Des poèmes enflammés qui redonnent au paysage un peu de sa lumière Après des générations de parole incendiée et de vies envolées comme feuilles au vent, la poussière retombe sur les branches dénudées du grand frêne, non loin de la rivière Wolastoq. Puisant dans ses racines, la poète rassemble ce qui lui a été transmis de colère et d’espoir pour déconstruire les stéréotypes et dénoncer les injustices qui subsistent malgré des efforts de réconciliation souvent maladroits. Jessica Gagnon signe ici un premier recueil sans concession où la langue nous en fait voir de toutes les couleurs, redonnant au paysage un peu de sa lumière.
Jessica Gagnon is a sociologist of higher education whose research is primarily focused on inequalities and social justice in higher education, especially underrepresented students’ experiences. She is a Senior Research Fellow in the School of Education and Sociology at the University of Portsmouth.
Je suis bien content d'avoir acheté ce recueil au Pow-Wow de Cacouna. D'une part, parce que c'est un très bon premier recueil autochtone et d'autre part, parce que ça commence bien ma première journée de travail. C'est plein de drôlerie et d'irrévérence que seule une parole neuve et encore bien aiguisée peu avoir.
Je vais assurément suivre ce travail
" j'habite une maison Pas le wigwam que tu penses Pas le tipi que tu t'imagines Je conduis une voiture Pas le canot que tu crois Pas les chevaux que tu aimerais Je parle au téléphone Pas en smoke signals
Je ne vis pas dans le passé Tu devrais essayer ça"