U Klarinu trbuhu mračno je i zapanjujuće djelo koje potresa do srži. Riječ je o beskompromisnoj i uznemirujuće lucidnoj studiji intimnosti, ranjivosti i vjerske opresije čija se radnja zbiva u austrijskom gradiću Braunau na Innu na izmaku devetnaestog stoljeća. Klara, glavna protagonistica, živi u incestuoznom braku s ujakom Aloïsom, u odnosu prepunom grubosti, nasilja i fanatične pobožnosti koji rezultira rođenjem „čudovišta“ koje će obilježiti povijest. Potpuno podređena Ujakovoj dominaciji Klara se tijekom trudnoće suočava s halucinantnim vizijama budućnosti koje prožimaju slike neizrecivih zločina. Devet mjeseci njezine agonije isprepleteni su osjećajem krivnje, nemoći, ali i majčinske ljubavi prema nerođenu djetetu.
Régis Jauffret, ingeniozan majstor unutarnjeg monologa i radikalne introspekcije, vodi čitatelja kroz labirint Klarinih misli i osjećaja. Svojim osebujnim stilom i kirurškom preciznošću stvara roman koji pulsira kao živo tkivo — djelo koje se istodobno čita kao ispovijed, optužnica i ljubavno pismo. Nemilosrdna proza koji ne ostavlja prostora za bijeg – samo za suočavanje.
Régis Jauffret is the author of numerous novels, including "Universe, Universe" (2003) for which he was awarded the "Prix Décember" and "Insane Asylum" (2005) for which he won the "Prix Femina". In 2007, his book "Microfictions" was awarded the "Prix France Culture / Telerama" and the grand prize of black humor Forneret Xavier.
Régis Jauffret est l’auteur de plusieurs romans, dont Histoire d’amour, Clémence Picot, Fragments de la vie des gens, Univers, univers, prix Décembre 2003, Asiles de fous, prix Femina 2005, Microfictions, prix France Culture-Télérama 2007, et Lacrimosa (2008). Il a également publié une pièce de théâtre, Les gouttes.
Je referme ce livre après l’avoir lu (quasiment) d’une traite, et je ne sais pas quoi en penser. Car je l’ai terminé. Car je n’ai pas pu le lâcher. Ce n’est pas que je l’ai aimé, mais j’étais comme prisonnière des pages, de la vie et des pensées de Klara. De son obsession pour les mots.
C'était laborieux, je suis contente de l'avoir fini ! Le sujet était pourtant original et intéressant. Ce roman décrit la grossesse de la mère d'Hitler, sans que ce dernier ne soit jamais nommé. On y suit les pensées d'une pauvre femme heureuse d'être mère mais qui passe le livre à culpabiliser sur la moindre de ses actions et la moindre de ses pensées, et qui se torture l'esprit en permanence. Ce qui ressort le plus de cette œuvre c'est la peur. Peur de Dieu, peur de l'avenir, peur de l'oncle, peur de la sœur, peur des hommes, peur des institutions de la vie. La prédominance de la religion, la torture infligée par l'abbé qui traite cette pauvre femme comme un monstre voué à l'enfer sur le point d'enfanter un démon rendent le tout assez lourd et dur à lire. Les pensées de Klara sont régulièrement coupées par des divagations en style libre, en partie prémonitoires sur la Shoah, mais dans un enchaînement de phrases avec peu de rapport les unes avec les autres sans aucune ponctuation. Cela aurait pu être intéressant en terme de style, mais j'ai trouvé le résultat très désagréable, et j'ai lu en diagonale certains de ses passages. J'aurais voulu aimer ce livre, mais plus ma lecture avançait et moins ça a été le cas.
Régis Jauffret a le don de s’intéresser au pire. Au pire du pire, aux saletés et à la merde. Claustria m’avait choqué et retourné. Là encore, il s’attaque a un indicible.
Enfin… il ne s’y atèle pas directement. Cette fois-ci il s’y prend par la bande, il remonte plus loin pour voir à l’origine des pires travers et (les psy tous en cœur approuveront), quel coupable plus facile et évident que la mère ?
Mais, Régis ne cède pas à la facilité. Si c’est bien dans le ventre de Klara que grandit le futur génocidaire, c’est plus de l’entourage dont il est sujet. Bondieuserie, clergé culpabilisateur, mari abusif et manipulateur (et un peu consanguin…), isolement et rabaissement systématique…
De quoi devenir fou et…
Un livre dans un milieu sale et puant. Terreau fertile pour annoncer pire encore
Le livre est marquant, parfois difficile à lire tellement il y a de violence de la part de l'oncle, de la société de l'époque, et de la part de Klara envers elle-même (slutshaming permanent, religion poussée à l'extrême, violence physique et verbale).
Les passages sans ponctuation (visions prémonitoires de la shoah) m'ont dérouté au début car je ne comprenais pas ces paragraphes. Puis, j'ai accepté de ne pas comprendre l'incompréhensible, l'innommable. Ces lignes m'ont glacé le sang au fur et à mesure que j'avançais.
Il est sûr que ce livre est bien écrit, néanmoins le parti prit d'un point de vue interne donnant accès à l'intime de la protagoniste, ainsi que la dureté du sujet ont rendu ma lecture très éprouvante car chargée d'émotions (indignation, colère, épouvante, dégoût...)
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