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Lequel de nous portera l'autre ?
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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
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September 12, 2026Je suis mitigée. Le contenu des carnets de Léonce Delaunoy permet de vivre la guerre aux côtés d'un jeune séminariste belge (chose rare dans la littérature de guerre francophone il me semble) et sa relation avec Herman Schiltz est très belle (en tout cas ce qu'on en comprend).
Mais qui a demandé à Violaine Lison de tout commenter ? Personne. Son enquête autour des carnets et des objets est très intéressante. En revanche, ses envolées lyriques dans lesquelles elle tutoie Léonce pour lui parler ou pour poser des questions parfois peu pertinentes n'ont pas vraiment leur place dans ce livre. Ce n'était sans doute pas son intention mais elle donne l'impression de vouloir tirer la couverture vers elle et de prouver qu'elle aussi sait écrire. Ce qui est le cas. Mais ce n'est pas le moment d'étaler ses qualités rédactionnelles.
Mais qui a demandé à Violaine Lison de tout commenter ? Personne. Son enquête autour des carnets et des objets est très intéressante. En revanche, ses envolées lyriques dans lesquelles elle tutoie Léonce pour lui parler ou pour poser des questions parfois peu pertinentes n'ont pas vraiment leur place dans ce livre. Ce n'était sans doute pas son intention mais elle donne l'impression de vouloir tirer la couverture vers elle et de prouver qu'elle aussi sait écrire. Ce qui est le cas. Mais ce n'est pas le moment d'étaler ses qualités rédactionnelles.
January 27, 2026
violaine lison, votre travail et votre sensibilité sont merveilleux
October 5, 2026
Un livre sur la Première Guerre mondiale, ça n’a rien de bien original. Le sujet a déjà été abordé à de nombreuses reprises. Que peut-on encore bien écrire sur cette période ? N’y a-t-il pas une infinité d’autres sujets à explorer en littérature ?
C’est ce que je me suis dit lorsque j’ai eu entre les mains le livre de Violaine Lison. J’avoue avoir commencé ma lecture avec une petite pointe d’agacement...
Et pourtant, je me suis rapidement laissée emporter par ce récit polyphonique : d’un côté la voix de Violaine Lison, autrice contemporaine, et de l’autre, celle d’un jeune homme envoyé au front comme brancardier.
Il y a d’abord ce fameux thème de la guerre. Bien que maintes fois abordé, il reste malheureusement d’actualité. La formule « La Der des Ders » semble définitivement résonner dans le vide, dans un monde où les guerres, proches comme lointaines, continuent de s'enchaîner et font encore entendre leurs bombes.
Mais ici, j’ai surtout été happée par cette réflexion sur la nécessité d’écrire, même lorsque tout autour de nous s’effondre. L’écriture semble alors pour certains non seulement un moyen de garder contact avec ceux qui sont loin, mais aussi une façon de s’émerveiller encore devant les quelques beautés du monde, même si le chaos règne.
Au-delà de ce qui a été écrit, le récit interroge également le poids des mots. Le travail de scribe, notamment, peut influer sur le choix des mots et sur leur transmission. En tant que lecteurs du XXI siècle, nous n’avons pas face à nous le texte original, mais bien le résultat d’ une succession de choix : ce qu’on décide d’écrire, ce qu’on préfère taire, ce qu’on souhaite transmettre mais qui finalement ne sera pas conservé…
Il y a enfin cette frustration de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre. Cette sensation désagréable de n’effleurer qu’un pan de la réalité. Dans une société où (presque) tout peut nous parvenir en un rien de temps, être confronté à un récit lacunaire nous rappelle que, parfois, il faut aussi accepter de ne pas savoir.
Je referme ce roman remplie d’émotions fortes et de nombreuses interrogations : après notre mort, que restera-t-il de nous dans la mémoire de nos proches ? Que choisiront-ils de conserver pour honorer notre mémoire ? Quels non-dits finiront par tomber dans l’oubli ?
C’est ce que je me suis dit lorsque j’ai eu entre les mains le livre de Violaine Lison. J’avoue avoir commencé ma lecture avec une petite pointe d’agacement...
Et pourtant, je me suis rapidement laissée emporter par ce récit polyphonique : d’un côté la voix de Violaine Lison, autrice contemporaine, et de l’autre, celle d’un jeune homme envoyé au front comme brancardier.
Il y a d’abord ce fameux thème de la guerre. Bien que maintes fois abordé, il reste malheureusement d’actualité. La formule « La Der des Ders » semble définitivement résonner dans le vide, dans un monde où les guerres, proches comme lointaines, continuent de s'enchaîner et font encore entendre leurs bombes.
Mais ici, j’ai surtout été happée par cette réflexion sur la nécessité d’écrire, même lorsque tout autour de nous s’effondre. L’écriture semble alors pour certains non seulement un moyen de garder contact avec ceux qui sont loin, mais aussi une façon de s’émerveiller encore devant les quelques beautés du monde, même si le chaos règne.
Au-delà de ce qui a été écrit, le récit interroge également le poids des mots. Le travail de scribe, notamment, peut influer sur le choix des mots et sur leur transmission. En tant que lecteurs du XXI siècle, nous n’avons pas face à nous le texte original, mais bien le résultat d’ une succession de choix : ce qu’on décide d’écrire, ce qu’on préfère taire, ce qu’on souhaite transmettre mais qui finalement ne sera pas conservé…
Il y a enfin cette frustration de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre. Cette sensation désagréable de n’effleurer qu’un pan de la réalité. Dans une société où (presque) tout peut nous parvenir en un rien de temps, être confronté à un récit lacunaire nous rappelle que, parfois, il faut aussi accepter de ne pas savoir.
Je referme ce roman remplie d’émotions fortes et de nombreuses interrogations : après notre mort, que restera-t-il de nous dans la mémoire de nos proches ? Que choisiront-ils de conserver pour honorer notre mémoire ? Quels non-dits finiront par tomber dans l’oubli ?
March 29, 2026
Magistral.
Un très beau livre, passionnant et bouleversant, entre carnets de guerre, de terre, d'âmes.
Léonce Delaunoy nous offre un regard poétique sur quatre années de vie. Malgré la dureté d'un conflit pourtant bien connu, ses écrits originaux relatent avec sensibilité ses pensées et le monde qui l'entoure: une nature plus que réaliste, le quotidien des tranchées, sa famille, ses amitiés, l'humanité, la déshumanisation... Sous la plume de Violaine Lison, le récit de Léonce se révèle tout en justesse et avec une douceur remarquable. Ses propres découvertes guident le lecteur tout au long du livre et réveillent des archives endormies.
Un magnifique duo de plumes, qui se marient parfaitement.
Une belle découverte d'une autrice belge.
"Comme les épaisses forêts, les mots laissent passer la lumière. Surtout quand elle flamboie."
Un très beau livre, passionnant et bouleversant, entre carnets de guerre, de terre, d'âmes.
Léonce Delaunoy nous offre un regard poétique sur quatre années de vie. Malgré la dureté d'un conflit pourtant bien connu, ses écrits originaux relatent avec sensibilité ses pensées et le monde qui l'entoure: une nature plus que réaliste, le quotidien des tranchées, sa famille, ses amitiés, l'humanité, la déshumanisation... Sous la plume de Violaine Lison, le récit de Léonce se révèle tout en justesse et avec une douceur remarquable. Ses propres découvertes guident le lecteur tout au long du livre et réveillent des archives endormies.
Un magnifique duo de plumes, qui se marient parfaitement.
Une belle découverte d'une autrice belge.
"Comme les épaisses forêts, les mots laissent passer la lumière. Surtout quand elle flamboie."
September 11, 2026
Violaine Lison raconte sa “rencontre” avec Léonce, brancardier originaire du Tournaisis pendant la Première Guerre mondiale. Une histoire en deux temps, entre 14-18 et aujourd’hui, à la fois poétique et émouvante. Magnifique!
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October 25, 2025Très belle lecture, tragique aussi quand on se replonge dans la vie d'un jeune homme tout à fait conscient de l'absurdité de cette guerre inutile...
January 29, 2026
Ce livre est éblouissant, d’une simplicité et d’une beauté touchante, retraçant les années de guerre d’un jeune soldat à partir de carnets manuscrits qu’il a laissé.
February 14, 2026
C'est une petite merveille que je vous propose de découvrir, un livre magnifique qui nous fait connaître la courte vie de Léonce Delaunoy, jeune séminariste, brancardier durant la Première Guerre Mondiale.
Léonce a vingt ans lorsqu'il est réquisitionné comme brancardier. Il va vivre l'horreur, l'enfer, la peur, côtoyer la mort, vivre la solitude sans armes pour finalement être emporté par un éclat d'obus quelques jours avant la fin de la guerre, le 15/10/1918.
Ce qui est touchant et incroyable c'est la manière dont Léonce est arrivé à nous pour y trouver une place dans nos cœurs, car croyez-moi après la lecture il restera gravé au plus profond de vous.
Violaine Lison reçoit en 2014 des carnets de guerre de la part du petit-neveu de Paul Nackart. Elle en commence la lecture, la retranscription (un travail de longue haleine) , elle est frappée par la beauté de l'écriture poétique, la sensibilité de l'auteur pour la nature, une véritable plume d'écrivain .
" Trouver la beauté dans l'immonde. Dire l'immonde avec beauté "
Violaine se rend compte d'éléments qui clochent et que Paul Nackart n'est que le copiste des carnets de Léonce Delaunoy. Elle enquête auprès de sa famille, se rend à Ostiches et recevra les carnets originaux de Léonce et toute une série d'objets se trouvant en photo à la fin du livre.
Très vite elle se rend compte que des passages n'ont pas été retranscrits. Pourquoi ? Par pudeur ? Pour cacher sa colère contre les autorités? Ou parce que trop intime parlant d'une amitié amoureuse ?
Et puis, il y a un grand mouchoir militaire plié en seize avec un nom et une adresse, un certain Herman habitant au Havre.
Patiemment avec tous ces éléments, Violaine va tisser des liens, entremêler sa plume à celle de Léonce pour le faire revivre plus d'un siècle après sa mort et lui donner une nouvelle vie de papier. Ce livre est juste sublime, lisez-le, il est en lice pour le prix des librairies indépendantes.
Une petite merveille, un immense coup de cœur .
https://nathavh49.blogspot.com/2026/0...
Léonce a vingt ans lorsqu'il est réquisitionné comme brancardier. Il va vivre l'horreur, l'enfer, la peur, côtoyer la mort, vivre la solitude sans armes pour finalement être emporté par un éclat d'obus quelques jours avant la fin de la guerre, le 15/10/1918.
Ce qui est touchant et incroyable c'est la manière dont Léonce est arrivé à nous pour y trouver une place dans nos cœurs, car croyez-moi après la lecture il restera gravé au plus profond de vous.
Violaine Lison reçoit en 2014 des carnets de guerre de la part du petit-neveu de Paul Nackart. Elle en commence la lecture, la retranscription (un travail de longue haleine) , elle est frappée par la beauté de l'écriture poétique, la sensibilité de l'auteur pour la nature, une véritable plume d'écrivain .
" Trouver la beauté dans l'immonde. Dire l'immonde avec beauté "
Violaine se rend compte d'éléments qui clochent et que Paul Nackart n'est que le copiste des carnets de Léonce Delaunoy. Elle enquête auprès de sa famille, se rend à Ostiches et recevra les carnets originaux de Léonce et toute une série d'objets se trouvant en photo à la fin du livre.
Très vite elle se rend compte que des passages n'ont pas été retranscrits. Pourquoi ? Par pudeur ? Pour cacher sa colère contre les autorités? Ou parce que trop intime parlant d'une amitié amoureuse ?
Et puis, il y a un grand mouchoir militaire plié en seize avec un nom et une adresse, un certain Herman habitant au Havre.
Patiemment avec tous ces éléments, Violaine va tisser des liens, entremêler sa plume à celle de Léonce pour le faire revivre plus d'un siècle après sa mort et lui donner une nouvelle vie de papier. Ce livre est juste sublime, lisez-le, il est en lice pour le prix des librairies indépendantes.
Une petite merveille, un immense coup de cœur .
https://nathavh49.blogspot.com/2026/0...
Displaying 1 - 9 of 9 reviews








