En ces temps tragiques,quel est le pouvoir des mots ? Qu’est-ce qu’il reste aux écrivains et aux poètes ? Ils ne sauvent pas des vies mais ils perpétuent la mémoire, ils mettent des mots sur l’injustice que vit le peuple palestinien et rappellent notre pouvoir à nous les peuples, qui n’accepteront pas l’inacceptable. Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie. Les enfants palestiniens méritent la vie et le droit de rêver, il n’y a pas d’humanité à deux vitesses. Le texte d’Alain d’Amasio m’a énormément marquée parce qu’il part de la source de toute vie et imagine quelle pourrait être la réparation pour tous ces enfants à qui les colons refusent le statut même d’humanité. Une lecture indispensable et nécessaire dans ce monde chaotique et à l’amnésie inquiétante. « Si les droits humains, la morale ont un sens, Gaza est l’endroit où ces valeurs doivent subsister ou mourir. Car si le monde peut nous regarder disparaître sans rien faire, rien de ce qu’il prétend défendre n’est réel. » Nour Elassy. « Si je devais être une chose semblable à la nature, après avoir été un arbre, je serais une mer - vaste et franche, dans le silence comme dans le cri. » Fatima Hassouna, tuée par l’armée israélienne le 16 avril 2025, homicide volontaire de sa joie, juste après la sélection de son film à Cannes réalisé avec Sepideh Farsi.