ont marquées ma vie d'adoe (Les dents de la mer, Le bal des vampires, La mouche, Les oiseaux et Rosemary's Baby ont aussi leurs places particulières pour le contexte de découverte) Puis j'ai eu ma période zombies et après je me suis éloignée de l'horreur pour mieux re-découvrir le genre assez récemment (un peu grâce à Taous d'ailleurs)
J'ai trouvé ça assez intéressant, comme une conversation dans une soirée, de découvrir le point de vue d'une aficionado du genre, je me suis retrouvée dans certaines réflexions, j'ai noté des références qui n'étaient pas encore dans ma watchlist (il y en avait déjà pas mal) et j'ai tout simplement appris beaucoup. Et même peut-être à mieux apprécier les films d'horreur et à réfléchir sur ceux qui seraient le plus pour moi.
Taous Merakchi, ou la femme qui m’a appris à apprivoiser mes peurs. Oui, rien que ça.
Je viens de très très loin dans le domaine de l’horreur et j’ai toujours écarté ce genre, peu importe le degré, le style du film/série. Mais depuis quelques années, notamment grâce à Taous et à mon ex (oui parfois ils ont du bon), j’ai découvert des portes d’entrées plus accessibles, plus douces, j’ai même redécouvert des films de ma jeunesse et j’ai plongé dans l’horreur tête baissée.
C’est principalement cela que reflète Monstrueuse. Chacun•e y trouve son compte, qu’on soit novice ou expert•e. La prose vivace de Taous, entrecoupée d’anecdotes, de questionnements et de réflexions m’a fait énormément de bien et m’a permis de mettre des mots sur ce genre qui m’évoque un vampire aussi attirant qu’effrayant.
Aujourd’hui je peux le dire, j’aime l’horreur. J’aime le gore, j’aime le suspense (a un certain degré), j’aime l’étrangeté, j’aime les monstres (a un certain degré également).
« Alors que l’on assiste à la montée fulgurante du fascisme et au retour en force des esthétiques dites « traditionnelles », de la pureté déguisée en retour aux sources, des camaïeux de beige et d’écru aux tendances flippantes comme les trad wives, la clean girl aesthetic, j’en passe et des meilleures, se salir devient salvateur. Mettre les mains dans le cambouis, regarder le mal en face, laisser s’exprimer nos émotions les moins photogéniques, se rappeler que nos corps ne sont pas des objets de décoration mais des organismes vivants aux fonctions et aux excrétions multiples, c’est une forme de rébellion. »
Moi il y a un mois “bon j’en ai marre de me forcer à voir des trucs gore juste parce que c’est du beau cinema j’arrête” Moi après ce livre “alors j’ai 15 nouveaux films d’horreurs dans ma watch list et en fait l’horreur c’est pas que ce que j’aime pas hihi” 🤩
Même si je suis un peu moins attachée à l’écriture parfois "trop" personnelle et même si les anecdotes de vie de l’auteure prennent peut-être un peu trop de place par rapport à ce que j’attendais de cette lecture, j’ai adoré ses analyses de films et des différents ingredients de l’horreur ainsi que les liens établis avec des problématiques réelles. J’ai aimé retrouver des titres connus et découvrir d’autres titres inconnus et juste pour ça, ça reste une très belle lecture accessible aux convaincus comme à un plus grand public 🙂
3.5 cetait super et jai une liste de films de zinzin a regarder maintenant (d'ailleurs jai deja regardé ginger snaps cetait trop bien) mais jai eu un peu de mal avec l’écriture
C'était une chouette lecture, en vrai ! Ça m'a permis de toucher du doigt une passion que je n'ai pas et que je n'aurai sans doute jamais. Je me suis même, curieusement, identifié-e à certains moments. Certaines choses font plus sens, d'autres toujours pas mais c'est ok, je pense. Une part de moi regrettera toujours de ne pas aimer le cinéma d'horreur, tant c'est lié à l'histoire queer. Mais je suis d'accord avec l'autrice lorsqu'elle dit qu'on peut toustes trouver notre niche dans ce vaste genre cinématographique. Et j'ai beaucoup apprécié certains films du genre. Mais bon, voilà, tant pis.
Pas entièrement convaincue (ni par la façon d'écrire ni par tout ce qui a été avancé), mais c'est ok.
En tout cas, ce livre aborde des sujets intéressants et c'est agréable de laisser son esprit vagabonder et discuter dessus. C'était pas ma meilleure lecture, mais je ne regrette pas. Et, surtout, j'aime avoir pu lire une fraction de ce que mes proches pensent/ressentent pour ce genre de films.
L'horreur, de manière générale, c'est un genre qui surtout au cinéma, m’a toujours fascinée. Mais durant mon adolescence, je m’en suis détournée. Lire cet essai, ça a vraiment été une réconciliation avec mon enfant intérieur. Les monstres m’ont toujours parlé, et c’était tellement réconfortant de voir quelqu’un débordant d’amour pour ce genre, au point d’en écrire un essai.
L’autrice aborde plusieurs dimensions qui construisent l’horreur, mais aussi sa portée politique, sa définition, et à quel point les films d’horreur sont le reflet de certaines réalités et problématiques sociales. Elle passant par tout les monstres : vampire, alien, loup garou, sorcière, tueur en série et body horror. Dans sont texte elle mélange l’horreur et sont experience de la féminité, de l’adolescence, de la religion, et plein d'autre thématiques. Et par-dessus tout, elle met au centre l’effet cathartique de l’horreur.
Elle fait un tour très large du sujet, mais honnêtement, j’ai l’impression qu’il y a encore mille autres choses à dire dessus.
Ça a heal quelque chose en moi d’entendre quelqu’un vanter les mérites de ce genre, et ça m’a redonné encore plus envie d’y plonger. A la fin, elle rend hommage à son genre préféré en listant des films qui ont marqué sa vision de l’horreur et donne une superbe liste de recommandations que je vais m’empresser de regarder.
Une analyse mi-sociétale mi-personnelle des films d'horreur et des monstres qui y figurent, passionnant du début à la fin, qui fait l'effet d'un gros câlin à celleux qui se sentent pas à l'aise dans le moule "normie".
Et puis c'est aussi un catalogue de films d'horreurs cultes, récents ou non, que je vais me faire un plaisir de visionner petit à petit !
Overall a great collection! I love reading how horror impacts people's lives, though I will say there are a few chapters where it felt like some of the film analysis fell to the wayside.
Pas convaincue par tous les arguments ni par l’écriture to be honest, par contre j’ai vraiment aimé lire un récit si direct et transparent sur les raisons d’aimer l’horreur, sur ce qui fait du bien dans ce genre de contenu, sur l’attrait pour la monstruosité. Sur ce point je me suis sentie comprise, et comme ce sont des choses que j’ai toujours du mal à m’expliquer moi-même ça tombait bien !
3,5 Quand je l'ai commencé j'ai trouvé que ça avait du mal à démarrer : - trop personnel, mais en même temps trop en surface, ou en tout cas superficiel - des paragraphes qui s'étirent, avec des phrases et mots assez pauvres, plusieurs répétitions... fait un peu bâclé - figure du monstre expliquée comme si on était des gosses - pas assez de réf aux films d'horreur (en tant que fan, c'est ce que j'attendais) et encore moins de films horreurs + de niche.
PUIS après quelques chapitres j'ai commencé à vraiment apprécier ce que je lisais, et enfin j'ai fini par le dévorer. J'ai fini par me reconnaître dans ses lignes, et puis je me suis plongée dans son ambiance feutrée, dans sa manière d'analyser les films d'horreurs. Oui le genre horrifique est extrêmement vaste et tout le monde peut trouver son compte ! Oui des teens movies horrifiques peuvent être des plaisirs coupables mais peuvent aussi avoir un intérêt et des métaphores très intéressantes ! Son passage sur le body horror et son parallèle à tous les changements du corps qu'une femme peut traverser (puberté, grossesse, maladie...) a été vraiment mon préféré.
J'ai refait ma watchlist de petits films doudous, et elle m'a donné envie de remater The Craft.
J’ai aimé Monstrueuse pour ce qu’il est : un essai autobiographique sincère, féministe et plein d’amour pour le cinéma d’horreur. Taous Merakchi y explore son rapport à la peur, à la foi, à son père, à la maternité, et à cette passion souvent mal comprise pour l’horreur. Mais la fan de monstres et de littérature gothique/horreur que je suis en attendait plus : moins d’introspection, plus de monstres, de mythes, de références au genre littéraire aussi... J’aimerais tellement qu’elle en fasse un podcast façon Mortel : quelques épisodes pour vulgariser, inviter des fans/pro du cinéma, parler de l'utilisation de la symbolique religieuse, de la littérature horrifique, faire parler un psy des ressorts émotionnels liés au fait de regarder des films d'horreur (surtout sur ce qui est dit à propos de l'angoisse qui me semble très juste)… Monstrueuse, version audio ? Je signe direct. 🖤
Bon j’étais sûre d'adorer avant même d'avoir ouvert le bouquin, déjà parce que je voue un culte (satanique évidemment) à Taous Merakchi, ensuite parce qu’un livre entier dédié à la place du film d’horreur dans nos sociétés et dans nos vies (de femmes, notamment !) c’est tout ce que je veux chaque jour qui passe dans ce monde en fait ?! "Fuir la violence en s’exposant à des images violentes peut sembler contradictoire, mais ça répond à une logique qui parle à des millions de personnes : l'horreur, sous forme de fiction, ça se contrôle. On sait quand ça commence et on sait quand ça va s'arrêter. Quand le générique défile et que les lumières s'allument, le cauchemar prend fin. On a survécu, on a gagné, c’est terminé. " 💜
Taous Merakchi nous prend par la main pour nous faire découvrir avec beaucoup d'amour et de passion son univers favori : les films d'horreur. Mais il n'est pas uniquement question d'une revue du genre cinématographique mais bien d'une analyse sociologique de ce dernier, notamment comme moyen d'expression cathartique, principalement pour les groupes minorisés. L'autrice redonne ses lettres de noblesse à cet art souvent sous-estimé, soulignant son importance ainsi que le sentiment de communauté qu'il procure.
J’ai vraiment adoré car c’est comme une conversation avec une grande sœur ! L’autrice nous emmène dans son intimité et nous explique comment ce genre l’a aidée à se construire à chaque étape de sa vie, de l’enfance à la maternité. C’est un essai vraiment très prenant, qui nous secoue, nous bouleverse et nous retourne les tripes ! Si vous avez encore du mal à comprendre l’intérêt des films d’horreur, cet essai est une bonne porte d’entrée ! Et si vous voulez, comme moi, entretenir votre attrait pour ce genre, cette lecture est aussi faite pour vous 😉
Un essai très personnel sur le lien de l'autrice aux films d'horreur, ancré dans son vécu, aux sources de son amour du genre. Cela offre beaucoup de pistes de réflexion, de points communs (et de divergences) où peuvent se retrouver les amateurs.
Je découvre petit à petit les films d’horreur et ce livre fut un très bon guide pour accompagner ces premiers pas ! J’ai noté pleins de recommandations et j’ai hâte de poursuivre mon exploration !