Lorsque Vivian arrive au village pour ouvrir une librairie, chacun y va de son commentaire : pourquoi choisir ce coin charmant mais désert, où l’on préfère les rumeurs aux page-turners ?
Pour le savoir, il faudra repasser. Vivian a un talent assez relatif pour la discussion. Et pour les conseils. À vrai dire, il aurait préféré ne plus jamais avoir affaire à un livre. Mais quand il s’est retrouvé malgré lui avec des centaines d’ouvrages sur les bras, il s’est juré de les vendre jusqu’au dernier.
Le plus vite sera le mieux. Alors Vivian a un plan qui repose sur de vieux carnets, un peu d’improvisation et le moins d’interactions sociales possible. Qu’importe si une ado avide de lecture campe près du comptoir. Qu’importe si un gentil retraité vient chaque jour troquer une part de gâteau de riz contre un peu de compagnie. Le plan de Vivian est infaillible.
Jusqu’à ce que l’histoire qu’il fuyait depuis toujours revienne réclamer sa fin.
Je sais que je suis généreuse avec les notes, mais je maintiens les 5 étoiles pour un grand plaisir de lecture sans façons, plein de tendresse et d'humour. Je suis "Le libraire se cache" sur Instagram et j'aime énormément son humour, ses petites notes sur ses clients, ses coups de coeur en BD voire en romans, c'est pour quoi j'ai voulu lire ce roman. Vivian (le libraire) m'a beaucoup plu, à la fois coincé et farelu, je me suis pas mal retrouvée en lui. Les villageois finissent par former pour lui comme une famille de coeur, avec Robert (vieux monsieur qui ne lit jamais), Alice (ado passionnée par les bouquins qui squatte la boutique) et d'autres personnages hauts en couleur. Quand on parle de famille de coeur dans les feel good contemporains, je trouve souvent ça assez cliché. Dans ce livre, c'est passé comme une lettre à la poste. L'humour a beaucoup aidé. Cette histoire de libraire sans expérience qui ouvre une boutique dans un village pour se débarrasser de livres m'a bien accrochée et s'est lue rapidement. Derrière l'humour, on trouve également le thème plus grave du deuil, histoire d'équilibrer. Ce qui a fait tiquer plusieurs lecteurs/trices était le motif qui fait que Vivian déteste les livres, mais en tenant compte de son âge à l'époque, de sa personnalité et de son entourage, je n'ai pas trouvé ça si surprenant. Quoiqu'il en soit, j'ai beaucoup aimé ce livre qui m'a fait passer un excellent moment et quand je l'ai rendu à la bibliothèque, il était déjà réservé par quelqu'un d'autre :)
Une histoire douce et tendre que j'ai beaucoup appréciée. Le livre évoque le plaisir de la lecture et la volonté de transmettre cette passion à travers un héros un peu à l'ouest mais terriblement attachant. De l'humour à travers les pages qui passe très bien et ne semble jamais forcé. Le seul petit défaut dans la construction est la raison pour laquelle le héros s'est éloigné de la lecture, qui m'a semblé un peu faible. Mais globalement c'était vraiment un bon livre qui donne envie de découvrir encore plus d'histoires. Le même flow que "Le passeur de livres"
J'ai connu "Le libraire se cache" sur feu Twitter et j'étais particulièrement friande de ses anecdotes, et surtout, de la manière dont il les racontait. Aussi, j'avais très envie de retrouver sa plume, sur un format plus long, et dans le champ de fiction.
Vivian est un libraire et un narrateur qui garde jalousement ses histoires et ses secrets, et il nous faudra être patient pour découvrir ce qu'il garde pour lui. Il y a quelque chose de poétique dans cette histoire, une espèce de fragilité enfantine qui m'a émue, avec ce jeune homme qui semble être hors du temps, qui semble terriblement solitaire (sans toutefois s'en plaindre) mais qui va peu à peu s'ouvrir aux autres.
Ce roman respire la tendresse, la bienveillance, avec un petit côté maladresse foutraque et cabossée, la solidarité des petits villages à travers l'histoire de Vivian, ce mystérieux libraire fraîchement installé dans un petit village paumé.
Ce roman, c'est aussi une histoire de transmission, une manière de (se) dire la chose par l'intermédiaire des livres, une histoire pleine de pudeur, de petits moments suspendus.
J'y ai retrouvé ce ton que j'aimais tant dans les tweets du Libraire se cache, et je lui souhaite une belle carrière d'écrivain, s'il lui prenait l'envie de rempiler pour un autre roman (car il a également sorti une BD, que je l'ai pas lue). Une bien jolie lecture !
J'aime beaucoup les micro chroniques que fait l'auteur sur Instagram et j'attendais donc beaucoup de ce roman. Je n'y ai pas trouvé mon compte, la causticité habituelle dans l'humour était beaucoup moins présente, sans vouloir spoiler, l'événement déclencheur de la phobie livresque était un peu léger ou alors pas suffisamment bien décrit emmotionnellement, le dénouement attendu. Enfin , bref , une lecture en demi teinte
Franchement, ce roman ne pouvait que me plaire : pour une fois que l’un des personnages, répondant au doux prénom d’Alice, n’engage pas la conversation avec des lapins qui arrivent toujours en retard, ou n’est pas une âme torturée qui essaie, tant bien que mal, de mener de front vie personnelle et professionnelle, s’occupant de deux enfants adolescents après que son mari l’a quittée pour une écervelée bien plus jeune que lui, sans parler du tueur en série qui guette dans les fourrés…
Vivian arrive dans un petit village pour ouvrir une librairie. Bon, jusque-là, rien de plus normal, voire de plus louable : apporter la littérature à ces habitants souvent oubliés des grandes villes, quelle bonne idée ! Cela me fait penser à ces camions qui, autrefois, sillonnaient les marchés, proposant des livres d’occasion, où l’on pouvait même échanger trois livres lus contre un « nouveau ». Mais je m’égare.
Lorsque l’on parle de libraire, me vient en tête une image : celle d’une personne affable, ravie de partager sa passion avec d’autres lecteurs, prolifiques ou amateurs, et de leur conseiller des livres selon leurs goûts ou leurs envies. Eh bien, Vivian, c’est tout le contraire ! Pour commencer, ses rayonnages n’obéissent à aucun critère : des inspecteurs râleurs côtoient des chiens-loups sans prendre ombrage. Et si un client a la malheureuse idée de lui demander conseil, sa réponse fuse : euh… hmmm !
Le pire, messieurs-dames, parce que, oui, il y a pire qu’un haussement d’épaules désabusé : Vivian n’aime pas les livres ! Je sais, je sais, c’est épouvantable ; j’en ai même fait des cauchemars.
Heureusement, vous vous en doutez bien, Alice et toute sa clique vont (re)donner envie de lire à notre libraire singulier. Ouf !
Bref, un roman dit 𝒻𝑒𝑒𝓁-𝑔𝑜𝑜𝒹 qui m’a fait sourire, et même rire – la faute aux commentaires entre parenthèses qui ponctuent le récit –, et larmoyer. Et, titre couleur cerise sur la couverture, ce livre fait référence à l’un de mes romans de jeunesse qui m’a le plus marqué, ℒ𝒶 𝒞𝒾𝒸𝒶𝓉𝓇𝒾𝒸𝑒, de Bruce Lowery. J’en parlais encore la semaine dernière à l’une d’entre vous…
Une vie peut-elle basculer à cause de chaussettes dépareillées ? Eh bien apparemment oui. Vivian arrive dans un petit village et s'y installe en tant que libraire. Son secret ? Il déteste les livres ! Il ne connaît personne ici, mais bien vite il devient un membre presque incontournable de ce petit monde. Mais nous ce que l'on veut savoir, c'est pourquoi il n'aime pas les livres ; d'ailleurs il garde bien le secret : personne ici ne doit le savoir ! Vous imaginez ! Avoir enfin une librairie, mais tenue par quelqu'un qui n'aime pas les livres ?! Bref. Parallèlement à l'évolution de Vivian dans ce village, à ses rencontres, à son apprentissage en sociabilisation (parce qu'il est un peu comme moi Vivian (sauf que moi j'aime les livres) : je suis une libraire qui a du mal à interagir facilement avec les gens), nous le suivons aussi plus jeune, à 11 ans, lorsqu'il était en CM2 et qu'il vivait avec sa mère. Et tout a commencé à cause d'une paire de chaussettes dépareillées, d'une photo de classe et d'une fillette sur un banc... C'est une jolie histoire sur les traumatismes de l'enfance, ceux qui font sourire les adultes--qu'ils prennent pour des broutilles--mais qui orientent inexorablement votre psyché et par là même votre vie. Il faut ensuite trouver le déclic pour s'en défaire, mais là où il est, Vivian le trouvera-t-il ? On retrouve bien sûr l'humour du Libraire se cache, celui de ses anecdotes sur Instagram, cette façon cocasse et mignonne à la fois de raconter les choses.
Trouvé par hasard (comme tant d'autres) dans les nouveautés de la bibliothèque, j'ai aimé me plonger dans ce roman feel good sans prétention et plein d'humour tendre, même si ça ne sera sans doute pas ma lecture la plus marquante de l'année.
Mais un livre qui parle de livres, c'est toujours un petit plaisir, même si le libraire de cette histoire semble être fâché avec les livres (et j'ai trouvé sa raison un peu trop légère, mais mes yeux d'adulte jugent peut-être sévèrement ce qui est décrit comme un traumatisme d'enfance après tout...). Les personnages qui gravitent autour de lui dans ce petit village dans lequel il s'est installé sont charmants (même si j'aurais aimé les connaître un peu plus, je trouve qu'on ne sait pas grand chose sur Marie Anne par exemple) et j'ai bien aimé découvrir l'histoire de Vivian et de sa maman, dans sa jeunesse (mais aussi après).
C'était tendre, imparfait mais captivant à sa manière, une chouette lecture légère qui met du baume au cœur - il en faut, de temps en temps !
Eh bah je ne m’attendais pas à finir en larmes sur ce bouquin spécifiquement. Le style est un peu atypique, part dans tous les sens (à la manière d’un enchaînement de pensées — ce qui qualifie bien la manière d’être du narrateur et personnage principal) et je crois que c’est ce qui permet de se lier à lui de cette manière : ça rend authentique à la lecture. On se croirait un peu dans sa tête. Une lecture facile, qui coule toute seule, dans laquelle on n’a pas de mal à se plonger et qui ne demande aucun effort pour y retourner. On découvre Vivian qui se découvre au fur et à mesure de son plan, qui, au détour du comptoir de sa librairie et de ces livres qui reçoivent de nouveaux propriétaires, apprend à se lier, à s’ouvrir, aux autres et à leurs histoires. Bottom line : j’ai envie d’ouvrir ma librairie.
Un roman à lire au coin de feu , une tasse de chocolat chaud et un plaid pour savourer la tendre histoire que nous raconte le libraire se cache . On y retrouve sa plume , son ton jovial et sa manière de nous inclure dans ses rencontres et ses histoires. Car il y a beaucoup de lui dans ce libraire solitaire, un peu timide bien que terriblement touchant . Il y à beaucoup de ses clients dans ses personnages qu’il nous conte avec une émotion particulièrement touchante . Au final on en ressort ému et heureux d’avoir lu cette histoire certes naïve pour beaucoup d’adultes mais ô combien importante. Très hâte de lire son prochain ouvrage.-
3,5 ⭐ Lorsque l'auteur a annoncé la sortie de ce roman sur ses réseaux, j'étais sceptique bien que j'adore son contenu en ligne. Le titre et le résumé m'ont convaincu de le lire. Mais finalement, je n'ai pas accroché plus que ça, j'ai trouvé le suspens un peu trop poussé pour pas grand chose. En revanche j'ai aimé les valeurs mises en avant dans ce récit. En résumé, le fond est intéressant mais la forme était un peu simple. Ça reste tout de même un bon roman de vacances, feel good et facile à lire.
Alors pour me faire pleurer dans un bus avec d'autres gens faut le faire monsieur. Un récit brillamment mené, dès le début j'étais happée, d'abord par curiosité ensuite grâce au récit lui-même. Alice mon bebou, Robert aussi je l'aime trop hihi. Bref je regrette pas cette achat.
Début intéressant, quelques longueurs, puis dénouement de l'histoire dans les 100 dernières pages. Finalement, ça valait le coup! Lecture légère et agréable.
Vraiment top de chez top ! Lecture hyper fluide, une manière d’écrire très moderne! L’histoire entraînante et qui donne envie de lire la suite (même si on s’en doutait ahah) ! J’adore les livres sur les librairies. Ça me réconforte autant qu’aller à la bibliothèque ou dans une librairie !