« Mon prénom, c’est la frontière entre la nuit et le jour, je suis la marge. Aurora. J’attends l’aube couchée dans mon lit, les yeux clos. Nous passons trop de temps en position verticale, la tête en haut, les pieds par terre, les épaules courbées, et nos jambes doivent soutenir le tout. Quand je m’allonge, ma langue et mes pensées s’allongent à l’intérieur de moi, mes mots dévient de leur route habituelle, du nord au sud, ils se font plus lents et plus imprévisibles. Certaines histoires ne se racontent qu’à l’horizontale, et je pourrais les écouter comme ça, les yeux clos. Dormir, en revanche, c’est une autre affaire, dormir me terrorise. »
Depuis que son amoureux l’a quittée, Aurora ne dort plus : et si, dans son sommeil, elle oubliait de respirer ? Installée à Marseille par hasard, sans enfant ni projet, elle a des amis, mais aucun but. Le jour, elle enseigne sa langue maternelle, l’italien, à des élèves d’âges et d’horizons variés. Épuisée par les insomnies, elle sent peu à peu la frontière entre songe et réalité se troubler. Au centre du sommeil de l’hôpital où elle consulte, elle dérobe sur un coup de folie des DVD contenant les enregistrements du sommeil de trois patients : Ismaël, un garçon aux jambes agitées, André, un marin narcoleptique, et Marius, un vieux luthier qui vit ses rêves éveillé. Dès lors, Aurora n’a plus qu’un souhait : les rencontrer.
« Mon prénom, c’est la frontière entre la nuit et le jour, je suis la marge. Aurora. J’attends l’aube couchée dans mon lit, les yeux clos. Nous passons trop de temps en position verticale, la tête en haut, les pieds par terre, les épaules courbées, et nos jambes doivent soutenir le tout. Quand je m’allonge, ma langue et mes pensées s’allongent à l’intérieur de moi, mes mots dévient de leur route habituelle, du nord au sud, ils se font plus lents et plus imprévisibles. Certaines histoires ne se racontent qu’à l’horizontale, et je pourrais les écouter comme ça, les yeux clos. Dormir, en revanche, c’est une autre affaire, dormir me terrorise. »
Depuis que son amoureux l’a quittée, Aurora ne dort plus : et si, dans son sommeil, elle oubliait de respirer ? Installée à Marseille par hasard, sans enfant ni projet, elle a des amis, mais aucun but. Le jour, elle enseigne sa langue maternelle, l’italien, à des élèves d’âges et d’horizons variés. Épuisée par les insomnies, elle sent peu à peu la frontière entre songe et réalité se troubler. Au centre du sommeil de l’hôpital où elle consulte, elle dérobe sur un coup de folie des DVD contenant les enregistrements du sommeil de trois patients : Ismaël, un garçon aux jambes agitées, André, un marin narcoleptique, et Marius, un vieux luthier qui vit ses rêves éveillé. Dès lors, Aurora n’a plus qu’un souhait : les rencontrer. -------
Dormir... Un besoin naturel qui peut s'apparenter à un supplice pour certains. Je ne suis pas insomniaque même si cela m'arrive de faire quelques nuits blanches. Disons plutôt que mon repos nocturne est saccadé et que Madame la Lune a beaucoup d'influences sur mon voyage vers Morphée.
Le sujet m'interpellant et grâce à un SP organisé par LA BELLE ETOILE - HACHETTE FICTIONS (que je remercie grandement), je n'ai pas hésité à parcourir le roman de l'auteure italienne Arianna Cecconi qui aborde cette thématique de l'insomnie. Dans ce livre, nous suivons Aurora souffrant de troubles insomniaques, une femme émotionnellement perdue qui va, sur un geste insensé et dans le mensonge le plus complet, s'immisser dans la vie de trois patients du centre du sommeil qu'elle fréquente. S'en suivra une cascade de situations complexes et incongrues entre ces protagonistes. Mais comment Aurora va-t-elle se sortir de cet imbroglio?
J'ai été charmé de découvrir cette jeune femme fragile et attachante. Les autres personnages n'en restent pas moins empathiques et apportent à cette histoire une dimension très humaine. Arianna nous embarque dans un récit, avec une plume fluide et poétique, qui sent bon l'entraide, le partage tout en mettant l'accent sur ces fléaux que sont la solitude et la maladie.
J'ai également énormément apprécié de plonger dans l'ambiance si chaleureuse et vivante de Marseille. La ville de la Bonne Mère est un réel personnage à elle-seule et nous donne envie de s'y rendre pour se balader au gré de ses rues et de la Canebière.
LA RONDE DES INSOMNIAQUES est un roman surprenant, entre le vrai et le rêve, où les parcours de ses personnages si touchants ne vous laisseront pas de glace. Un livre lumineux, aux accents italiens et méditerranéens, emplis de bons sentiments qui attise à se ruer vers une autre histoire d'Arianna Cecconi